Dermatologie et Esthétique

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lundi, 10 octobre 2011

QUOI DE NEUF DANS L’EPILATION LASER DES POILS CLAIRS ?

Alors même que l’épilation laser des poils noirs donne beaucoup de satisfaction, sur les peaux claires comme sur les peaux sombres, l’épilation des poils clairs (blonds, blancs ou gris) pose toujours un problème technique. Certaines publications récentes cependant viennent ouvrir des perspectives.

poils clairs

Les plus nombreux articles concernent les liposomes, ces petites sphères de lipides contenant une substance à apporter dans certaines cellules. En l’occurrence, certaines équipent arrivent à délivrer de la mélanine – le pigment noir responsable de la coloration – sélectivement au niveau des poils avant l’épilation laser.
Des améliorations allant jusqu’à 75% des réductions des poils clairs ont ainsi été notées.

D’autres techniques font appel à l’association radiofréquence et différentes longueur d‘ondes de lampes flash, le but du courant électrique de radiofréquence étant de « préchauffer » les poils afin de majorer les dégâts induits par la lumière. Là encore, des améliorations partielles (jusqu’à 50% des poils en moins après plusieurs séances) mais réelles semblent possibles sur les petites séries de patientes déjà traitées.

Enfin, une publication récente de cette année vient apporter de l’espoir avec une technique toute simple : une équipe iranienne a en effet réussi à obtenir des améliorations de 40 à 50 % (après 6 séances de laser) en teignant les poils clairs avec de l’eye-liner ou de la teinture capillaire.

Pour l’instant, ces techniques en sont encore au stade expérimental, et aucune n’a fait la preuve de sa supériorité par rapport à l’électrolyse (l’épilation électrique à l’aiguille qui reste donc la seule solution sur les poils clairs), mais l’avenir nous réserve certainement de bonnes surprise sur ces poils parfois désespérants.

Références :

  • Sand M, Bechara FG, Sand D, Altmeyer P, Hoffmann K. A randomized, controlled, double-blind study evaluating melanin- encapsulated liposomes as a chromophore for laser hair removal of blond, white, and gray hair. Ann Plast Surg. 2007;58:551–4.
  • Sadick NS. Effective epilation of white and blond hair using combined radiofrequency and optical energy. J Cosmet Laser Ther. 2004. 6:1-5.
  • Alijanpoor R. Successful White Hair Removal with Combined Coloring and Intense Pulsed Light (IPL): A Randomized Clinical Trial. Photomedicine and Laser Surgery. 2011; 9(9): 1-7

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lundi, 29 août 2011

UNE PISTE GENETIQUE POUR EXPLIQUER LA CALVITIE

calvitie

L’alopécie androgénétique – nom scientifique donné à la calvitie de disposition masculine chez l’homme et chez la femme – est une forme répandue de chute de cheveux dans les deux sexes. Si l’on sait qu’il y a une bonne part d’hérédité dans ces cas, le mécanisme en cause n’est pas encore complètement élucidé. Une étude récente vient peut-être apporter quelques éléments de réponse sur ce sujet.

En effet, les travaux d’une équipe de Philadelphie de février 2011 suggèrent qu’un défaut dans la façon dont les cellules souches se différencient en précurseurs des cellules du follicule pileux pourrait être à l’origine de cette calvitie programmée. Les chercheurs ont constaté que l’alopécie androgénétique est associée à une diminution significative de la taille des follicules pileux, ce qui pourrait être lié à une perte des cellules souches ou progénitrices du follicule pileux.

Pour tester cette théorie, cette équipe a comparé le nombre de ces cellules sur échantillons issus de patients avec puis sans alopécie androgénétique. Leurs résultats mettent en évidence une réduction significative des cellules progénitrices de follicule pileux en cas d’alopécie.

Ainsi la présence d’un défaut génétique dans le développement des cellules des follicules pileux, si elle est confirmée, pourrait ouvrir des pistes pour de futurs traitements.

Source:

Garza LA. Bald scalp in men with androgenetic alopecia retains hair follicle stem cells but lacks CD200-rich and CD34-positive hair follicle progenitor cells. J Clin Invest. 2011;121(2):613-22.

Lien: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3026732/

lundi, 9 mai 2011

L’EPILATION AUX ULTRASONS

épilation ultrasons

Une nouvelle technologie se développe dans la chasse aux poils : l’utilisation d’ultrasons afin de chauffer le poils et de provoquer la destruction du bulbe. Le Selectif Pro™ d’Applisonix est un petit dispositif utilisant les différences de propriétés acoustiques de la peau et du poil afin de faire du poil un conducteur d’ondes acoustiques où l’énergie va se transformer en chaleur et créer un dégât thermique sélectif du bulbe, tout comme en épilation laser ou électrique.

Si à ce jour ce dispositif n’est pas homologué par la FDA, on peut imaginer dans le futur des appareils mixtes alliant ultrasons et laser pour délivrer sélectivement encore plus d’énergie et donc traiter les poils les plus fins ou clairs tout en respectant la peau. Pour l’instant nous avons peu de recul sur cette nouvelle méthode, c’est pourquoi il est recommandé la prudence, la collecte des effets secondaires à large échelle étant en cours.

Lien : http://www.applisonix.com/

lundi, 19 avril 2010

CES MEDICAMENTS QUE L’ON DETOURNE POUR FAIRE POUSSER LES POILS

médicaments pour poil

Récemment interviewée sur les médicaments utilisés pour faire pousser les poils, il me paraît nécessaire de faire le point sur cette pratique qui reste heureusement à ce jour peu répandue.

Il est en effet connu que certains messieurs « détournent » des traitements médicamenteux afin de stimuler la croissance de leurs poils sur le thorax, les bras voire la barbe. Le plus connu de ces traitements est le minoxidil (prescrit dans les chûtes de cheveux), mais certains entament même spontanément des traitements hormonaux à base de testostérone (injectable, en comprimé ou par voie transcutanée).

Cela vous fait sourire ? Moi un peu moins car ces gestes ne sont pas anodins, et il est essentiel que les utilisateurs de ces traitements prennent conscience des risques encourus. Avec le minoxidil, nous avons pas mal de recul car c’est un médicament ancien, utilisé initialement pour faire baisser la tension. En usage local, il peut entrainer une baisse de la tension, une accélération du rythme cardiaque, et la décompensation de maladies cardiaques si on en applique sur une trop grande zone (passage sanguin non négligeable). Il est également source d’irritations locales ou d’intolérances.

Avec la supplémentation en testostérone- automédication sauvage rendue possible par internet ou le marché noir- le patient qui ne présente aucun déficit biologiquement objectivé, ou qui n’a pas subi de castration, s’expose à de multiples risques : accélération du développement de cancers de la prostate, hypertension et décompensation de maladies cardiovasculaires, trouble de l’humeur ou du comportement, poussée des seins…Rien de très excitant donc. Je ne peux donc qu’encourager à l’arrêt de ces traitements, ce qui allègera considérablement votre budget par ailleurs.

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