Dermatologie et Esthétique

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lundi, 2 septembre 2013

INTERET DE LA RADIOFREQUENCE PULSEE DANS LA CICATRISATION DES PLAIES CHRONIQUES

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Les plaies chroniques sont biochimiquement complexes et associées à une insuffisance de prolifération cellulaire, d'angiogénèse (fabrication de nouveaux petits vaisseaux) et de remodelage de la matrice extra-cellulaire (le tissu de soutien du derme). Les mécanismes par lesquels la radiofréquence pulsée module la cicatrisation sont encore mal compris. Une étude récente tente d'apporter des éléments de compréhension.

Des souris ont été blessées puis traitées par radiofréquence pulsée. La fermeture de la blessure et la prolifération cellulaire ont été analysées, de même que la formation des composants de la matrice extra-cellulaire, dont le collagène. Les chercheurs ont également étudié le déplacement des cellules au sein de la blessure.

Les résultats montrent que les blessures traitées par radiofréquence pulsée sont caractérisées par une augmentation de la prolifération cellulaire et de la synthèse de collagène (par rapport aux blessures non traitées par radiofréquence).

On savait que les sources de rayons infra-rouges et certaines LED avaient déjà la propriété d'accélérer la cicatrisation, voici une autre option thérapeutique. Concernant les applications en esthétique et les effets anti-rides, les bénéfices de la radiofréquence (notamment bi ou multi-polaire) ne sont plus à démontrer. Il sera intéressant de comparer les effets connus à ceux de la RF en mode pulsé, afin de savoir quels appareils sont à privilégier en pratique.

Référence: Kao HK. Collagen synthesis modulated in wounds treated by pulsed radiofrequency energy.Plast Reconst Surg. 2013. 131(4): 490e

lundi, 6 février 2012

UN NOUVEAU POLYMERE POUR AMELIORER LA CICATRISATION ?

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Ce sont les résultats préliminaires d’une étude publiée l'année dernière dans une revue de chirurgie.
Des chercheurs et chirurgiens américains de l’université de Stanford ont en effet mis au point une sorte de feuille de silicone destinée à améliorer l’aspect des plaies chirurgicales récentes, en particulier lorsqu’existent des forces de tension localement qui interfèrent avec la cicatrisation. Si le silicone et la compression des cicatrices ne sont pas nouveaux (chéloïdes et cicatrices hypertrophiques), ce dispositif semble ouvrir des pistes intéressantes.

Normalement, après le retrait des sutures, la peau cicatricielle est soumise à des tensions dans différentes directions, causant l’élargissement de la cicatrice, mais aussi son épaississement (la peau forme du tissu cicatriciel pour s’adapter à ces tensions).
Avec ce dispositif, il s’agit en fait de modifier l’environnement de la cicatrice par des manipulations mécaniques à l’aide d’un dispositif fin de silicone élastique dans le but de réduire la formation de la cicatrice, après l’ablation des fils. Il y a donc des forces de compression réparties de façon uniforme sur la cicatrice.

Ceci est donc particulièrement intéressant pour les plaies soumises à des tensions importantes (typiquement le dos). Pour l’instant , les résultats chez le porc et chez une poignée de volontaires humains sont intéressants, tant sur l’aspect visuel que sur lors de l’analyse microscopique.
Il faut bien sûr attendre la suite des études, à plus grande échelle, avant de pouvoir conclure, mais l’on peut déjà se réjouir que les universitaires s’intéressent aux cicatrices, dont l’aspect esthétique ne fait pas toujours partie des préoccupations des chirurgiens.

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