Dermatologie et Esthétique

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lundi, 21 avril 2014

LES ERREURS DE SOINS QUI POURRAIENT AGGRAVER LE VIEILLISSEMENT DE LA PEAU

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Il y a de fortes chances pour que vous fassiez déjà ce qu’il faut afin de conserver une peau en bonne santé : écran solaire, crèmes, hygiène de vie et alimentation saine…Il y a pourtant peut-être des erreurs que vous faîtes et qui pourraient saboter tous ces efforts. Par exemple…

Ne pas porter de lunettes de soleil:
Bien qu’elles passent pour un accessoire très tendance, les lunettes de soleil ont avant tout une vocation de protection: protection des yeux agressés par les UV, et protection de la peau fine et fragile du tour de l’œil. De plus, les lunettes limites le clignement des yeux nécessaire pour lutter contre la luminosité. Or ces contractions creusent les rides de la patte d’oie. Il est donc vivement conseiller de porter des lunettes couvrantes (larges), même en ville, afin de protéger la zone fragile du tour de l’œil.

Remplacer la crème de jour par un écran solaire:
Si vous pensiez que votre écran solaire apporte les mêmes bénéfices que votre crème de jour, et bien ce n’est pas le cas. Ce remplacement peut être fait occasionnellement pour vous simplifier la vie, pas exemple en vacances, mais il vaut mieux que cela ne devienne pas une habitude. Tout d’abord, l’écran solaire n’a pas les mêmes vertus qu’une crème un peu technique (anti-ride, anti-taches, anti-rougeurs…). De plus, la texture d’un solaire est souvent un peu grasse pour les peaux normales ou mixtes, vous risquez donc de développer, à la longue, de l’acné. Enfin, n’oubliez pas que pour être efficace, un écran solaire a besoin d’être renouvelé toutes les 2 à 3 heures, ce que l’on oublie souvent lorsqu’on l’utilise comme une crème de jour. Inutile donc de vous en barbouiller à 7h du matin pour aller déjeuner en terrasse à midi, il faudra de toute façon en remettre.

Ne pas mettre d’écran solaire quand il y a des nuages:
A moins qu’il n’y ait des nuages noirs et un orage, les UV passent à travers les nuages d’été. Les UVA principalement, responsables du vieillissement cutané, mais aussi les UVB, responsables des coups de soleil. Il faut donc sortir avec un écran solaire d’avril à septembre en métropole, voire toute l’année dans les régions plus ensoleillées.

Bien protéger du soleil le visage…et oublier le décolleté, la nuque, les mains….:
Tout est dit. Il s’agit d’une erreur fréquente : vous pensez à protéger le visage, mais vous oubliez les autres zones qui recevront des UV, et qui sont encore plus fragiles que le visage. La peau du décolleté notamment est fine et fragile et ne devrait pas être exposée au soleil, sous peine de se couvrir définitivement de rougeurs, taches, fripures. Les vêtements décolletés sont donc à réserver aux soirées si vous ne voulez pas imprimer le V de vieillissement entre vos deux seins.

lundi, 24 octobre 2011

LES FAUSSES BONNES IDEES EN DERMATO (2ème partie)

Toujours dans la même lignée, il vaut mieux éviter de :

fausses bonnes idees 2

  • Faire sécher son acné au soleil.

Lire la suite sur Mon Site Beauté.

lundi, 27 décembre 2010

POURQUOI NOUS NE DEVRIONS PAS ACHETER DES CREMES DE JOUR OU MAQUILLAGE AVEC FILTRE SOLAIRE INTEGRE

creme filtre solaire

« Ma crème de jour est parfaite, elle contient un filtre solaire, alors je suis bien protégée ».
Voilà ce que j’entends souvent en consultation. Et voilà pourquoi je passe du temps et ré-insiste alors sur le problème de ces filtres solaires intégrés aux crèmes de jour ou maquillage. Même nos grands labos de cosmétique dermatologique français ont cédé à la pression.

Voilà pourquoi, en quelques mots, je préfère les crèmes sans écran solaire :

  • Car la durée d’action optimale de ces filtres est de 2 heures.
  • Car si vous appliquez la crème le matin vers 8h, la protection solaire sera efficace jusqu’à 11h.
  • Car c’est de 11h à 16h que le soleil est le plus agressif de fin avril à mi-septembre en métropole, y compris dans le nord de la France et en ville.
  • Car de toute façon, sur les peaux claires, ce n’est pas un indice 15 qui est nécessaire, mais un SPF 50
  • Car sur les peaux sombres, il n’y a pas besoin d’une protection solaire, sauf en cas de problèmes de taches. Et alors, il faut une protection plus haute (50).
  • Certaines peaux ne supportent pas les filtres chimiques.

Alors au vu de tout cela, on se demande bien quel est l’intérêt réel d’inclure une produit chimique supplémentaire dans nos crèmes…

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lundi, 13 décembre 2010

BRONZAGE EN CABINE : POURQUOI LES DERMATOLOGUES Y SONT FAROUCHEMENT OPPOSES

bronzage cabine

Fini le temps où l’on pensait que l’on prépare sa peau au soleil par de séances d’UV en cabine, ringarde la mode du bronzage per-annuel, terminé le règne des UVA que l’on sait aujourd’hui cancérigènes.

2010 est une année charnière dans le combat contre les bancs solaires . Pour ceux qui sont passés à côté, je rappelle quelques termes du rapport publié par la Commission Européenne le 12 février 2010 :

  • 1 banc solaire sur 7 n’est pas aux normes
  • et dépasse les limites de sécurités en matière de rayonnement UV,
  • les informations figurant sur les bancs solaires sont souvent insuffisantes,
  • et les consommateurs ne reçoivent pas assez d’informations sur les risques liés aux UV en cabine et l’interdiction faite aux mineurs.

A ceux qui en doutent encore, voici un bref rappel des « bienfaits » des UV :

  • Induction de cancers de la peau.
  • Vieillissement cutané (héliodermie) accéléré : rides, taches brunes, couperose, peau jaunie.
  • Risque oculaire : kératite par brulure de la cornée, cataracte par expositions répétées.
  • Induction d’une dépendance (tanorexie) : cette pathologie psychiatrique est de découverte récente (2008 ) et concernerait un tiers des utilisateurs de bancs solaires.
  • Risque de brulures induites par la prise de certains médicaments ou l’application de certains cosmétiques.

Voilà pourquoi il est impératif que :

  • Les mineurs ne fréquentent pas ces centres, les dégâts solaires réalisés dans l’enfance faisant le lit des cancers de peau.
  • Les personnes à peau claire et/ou yeux clairs ne rajoutent pas des doses d’UV supplémentaires à celles qu’elles reçoivent déjà de la lumière naturelle.
  • Les personnes ayant un antécédent personnel ou familial de cancer de la peau et les immunodéprimés ne s’exposent pas aux UV.

Et que l’on arrête de nous avancer de faux arguments (on pourrait en faire un bêtisier !) qui cachent mal des intentions purement commerciales.

Références :
- Heckman CJ. Am J Health Behav. 2008;32(5): 451 - Mosher CE. Arch Dermatol.2010;146(4):412

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lundi, 4 octobre 2010

LES AMERICAINS ET LE SOLEIL EN 2010

Selon les résultats d’un sondage réalisé début 2010 aux USA auprès de dermatologues et patients, la majorité des Américains n’a pas une attitude sécuritaire vis à vis du soleil.

americains et soleil

Ceci pose un problème de santé publique dans un pays où un habitant sur cinq va développer un cancer de la peau, ce qui est qualifié dans les médias locaux « d’ épidémie».

Ce sondage a été réalisé en ligne en 2010, auprès de 256 dermatologues américains et 2222 adultes représentatifs de la population américaine. Les résultats pointent le fossé entre les recommandations données par les dermatologues et le comportement du public. Ils montrent que seul un américain sur 5 met quotidiennement un écran solaire, bien que 94% d’entre eux connaissent les méfaits d’une exposition prolongé au soleil. De façon surprenante, les autres règles d’hygiène de vie ( alimentaires en particulier) semblaient largement respectées.

Le président de l’American Society for Dermatologic Surgery (ASDS), recommande quant à lui de «mettre un écran solaire le matin de façon aussi automatique de l’on met sa ceinture en voiture», et ce 365 jours par an.

Ces résultats appellent de nombreux commentaires: ils seraient à comparer état pat état (il y a de grosses différences d’ensoleillement entre Hawaï, la Floride, et le Montana ou l’Alaska par exemple); de même, il faut distinguer les différences de comportement liés à la couleur de la peau.

On reconnait également l’attitude un peu excessive des américains: porter un écran solaire en permanence semble difficilement réalisable, et le faire en hiver ne présente aucun intérêt dans les états du nord.

Enfin, les chiffres alarmants de statistiques des cancers de peau peuvent également partiellement s’expliquer par l’engouement des jeunes (en particulier les adolescents) pour les bancs solaires. Un des combats des autorités sanitaires doit donc aussi se tourner vers cela.

Liens :
http://www.worldpressonline.com/en/press_release.asp?ID=24611&MBS_ID=6962
http://csh.neutrogena.com/

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lundi, 21 septembre 2009

QUEL EST L'IMPACT DES CAMPAGNES DE PREVENTION SOLAIRE ?

Les médias sont utilisés pour véhiculer des messages de prévention solaire chaque été. Cependant il est difficile d'en mesurer l'impact. Voici quelques chiffres frappants issus d'une étude réalisée sous forme de sondage sur une plage de Bretagne durant l'été 2008 auprès de 767 sujets âgés de 10 à 52 ans et de phototype globalement clair.

  • Concernant l'exposition solaire: 99,6% des sujets savaient que les heures les plus dangereuses se situent entre 11h et 16h, mais 80 % des sujets s'exposaient à la plage durant ces heures-là, tout en reconnaissant que la meilleure protection vis-à-vis du soleil reste l'absence d'exposition.
  • Concernant le bronzage: 42% des sujets le considèrent comme un signe de beauté, et 17 % comme un signe de bonne santé.
  • Concernant les effets des produits solaires: 30% considèrent que la crème permet de rester plus longtemps au soleil.
  • Concernant les recommandations de prévention solaire: 21% n'en ont pas pris connaissance (âge moyen: 35 ans).

Bien sûr cette étude ne reflète pas forcément l'opinion de l 'ensemble de la population française et ne tient pas compte des sous-catégories sociales (notamment l'âge et le sexe), mais ces chiffres doivent quand même nous faire conclure que le message n'est pas encore bien passé, et qu'il est urgent d'éduquer nos enfants sur les comportements à risques vis-à-vis du soleil. D'autre part, le bronzage est encore trop souvent associé à des idées obsolètes ou des préjugés tels que: la réussite de ses vacances, la maîtrise de son temps, la réussite sociale, la santé… Bref, s'il est indéniable que le soleil nous procure bien-être et détente, et qu'un léger hâle donne bonne mine , il y encore beaucoup de travail pour changer les croyances populaires et encourager les gens à se protéger.

D'après le travail du Dr A-M Rouxel, Dermofocus n°35.