Dermatologie et Esthétique

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lundi, 24 novembre 2014

AVOIR UNE BELLE PEAU GRACE A L’ALIMENTATION (2) : LES BONS REFLEXES AU QUOTIDIEN ET LES ALIMENTS A PRIVILEGIER

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Je ne reviendrai pas sur la nécessité de manger quotidiennement des fruits et légumes diversifiés, la plupart d’entre vous a déjà bien intégré cette donnée. Le but de ce billet est de pouvoir replacer au quotidien les aliments qui posent problème.

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lundi, 4 juin 2012

ACNE : DE L’IMPORTANCE DE L’EDUCATION DANS UNE PATHOLOGIE CHRONIQUE

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Fut un temps où les dermatologues disaient à leur jeunes patients que l’acné allait passer après l’adolescence ou après une première grossesse…Las, nombre d’entre vous, et vous êtes majoritairement des femmes, ont bien compris que prendre de l’âge ne réglait pas tout leurs problèmes (pire, les rides côtoient les boutons !).

En effet, jusqu’à 40-50% des femmes occidentales ont de l’acné; et l’impact sur la qualité de vie est énorme, quel que soit le nombre des lésions. Et cette pathologie, très complexe et non totalement comprise ne fait, est parfois désespérante.
Alors, comme dans toutes les pathologies chroniques de la peau (eczéma, rosacée…), outre les médicaments prescrits par les dermatologues, les efforts faits au quotidien par le patient sont déterminants pour contrôler la maladie. D’où l’importance de l’éducation du patient, mais la consultation surchargée de dermato ne laisse malheureusement pas toujours le temps pour les longs discours. Peut-être devrions nous envisager dans des structures hospitalières des « écoles » de l’acné , comme il existe des « écoles » de l’asthme, de l’eczéma ou du diabète…

En attendant, voici ce que tout acnéique devrait garder en tête pour diminuer l’intensité de son acné.

  • Chez les femmes, le mode de contraception doit tenir compte du terrain acnéique : on évitera donc les stérilets Miréna à la progestérone), et les pilules contenant un progestatif avec la syllabe « nor », qui tous deux peuvent aggraver l’acné. Il faut donc mentionner votre antécédent d’acné à votre gynécologue.
  • Le tabac doit être arrêté ou réduit, ce qui réduira également les lésions rétentionnelles (points noirs, pores dilatés, grains de milium)
  • Il faut résister à la tentation de trop bronzer (ou pire, de faire des UV !): le soleil améliore transitoirement les lésions, mais l’acné rebondira à l’arrêt des expositions, et on ne peut pas conseiller les UV réguliers car cela peut engendrer des cancers de peau.
  • Il faut autant que possible éviter l’alimentation industrielle : emballages plastiques, boites de conserve, conservateurs, graisses saturées, junk-food, chips, sucreries, charcuteries…sont autant d’aliments qui contiennent des substances inductrices d’acné.
  • De même, vous éviterez les laitages industriels (les vaches sont gavées d’hormones, je pense que vous le savez…) ou alors vous les choisirez bio.
  • Par ailleurs, une maladie chronique nécessite un suivi chronique donc régulier. Il arrive que l’on tâtonne au début pour trouver le bon traitement, il arrive que les résultats ne surviennent pas assez rapidement…Mais c’est comme cela dans toutes les pathologies de longue durée. Les diabétiques ne changent pas de diabétologue tous les 3 mois si la glycémie n’est pas parfaite. Alors pourquoi les acnéiques changent-ils aussi souvent de praticien ? Simplement parce que personne ne leur a expliqué la nature de leur pathologie, sa chronicité, son caractère rebelle et désespérant parfois.
  • Il faut également savoir accepter la survenue de poussées sans maudire la Terre entière : vous avez une maladie chronique, dont l’évolution se fera inévitablement avec des rémissions et des poussées. D’où la nécessité de maintenir des traitements de fond, durant plusieurs mois ou années…
  • Enfin, vous devez savoir adapter votre traitement. Hormis les antibiotiques, les autres traitements locaux peuvent nécessiter des applications espacées. Si votre peau est irritée, il faut réduire les quantités et les fréquences d’application, et avoir une bonne crème hydratante (voir en parapharmacie) en compensation. Il faut aussi avoir en tête le nom des traitements que vous n’auriez pas du tout supporté. Dernière chose, il faut savoir anticiper : il existe des poussées d’acné déclenchées par le printemps ou le retour des grandes vacances, ou par le stress professionnel. Il ne faut donc pas attendre pour intensifier les traitements si vous savez que vous arrivez à une période à risque.


Tout ceci se gère évidemment conjointement avec votre dermatologue, votre interlocuteur privilégié, qui adaptera le traitement à l’état de votre peau à chaque consultation (impossible de faire cela par téléphone), après avoir passé un accord tacite avec vous: il ou elle s’engagera à vous soigner de la meilleure façon, en accord avec les données actuelles de la médecine, mais vous devez de votre côté accepter le suivi, et les efforts de régularité dans le traitement.

Tableau : Suzanne Valadon, Autoportrait

lundi, 5 septembre 2011

LE REGIME ALIMENTAIRE INFLUENCE-T-IL L’ACNE ?

regime alimentaire

Tout d’abord soyons clairs, sur ce sujet très controversé, rien n’est clairement tranché ! Mais au niveau individuel, chaque patient vu en consultation peut répondre en ce qui concerne son acné, ce qui est confirmé par des études démontrant que les patients acnéiques ont la sensation que le régime alimentaire peut influencer la survenue des lésions.

Concernant les études scientifiques réalisées sur de larges cohortes de patients, les résultats divergent…Jusqu’en 2005, le lien entre nourriture et acné n’était pas établi.

Plusieurs études récentes viennent relancer le débat. Certaines mettent en évidence que l’occidentalisation de l’alimentation (soda, bœuf, produits laitiers, aliments issus de l’industrie) chez les peuples migrants est associée à une plus grande prévalence de l’acné, comme par exemple chez les Inuits canadiens.

D’autre part, la consommation de lait de vache (qu’il soit entier ou écrémé) plus de trois fois par jour est associée à une acné plus importante chez les adolescents dans différentes études. L’hypothèse avancée est que les hormones contenues dans le lait de vache sont en cause.

Les aliments à index glycémique élevés sont également pointés du doigt. Là encore, dans les populations en consommant peu, on retrouve peu d’acné. L’explication résiderait dans la chaine de réactions hormonales déclenchées par l’apport de sucres, qui influencent également le fonctionnement des cellules de la peau mises en jeu dans la survenue des lésions d’acné.

De même la consommation d’acides gras saturés favorise les lésions d’acné, par le biais notamment de la modification de la composition du sébum.. En revanche, aucun lien statistiquement solide ni reproductible ne sort avec le chocolat, qu’on se rassure donc !

En conclusion, il apparait donc que certains aliments influencent la survenue de l’acné. Mais cette maladie, considérée maintenant comme une maladie cutanée chronique multifactorielle, évolue sous l’influence de différents facteurs internes et environnementaux et on ne peut pas réduire la physiopathologie de l’acné à une simple relation de cause à effets avec l’alimentation occidentale moderne.

Source : Ferdowsian HR. Does diet really affect acne ? Skin Therapy Lett. 2010;15(3):1.

Lien : http://www.medscape.com/viewarticle/722953

lundi, 1 juin 2009

QUE FAIRE EN CAS DE CHUTE DE CHEVEUX ?

Une chute de cheveux saisonnière s'observe classiquement au printemps et en automne. Elle est modérée, mais parfois accentuée par la fatigue, le stress, des carences alimentaires et vitaminiques accumulées durant l'hiver…

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