Dermatologie et Esthétique

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Lasers et Radio Fréquence

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vendredi, 26 juin 2015

10 questions sur le détatouage laser

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Les lasers peuvent faire disparaitre certains tatouages. Voici les réponses à vos questions les plus fréquentes.

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vendredi, 15 mai 2015

Les technologies fractionnelles dans le traitement des ridules

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Les lasers et radiofréquences fractionnés sont souvent proposés dans le traitement des ridules. Que peut-on en attendre dans cette indication et comment choisir le bon appareil ?

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lundi, 9 décembre 2013

LE LASER DANS LE TRAITEMENT DE L’ACNE ACTIVE : CE QU’IL FAUT SAVOIR

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Bien qu’elles soient minoritaires, les patientes qui me posent la question de l’intérêt des lasers dans la prise en charge de l’acné active (pas des cicatrices) sont régulières, ce post pourra peut-être les aider à y voir clair face aux informations qui trainent sur le net.

Tout d’abord, il ne faut pas faire preuve de naïveté : les lasers sont des outils très utiles en dermatologie, mais ce ne sont pas des baguettes magiques, et leur coût d’achat et de maintenance limitent leur utilisation à grande échelle ou dans le temps pour un patient donné. Nombreux sont les confrères qui pratiquent leur spécialité comme une activité commerciale, notamment aux Etats-Unis où la législation n’est par ailleurs pas la même en matière de publicité, et qui vous promettent la fin du cauchemar de l’acné avec leur petite lumière rouge ou bleue.

Objectivement, les publications concernant l’intérêt des photothérapies dans l’acné active sont nombreuses et anciennes, solides et prometteuses. Elles concernent principalement les lasers infra-rouges, et les LED bleues et rouges. Mais différentes raisons limitent le recours à ces traitements et il faut d’abord assimiler ce qui suit avant d’envisager de vous faire traiter au laser:

  • Si les lasers ou les thérapies lumineuses ont un intérêt dans la prise en charge de l’acné, il le sont rarement seuls, on les préfère souvent en association avec un traitement médicamenteux tout simplement car les résultats sont meilleurs ainsi.
  • Les photothérapies de l’acné peuvent réellement aider lorsque les autres traitements de l’acné n’ont pas fonctionné.
  • Mais les résultats sont variables d’un patients à l’autre ; difficile donc de prévoir si l’investissement sera rentabilisé. La plupart des patients note toutefois une amélioration sur la composante inflammatoire de leur acné (kystes et gros boutons rouges).
  • Pour obtenir des résultats, il faut plusieurs traitements par semaine, durant plusieurs semaines. Ces traitements ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale, ils sont généralement couteux puisque l’équipement nécessaire est couteux.
  • L’amélioration qui suit persiste plusieurs semaines, mais l’acné tend à rechuter. L’utilisation de soins anti-acné est donc conseillée en relai.
  • Comme lors de tout traitement laser, des effets secondaires sont possibles, ils doivent vous être exposés, de même que le devis, lors d’une première consultation. Certains lasers sont franchement douloureux et peuvent nécessiter l’utilisation de crème anesthésiante : n’hésitez pas à poser la question à votre dermatologue, de même que celle du surcout que cela engendre concrètement.
  • Si vous souhaitez tester le laser sur votre acné, cela doit démarrer par une discussion avec votre dermatologue : selon le type d’acné, vos antécédents, votre mode de vie…, le laser peut présenter un intérêt…ou pas.
  • Globalement, un bon candidat au laser est une personne : avec une acné inflammatoire, ayant fait le tour des traitements conventionnels sans succès, à l’emploi du temps souple et financièrement à l’aise.


Pour ma part, comme la majorité des confrères en cabinet, j’ai fait le choix de ne pas m’équiper spécifiquement d’appareil anti-acné du fait de leur coût prohibitif pour les patients, et de leur faible intérêt par rapport aux thérapeutiques conventionnelles. Je ne conteste cependant pas leur utilité dans des cas très particuliers. L’avenir sera certainement à la multiplication des thérapies lumineuses pour l’acné, avec on l’espère, des coûts de traitements enfin plus abordables.

lundi, 28 octobre 2013

UNE NOUVELLE APPROCHE DE TRAITEMENT COMBINANT RADIOFREQUENCE FRACTIONNE ET ULTRASONS DANS LES VERGETURES

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Le traitement des vergetures fait l’objet de publications régulières, principalement avec des lasers, car ces appareils représentent actuellement la meilleure solution pour atténuer ces lésions. Une étude de cette année présente les résultats obtenus en associant trois techniques connues pour être efficaces sur le relâchement et l’atrophie cutanée : la radiofréquence (RF) fractionnée ablative et les ultrasons, combinés à l’application de crème à la vitamine A acide.

Dans cette étude, les vergetures blanches atrophiques ont été traitées comme suit chez une petite cohorte de 16 femmes volontaires :

  • 8 ont été traitées par une procédure en trois temps : RF fractionnée ablative, application de trétinoïne à 0,05 en crème sur la peau, puis réalisation d’ultrasons afin de majorer la pénétration de la crème dans la peau.
  • 8 autres patientes ont été traitées par radiofréquence seule.

En termes de résultats, les patientes du premier groupe ont vu leurs vergetures s’atténuer visiblement, avec peu d’effets secondaires et un taux de satisfaction élevé ; alors que les patientes du deuxième groupe ont eu des résultats moins probants, quatre d’entre elles n’ayant noté aucune amélioration.
Les conclusions que l’on peut tirer de cette étude pour la pratique courante au cabinet sont les suivantes :

  • La radiofréquence seule, même ablative, n’est toujours pas un traitement convaincant des vergetures anciennes, on lui préfèrera donc le laser CO2 fractionné pour lequel les publications sont plus probantes.
  • L’utilisation de trétinoïne en crème au décours immédiat de la séance de laser fractionné semble être une piste à explorer.
  • Il est nécessaire de poursuivre les études en divisant les patientes en deux autres groupes : laser fractionné + tretinoïne + ultrasons versus laser fractionné + trétinoïne car le bénéfice des ultrasons n’a pas été spécifiquement évlaué dans cette étude. Or l’adjonction d’une étape supplémentaire représente un coût pour le patient en pratique, et cet investissement doit être suivi de résultats.


Le traitement des vergetures reste donc un défi en dermatologie. L’association de différentes techniques semble être une voie prometteuse afin d’accroitre les résultats, notamment avec la possibilité d’utiliser les puits créés par les technologies ablatives fractionnées afin de véhiculer profondément dans la peau des actifs traitants, comme la trétinoïne.

Mais comme d’habitude, la faible valeur statistique des études et le manque de rigueur dans la méthodologie limitent les conclusions possibles et compliquent ou retardent la mise en application pour le patient.

Référence: Lasers Surg. Med.2013; 45: 81–88.

lundi, 2 septembre 2013

INTERET DE LA RADIOFREQUENCE PULSEE DANS LA CICATRISATION DES PLAIES CHRONIQUES

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Les plaies chroniques sont biochimiquement complexes et associées à une insuffisance de prolifération cellulaire, d'angiogénèse (fabrication de nouveaux petits vaisseaux) et de remodelage de la matrice extra-cellulaire (le tissu de soutien du derme). Les mécanismes par lesquels la radiofréquence pulsée module la cicatrisation sont encore mal compris. Une étude récente tente d'apporter des éléments de compréhension.

Des souris ont été blessées puis traitées par radiofréquence pulsée. La fermeture de la blessure et la prolifération cellulaire ont été analysées, de même que la formation des composants de la matrice extra-cellulaire, dont le collagène. Les chercheurs ont également étudié le déplacement des cellules au sein de la blessure.

Les résultats montrent que les blessures traitées par radiofréquence pulsée sont caractérisées par une augmentation de la prolifération cellulaire et de la synthèse de collagène (par rapport aux blessures non traitées par radiofréquence).

On savait que les sources de rayons infra-rouges et certaines LED avaient déjà la propriété d'accélérer la cicatrisation, voici une autre option thérapeutique. Concernant les applications en esthétique et les effets anti-rides, les bénéfices de la radiofréquence (notamment bi ou multi-polaire) ne sont plus à démontrer. Il sera intéressant de comparer les effets connus à ceux de la RF en mode pulsé, afin de savoir quels appareils sont à privilégier en pratique.

Référence: Kao HK. Collagen synthesis modulated in wounds treated by pulsed radiofrequency energy.Plast Reconst Surg. 2013. 131(4): 490e

lundi, 10 juin 2013

POURQUOI LES LASERS DERMATOLOGIQUES SONT-ILS AUSSI NOMBREUX ?

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C’est une question qui m’est souvent posée, que ce soit par mes patients ou par ma banque : « Avez-vous réellement besoin de tous ces lasers pour travailler ?? ».
La réponse est oui (malheureusement !), car chaque laser est spécifique d’une indication. La lumière laser est très pure et ne se fixe que sur une cible donnée : vaisseaux rouges, poils noirs, vaisseaux bleutés, eau des cellules etc…Si bien qu’une machine ne permet de réaliser qu’un type d’acte : épilation, traitement de la couperose, réjuvénation…Or en ville, la demande est multiple et il vaut mieux disposer de plusieurs outils pour permettre une prise en charge globale du patient.
De même quand vous allez chez le radiologue, il vous semble normal qu’il dispose de l’ensemble des appareils permettant de vous prendre en charge le mieux possible, que ce soit avec une échographie, un scanner ou une IRM.

Du fait de la complexité et de la diversité des lasers, il est par ailleurs techniquement difficile de combiner plusieurs machines en une, d’où les différents appareils qui encombrent nos cabinets…
La technologie progresse cependant dans cette voie, et certains constructeurs commencent à développer des « multiplex » ou plateformes associant différentes machines. Si cela permettrait de gagner en place et coût, le principal problème de ces appareils est que l’utilisation d’un seul immobilise la totalité de la plate forme, ce qui se prête assez peu à l’exercice de groupe. Sans parler des problèmes d’organisation en cas de panne et d’obligation de déprogrammer l’ensemble des actes lasers.

Bref, nous rêvons tous de la miniaturisation de nos machines, mais pour l’heure, nos grosses « bécanes » ont encore de l’avenir !

lundi, 1 avril 2013

LA TECHNOLOGIE LED AU FORMAT DE POCHE DANS L’ACNE

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Peut-être l’avenir des traitements anti-acné se situe-t-il du côté des thérapies lumineuses…On connaissait déjà l’intérêt de certains infra-rouges sur l’acné inflammatoire, de même que celui des LED bleues, mais jusqu’alors, ces traitements étaient réalisables uniquement au cabinet de certains dermatologues, et réservés (compte-tenu de leur cout) à des patients non traitables par la pharmacopée habituelle. Depuis quelques années, les publications concernent même le plus souvent les associations de lumières bleue (415 nm) et rouge (633 nm) dans la prise en charge de l’acné modérée. Ces sources lumineuses ont à la fois une action bactéricide (elles détruisent les bactéries impliquées dans l’acné : le Propionibacterium acnes) et une action anti-inflammatoire sur les glandes sébacées.

Dans la foulée des dispositifs maisons d’épilation par la lumière, les fabricants s’intéressent désormais à la vaste cible des acnéiques. Le Lustre Pure Light® se positionne sur ce créneau. Il s’agit d’une source de lumière LED bleue (420 nm) destinée à être utilisée régulièrement à la maison dans le traitements de l’acné. Il est bien sûr trop tôt pour disposer d’études de grande envergure (statistiquement valables) pour confirmer l’intérêt de cet appareil en particulier, mais le projet est indiscutablement intéressant. Si son efficacité et sa sécurité d’emploi se confirment, ce genre de dispositifs pourrait trouver sa place dans l’arsenal thérapeutique des acnés de l’adulte : en relais, en association ou à la place des médications habituelles, en particulier en cas d’intolérance ou de contre-indication.

Les acnés sévères restent à traiter avec des médications adaptées afin d’éviter le risque de cicatrices. Dans tous les cas, un suivi avec votre dermatologue est souhaitable, car l’acné reste une pathologie chronique, souvent complexe à traiter.

vendredi, 29 mars 2013

LEGISLATION : LE CONSEIL D’ETAT INTERDIT LA DELEGATION DES ACTES LASERS A DES NON-MEDECINS

C’est un coup de tonnerre dans le milieu dermatologique français : par décision du 28 mars 2013, le Conseil d’Etat vient de rendre une décision interdisant la délégation des actes laser. En effet, depuis 11 ans maintenant, certains actes lasers, comme l’épilation, pouvaient être délégués à des assistantes, dans le meilleur des cas des infirmières mais pas toujours… Si ces actes étaient réalisés sous la responsabilité du médecin, en pratique cela signifiaient que le médecin paramétrait l’appareil puis assurait ses consultations pendant que l’assistante réalisait l’épilation.

Or l’usage des lasers médicaux nécessite des connaissances sur la physiologie cutanée, l’optique, le fonctionnement des machines etc…et cela ne s’acquiert pas en une formation de quelques heures. Par ailleurs, l’acte laser en soit est également l’occasion pour le dermatologue d’observer la peau, et d’y déceler d’éventuelles lésions suspectes ou pathologiques.

Enfin, il me semble normal d’assumer la totalité de la prise en charge d’un patient qui vient nous confier sa peau et nous accorde sa confiance, et je ne vois dans l’épilation laser aucun acte dégradant ou ennuyeux, comme le disent certains. Au contraire, c’est souvent l’occasion d’aborder avec nos patients certains sujets plus personnels ou de discuter de leurs autres pathologies alors que nous en avons rarement le temps en consultation.

C’est également l’occasion de rappeler que les actes lasers ne sont pas anodins, ils doivent être réalisés par un médecin compétent dans ce domaine, il ne s’agit pas simplement d’appuyer sur une pédale. Je pense donc qu’il faut saluer cette décision du Conseil d’Etat, elle nous force à reprendre notre place de soignant, et à assurer en intégralité la prise en charge de nos patients.

lundi, 24 décembre 2012

LED : QUE FAUT-IL EN PENSER EN DERMATO ?

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Inventées dans les années 60 puis développées dans le domaine médical à partir de 1990, les LED (pour Light Emitting Diode ou diode électroluminescente) sont le sujet « à la mode » en dermatologie. Ces sources de lumière froide laissent cependant confus bon nombre de confrères quant à leurs vertus réelles. En effet, en matière de luminothérapie, le vieil adage « no pain, no gain » est souvent vérifié…

En fait, il existe indiscutablement une certaine efficacité des LED, fonction de la couleur de la lumière émise, de la puissance de la lampe, du temps d’exposition et du mode d’exposition (continu ou discontinu). Cette efficacité est prouvée sur les tissus cutanés pathologiques, abimés, mais nous sommes en général beaucoup plus réservés sur l’intérêt des LED sur peau saine. En l’absence de phénomènes inflammatoires locaux en effet, il n’y a plus de cible pour les LED, et la peau saine est d’une épaisseur trop importante pour être traversée par le faible rayonnement des LED actuelles.

On retiendra donc seulement les indications suivantes comme validées à l’heure actuelle:

  • Traitement (suspensif) de l’acné inflammatoire (LED bleue) ou rétentionnelle (LED rouge).
  • Accélération des processus de cicatrisation cutanée (LED bleue).
  • Traitement des lésions précancéreuses et cancéreuses superficielles cutanées (avec application préalable d’un photosensibilisant) . Ce traitement, pris en charge par la sécurité sociale, s’adresse aux patients présentant des kératoses actiniques multiples et étendues, ou des carcinomes baso-cellulaires superficiels.


Parmi les indications sans réelle preuve scientifique d’efficacité et pour lesquelles nous ne pouvons donc pas garantir l’efficacité des LED, on retiendra : le traitement des vergetures, le photorajeunissement, la chute de cheveux (malgré un agrément de la FDA, les preuves restent à faire…). Il convient donc de ne pas proposer les LED dans ces indications.

lundi, 12 mars 2012

LA RADIOFREQUENCE PULSEE POURRAIT ACCELERER LA CICATRISATION

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On connaissait les propriétés pro-cicatrisantes des sources infra-rouges et des L.E.D., mais il semble que certaines sources de radio-fréquence puissent également accélérer la cicatrisation.

Une publication de juin 2011 vient étayer cette hypothèse. Des chercheurs se sont en effet intéressés à la radiofréquence pulsée comme inducteur des voies de la cicatrisation. Car si les données cliniques et microscopiques actuelles montrent clairement une efficacité dans l’activation du remodelage et de la collagénèse cutanés, les mécanismes supposés ne sont pas encore identifiés.

Dans cette étude, 26 souris diabétiques (le diabète entraine des difficultés de cicatrisation et des plaies chroniques) présentant des blessures cutanées ont été traitées, avec répartition au hasard: 13 avec radiofréquence, 13 autres avec un dispositif placébo, et ce au rythme de deux fois par jour. Le taux de fermeture des plaies a été évalué par analyse digitale de la surface de perte de substance.
Dans le groupe traité par radiofréquence, le taux de fermeture de la plaie était significativement accéléré, surtout après 17 jours de traitement.
D’autres paramètres techniques permettant d’évaluer la cicatrisation étaient également majorés par la radiofréquence.
La conclusion portée par les auteurs est que la radiofréquence pulsée accélère la cicatrisation des plaies cutanées principalement en stimulant la contraction (permettant le rapprochement des berges), la formation du tissu cicatriciel et la formation de collagène.

Ceci est concordant avec ce qui est observé pour le remodelage des tissus sains, mais il reste beaucoup de choses à identifier dans la cascade complexe des voies de la cicatrisation.

Référence: Li Q. Pulsed Radiofrequency Energy Accelerates Wound Healing in Diabetic Mice. Plastic & Reconstructive Surgery. 2011;127( 6): 2255-2262

samedi, 18 février 2012

PRATIQUE DES LASERS ET LAMPES FLASH PAR LES ESTHETICIENNES : ENFIN DES DOMMAGES ET INTERETS

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L’article L.372-1 du code de la santé publique précise que tout mode d’épilation- sauf la cire et pince- doit être pratiqué exclusivement par des docteurs en médecine. Ça c’est la théorie, mais en pratique, nous constatons tous que certaines esthéticiennes fraudent et s’équipent d’appareils d’épilation à la lumière.
Voici un mot récent du syndicat des dermatologues, qui se bat contre ces pratiques illégales et dangereuses :


« LE SYNDICAT OBTIENT GAIN DE CAUSE A TOULON POUR EXERCICE ILLEGAL DE LA MEDECINE

Le délibéré est intervenu le 18 janvier 2012. Il reconnaît l’infraction d’exercice illégal de la médecine.

Bref rappel des faits :

Le 29 février 2008, le Syndicat National des Dermatologues a déposé une plainte entre les mains du Procureur de la République auprès du tribunal de grande instance de Toulon du chef d'exercice illégal de la médecine à l’encontre de différents instituts ou cabinets d'esthétique. Suite à cette plainte, le 13 mai 2008, une information judiciaire a été ouverte contre 9 instituts de beauté du chef d'exercice illégal de la profession de médecin. Le juge d'instruction a entendu et mis en examen les personnes morales ainsi visées, ou les personnes physiques exploitant en nom propre les activités dénoncées.

Le Syndicat a expliqué que par voie d'annonces ou de publicités, ces centres proposaient des traitements d'épilation définitive par lumière pulsée. Le Syndicat évoque que l’utilisation de cette technique par des esthéticiennes représente un risque pour la santé publique.

Le Syndicat a fait valoir que la Sécurité Sociale avait d'ailleurs codifié dans sa Classification Commune des Actes Médicaux les actes d'épilation au laser et à la lampe flash.

Le 18 novembre 2011 a eu lieu l’audience correctionnelle.

Les prévenus ont donc été reconnus coupables d’exercice illégal de la médecine, le 18 janvier 2012, et ont été condamnés à verser des dommages et intérêts au Syndicat National des Dermatologues.

Les attendus du jugement sont disponibles dans l’espace adhérents (rubrique "actualités") du site internet du Syndicat www.syndicatdermatos.org

Si vous avez connaissance de ce type de pratiques, vous pouvez nous les signaler, notre avocat tient à la disposition du Syndicat un courrier type à envoyer aux intéressés.

Syndicat National des Dermatologues"


Si l’on a enfin l’impression d’avancer pour défendre nos patients qui sont souvent démunis ou résignés (qui voit en consultation les brulures post épilation des esthéticiennes ?), on peut tout de même regretter que ce soit le Syndicat des Dermatos et non le Ministère de la Santé qui fasse la chasse aux fraudeurs…

lundi, 12 décembre 2011

RADIOFREQUENCE : POUR OU CONTRE ?

RF pour contre

Les débats manichéens n’ont pas toujours d’intérêt et je ne sais ce qui m’a pris cette année de me faire l’avocate du diable et d’accepter de me lancer dans un périlleux exercice de style au cours du congrès annuel des dermatologues francophones : les Journées Dermatologiques Parisiennes, en décembre 2011.
Notre travail, avec le Dr Serge Dahan de Toulouse, était d’animer la controverse sur les radiofréquences : lui défendant le « pour » et moi le « contre » , que personne ne souhaitait défendre, ce qui m’a paru stimulant sur le plan intellectuel !

Alors, à l’heure des bilans, loin du Palais des Congrès, que reste-t-il de cet étrange débat ?
Concernant la peau, il est impossible de nier les résultats positifs des dizaines de publications sur le sujet, et mon entreprise débuta fort mal lorsque j’épluchai les articles enthousiastes de la base de données PubMed.
Mais à y regarder de plus près, certains confrères n’oublieraient-ils pas de nuancer la réalité ? En effet, porter un regard critique forcé sur les appareils de RF m’a rapidement permis de mettre en évidence les faits suivants, qui correspondent globalement à la confusion qui règne autour de ces techniques.
Il existe tout d’abord une difficulté pour certains à définir la RF médicale dermatologique : champ électrique ou ondes appartenant au spectre électromagnétique ? RF mono, bi, tri, multipolaire, non fractionnée, fractionnée, ou microfractionnée … ? On ne sait pas toujours de quoi on parle, ce qui servait ma cause car il est difficile de se lancer dans un nouvel achat de matériel lorsqu’il est :

  • difficile de situer les différentes RF les unes par rapport aux autres
  • difficile de situer les différentes RF dans les diverses indications dermatologiques
  • difficile de situer l’intérêt des RF par rapport à nos équipements lasers


Ensuite, plusieurs autres critiques pouvaient être émises sur les résultats que l’on nous montre en congrès ou qui sont publiés (là encore, on touche un point sensible) :

  • les résultats sont le plus souvent évalués sur simples photos numériques ( certains auteurs se vantent de pouvoir évaluer l’élasticité de la peau sur ces documents ! Il me parait plus rigoureux d’utiliser un cutomètre).
  • les résultats sont le plus souvent subtils, avec des améliorations chiffrées autour de 15-18%, ce qui me semble bien insuffisant du point de vue du patient. Il s’agit donc plutôt d’une tendance à l’amélioration, qui ne remplace en rien la main du chirurgien.
  • de nombreuses études concernent des appareils associant radiofréquence et dispositifs à émissions photoniques (lasers ou lampes ), donc il est difficile de préciser ce qui est attribuable à la seule RF.
  • il n’y a pas de données sur le suivi dans le temps, donc se pose la question de la durabilité des éventuels résultats.
  • les améliorations au niveau microscopique ne sont pas toujours corrélées aux améliorations cliniques.
  • il existe une grande variabilité de résultats d’un individu à l’autre.

Enfin, les rares études comparatives entre lasers et RF sont plutôt en faveur des lasers ! La question donc que je posai en fin de présentation était la suivante : quel est l’intérêt des appareils de RF par rapport aux lasers actuellement disponibles ?

Et si mon but n’était pas de dénigrer les innovations techniques, l’argument a quand même eu l’air de porter !

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lundi, 28 novembre 2011

L’EPILATION LASER ET LES PEAUX SOMBRES

Il est maintenant bien connu du monde médical que les individus de peau foncée peuvent se faire épiler au laser de façon sécuritaire.
peaux sombres

Cependant bon nombre de patients s’inquiète encore des effets secondaires ou pensent que le laser n’est pas réalisable sur peaux sombres. Un article publié en septembre 2011 fait état des connaissances des Afro-Américains sur l’épilation laser.
Les résultats de ce sondage réalisé sur 221 sujets montrent que seulement 55% des sondés savaient que l’épilation laser était possible sur les peaux sombres.
Parmi les interrogés, les femmes et les individus avec un plus haut niveau éducatif avait une plus grande tendance à considérer l’épilation laser comme un traitement de choix à un problème de pilosité. Enfin, 44% des sujets pensaient que les peaux sombres avaient plus de risque de développer de l’hyperpigmentation post-inflammatoire après épilation laser.

Cette étude montre donc que de nombreux Afro-Américains ont encore des connaissances insuffisantes en matière d’épilation laser, et une attitude négative vis-à-vis de cette technique. Un travail d’information de la communauté dermatologique doit donc être menée auprès des patients à peaux sombres afin de leur permettre de bénéficier, si besoin, des mêmes traitement que les sujets à peau claire.

Référence: Vachiramon V, McMichael AJ . Patient knowledge and attitudes on laser hair removal: a survey in people of color. Journal Article. J Cosmet Dermatol 2011 Sep; 10(3):197-201.

Image : Ousmane Sow, « Guerrier Debout »

lundi, 10 octobre 2011

QUOI DE NEUF DANS L’EPILATION LASER DES POILS CLAIRS ?

Alors même que l’épilation laser des poils noirs donne beaucoup de satisfaction, sur les peaux claires comme sur les peaux sombres, l’épilation des poils clairs (blonds, blancs ou gris) pose toujours un problème technique. Certaines publications récentes cependant viennent ouvrir des perspectives.

poils clairs

Les plus nombreux articles concernent les liposomes, ces petites sphères de lipides contenant une substance à apporter dans certaines cellules. En l’occurrence, certaines équipent arrivent à délivrer de la mélanine – le pigment noir responsable de la coloration – sélectivement au niveau des poils avant l’épilation laser.
Des améliorations allant jusqu’à 75% des réductions des poils clairs ont ainsi été notées.

D’autres techniques font appel à l’association radiofréquence et différentes longueur d‘ondes de lampes flash, le but du courant électrique de radiofréquence étant de « préchauffer » les poils afin de majorer les dégâts induits par la lumière. Là encore, des améliorations partielles (jusqu’à 50% des poils en moins après plusieurs séances) mais réelles semblent possibles sur les petites séries de patientes déjà traitées.

Enfin, une publication récente de cette année vient apporter de l’espoir avec une technique toute simple : une équipe iranienne a en effet réussi à obtenir des améliorations de 40 à 50 % (après 6 séances de laser) en teignant les poils clairs avec de l’eye-liner ou de la teinture capillaire.

Pour l’instant, ces techniques en sont encore au stade expérimental, et aucune n’a fait la preuve de sa supériorité par rapport à l’électrolyse (l’épilation électrique à l’aiguille qui reste donc la seule solution sur les poils clairs), mais l’avenir nous réserve certainement de bonnes surprise sur ces poils parfois désespérants.

Références :

  • Sand M, Bechara FG, Sand D, Altmeyer P, Hoffmann K. A randomized, controlled, double-blind study evaluating melanin- encapsulated liposomes as a chromophore for laser hair removal of blond, white, and gray hair. Ann Plast Surg. 2007;58:551–4.
  • Sadick NS. Effective epilation of white and blond hair using combined radiofrequency and optical energy. J Cosmet Laser Ther. 2004. 6:1-5.
  • Alijanpoor R. Successful White Hair Removal with Combined Coloring and Intense Pulsed Light (IPL): A Randomized Clinical Trial. Photomedicine and Laser Surgery. 2011; 9(9): 1-7

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lundi, 3 octobre 2011

AU FAIT, C’EST QUOI L A RADIOFREQUENCE ?

Que ce soit en congrès de dermato ou dans les magazines féminins, il est difficile d’échapper à la déferlante des appareils de radiofréquence. Pour celles et ceux qui sont perdus, voici le récapitulatif de ce que vous devez savoir si cette technologie vous intéresse.


radio fréquence

Un peu de physique d’abord : si tous les schémas du net placent les ondes de radiofréquence à un extrême du champ électromagnétique, il faut savoir que cela est valable surtout pour les téléphones portables et les four à micro-ondes.
En médecine, il ne s’agit nullement d’énergie photonique, mais bel et bien d’un courant électrique circulant entre deux électrodes. On va donc chauffer la cible plus ou moins en profondeur en fonction de la configuration des électrodes. Utilisés dans diverses spécialités médicales, les radiofréquences sont destinées à coaguler des tissus (destruction de tumeur par exemple), ou simplement les chauffer pour les stimuler, comme en esthétique.

En dermatologie, les premières radiofréquences (RF) disponibles au début des années 2000 étaient les RF monopolaires ( une grande et une petite électrode). Se sont ensuite développées les RF bi puis multipolaires, en augmentant le nombre des électrodes.
Les dispositifs les plus récents permettent de faire de la radiofréquence fractionnée (des intervalles de peau saines sont préservés), de la RF ablative (on peut obtenir un effet peeling sur les couches supérieures de la peau), et même de la microradiofréquence : l’énergie est délivrée par des aiguilles implantées directement dans la peau, ce qui permet de varier la profondeur de chauffe.

Ce que l’on peut obtenir avec ces appareils en esthétique est globalement la même chose qu’avec les lasers infra-rouges : chauffe du derme en profondeur (donc remise en tension et stimulation de la collagénèse), et abrasion de surface selon les dispositifs. Et de même que les lasers, les appareils de radiofréquence présentent leurs limites et ne peuvent en aucun cas remplacer la main du chirurgien pour lifter les tissus et les excès cutanés. Les indications se discutent donc au cas par cas, mais recouvrent globalement celles des lasers infra-rouges en esthétique.

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lundi, 14 février 2011

LASER ET VERGETURES : UN AN APRES L’AGREMENT OFFICIEL DE LA PHOTOTHERMOLYSE FRACTIONNELLE PAR LA F.D.A.

vergetures

Pour celles qui ne suivent pas l’actualité des agréments distribués par la F.D.A. aux Etats-Unis, sachez que février 2010 fut marqué d’un évènement d’envergure dans le traitement des vergetures au laser : pour la première fois, un laser recevait l’agrément pour le traitement des vergetures. Il s’agissait du Star Lux 1540 de Palomar Medical, appareil destiné à la photothermolyse fractionnelle, autrement dit à activer, par la chaleur, la collagénèse du derme et la réparation sans poncer la surface, contrairement aux lasers CO2 fractionnés. Alors, où en est-on un an après ?

L’année écoulée ne fut en fait pas tournée vers la photothermolyse fractionnelle en matière de vergetures. Pour quelle raison ? Probablement du fait de l’absence de résultats probants publiés. Car les études faites en interne par Palomar, bien que convaincantes, n’ont bizarrement pas fait l’objet de publications scientifiques dans des revues médicales. Les autres publications faites en 2008 et 2009 avec des appareils concurrents n’ont quant à elles pas apporté de résultats probants. Quant aux lasers de resurfacing fractionnel – les CO2 fractionnés – ils offrent des résultats encourageants mais très inconstants.

On ne peut donc toujours pas se vanter aujourd’hui de pouvoir effacer totalement les vergetures, et il est toujours difficile de prévoir individuellement quels peuvent être les résultats. Enfin, concernant les autres dispositifs, ils souffrent cruellement du manque de résultats publiés attestant de leur reproductible efficacité. Traiter les vergetures reste donc aujourd’hui encore un challenge, et il est toujours conseillé de s’y prendre au stade débutant lorsqu’elles sont rouges. La prise en charge des vergetures anciennes doit faire appel aux soins locaux voire aux lasers après une discussion au cas par cas et l’établissement d’un devis, s’agissant d’un acte esthétique non remboursé.

lundi, 5 juillet 2010

QUE FAUT-IL ATTENDRE DES LASERS FRACTIONNES DANS LE TRAITEMENT DES RIDULES ?

laser fractionne

Les lasers fractionnés sont une grande famille d’appareils non équivalents. Ils ont en commun d’avoir un tir tamisé, pixélisé : de micro-intervalles de peau saine existent entre les points d’impact du laser.

Certains de ces lasers ont une action principalement ablative...

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lundi, 15 mars 2010

DETATOUAGE AU LASER: QUE FAUT-IL EN ATTENDRE VRAIMENT ?

detatouage_au_laser.jpg

Largement représenté dans toutes les couches de la population, le tatouage est d’autant plus facilement réalisé que l’on se dit que s’il ne plaît pas, on pourra toujours l’enlever au laser. Alors, oui, les lasers de détatouage – encore appelés lasers déclenchés ou lasers QS pour Q-switched – font beaucoup de choses, mais ce ne sont pas de baguettes magiques.

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lundi, 15 février 2010

LES ASTUCES DES CONSTRUCTEURS POUR OPTIMISER LES TRAITEMENTS A LA LAMPE FLASH

Aujourd’hui, on nous présente des lasers, des lampes et des diodes - bref toutes sortes de dispositifs visant à traiter par la lumière – pour tout (ou presque) en dermatologie esthétique, mais aussi clinique.

Une des dernières inventions dans ce domaine consiste coupler un système d’aspiration à la pièce à main émettant le rayonnement lumineux. Dans l’acné par exemple, on utilise la lumière bleue pour détruire la bactérie en cause (P.acnes).
Or ce rayonnement, à courte longueur d’onde, est peu pénétrant au niveau de la peau. Avec ce système, on obtient théoriquement un effet mécanique sur l’extraction des comédons (schéma ci-dessous) et on rapproche la cible (le follicule pilosébacé infecté) de la source émettant le rayon. Source lumineuse 1

De même pour l’épilation, on peut ainsi rapprocher le follicule pileux de la source lumineuse, afin de gagner en intensité. Source lumineuse 2

Reste à déterminer la place de ces traitements par rapport aux machines de référence, et à démontrer si elles sont réellement intéressantes pour le patient.

Source : http://www.isolaz.com/go/isolaz/

lundi, 8 février 2010

LASER CO2 FRACTIONNE : POURQUOI ON EN PARLE TANT

Difficile de ne pas en avoir entendu parler dans la presse féminine : les lasers CO2 fractionnés sont en pleine expansion…et pourtant, il n’y a rien de nouveau en dermatologie.
Laser CO2 Fractionné
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