Dermatologie et Esthétique

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mardi, 21 janvier 2014

QUELQUES QUESTIONS SUR L’ACNE TARDIVE

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Avoir de l’acné passé 25 ans n’est pas rare. Cela concerne 12 % des Français, et jusqu’ à 40% des femmes de 25 à 40 ans. Si cela vous concerne, voici certaines choses que vous devez savoir afin de prendre la situation en mains.

L’acné tardive, c’est quoi ?
On parle d’acné tardive lorsqu’elle survient après 25 ans. Cette acné est différente de celle des adolescents car elle se manifeste plus souvent par de gros boutons rouges, kystiques et douloureux. Ils se localisent préférentiellement sur le menton, le bas des joues, sous les oreilles et dans le cou. Cette acné présente aussi souvent un caractère récalcitrant et récidivant, elle est plus difficile à traiter que chez l’adolescent. Il ne faut cependant pas se désespérer, le traitement sera adapté à la sévérité de l’acné et à son impact sur la qualité de vie, plutôt qu’au nombre de boutons.

Quels sont les facteurs qui favorisent sa survenue ?
Les raisons sont multiples et souvent intriquées : comme chez les plus jeunes, l’acné peut être due à des facteurs hormonaux. Certaines pilules contraceptives peuvent aussi être en cause. Une mauvaise hygiène de vie peut aussi aggraver la situation : alimentation industrielle, stress, absence de sport…

Quel impact sur le quotidien ?
A un âge où toutes traces d’acné devraient avoir disparues, présenter des boutons est mal vécu, cela peut avoir un retentissement important sur la vie sociale, familiale et professionnelle : manque de confiance en soi, isolement, difficulté à passer des entretiens professionnels, diminution de l’estime de soi…

Quels sont les bons réflexes au quotidien pour traiter sa peau ?
Chaque soir, il est important d’éliminer excès de sébum, maquillage et impuretés qui engorgent les glandes sébacées en lavant le visage avec un pain dermatologique, un nettoyant moussant antibactérien ou une lotion micellaire. Le matin, ce geste est à répéter avant d’appliquer les soins. On s’orientera dans un premier temps vers des soins cosmétiques de parapharmacie, à base d’acides de fruits et de substances anti-inflammatoires. Si les résultats ne sont pas au rendez-vous au bout de deux à trois mois, il faut consulter en dermatologie.

Chez le dermatologue, quels sont les traitements pour venir à bout d’une acné légère ?
Dans un premier temps, le dermatologue pourra vous proposer, en concertation avec votre gynécologue, de changer votre pilule contraceptive si elle est inadaptée et d’opter pour celles de 3ème ou 4ème génération aux effets anti-acné. Pour traiter les boutons, il vous prescrira ensuite un traitement à base de vitamine A acide et / ou de peroxyde de benzoyle. A raison d’une application un soir sur deux en alternance avec un soin hydratant (car la vitamine A a tendance à assécher la peau), ce cocktail sèche les glandes sébacées et exfolie la peau.

Et d’une acné sévère ?
Si l’acné est d’emblée sévère, ou si elle résiste au traitement de première intention, le dermatologue pourra associer à ce traitement local la prise d’antibiotiques par voie orale pendant quelques mois. En cas d’échec, on peut proposer l’isotrétinoïne en cure de 6 à 12 mois.

Ces traitements sont ils compatibles avec une grossesse ?
Pas du tout ! Ces traitements peuvent entrainer des malformations fœtales. En cas de grossesse, un traitement à base de crème d’AHA, à l’efficacité plus modéré mais parfaitement bien toléré est proposé, éventuellement associé à un antibiotique local. Après la naissance vous pourrez envisager un traitement plus intensif.

lundi, 2 janvier 2012

ACNE INFLAMMATOIRE DE LA FEMME : QUE FAIRE ?

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L’acné de la femme adulte est un motif fréquent de consultation. "Rebelle, chronique, désespérante"…sont souvent des termes rapportés par les patientes.

Jusqu’à 40% des femmes de 25 à 40 ans sont touchées par cette maladie chronique, parfois sans aucun antécédent d’acné à l’adolescence. Longtemps sous-estimée, cette entité est considérée comme d’origine multifactorielle : prédisposition génétique, facteurs hormonaux, facteurs alimentaires, médicaments inducteurs, stress…sont autant d’éléments entretenant les lésions.

La première chose à faire est le ménage dans son environnement. Adopter une bonne hygiène de vie est primordial, cela peut d’ailleurs suffire à faire régresser une partie des lésions. Il faut donc lutter contre le stress, faire du sport régulièrement, arrêter le tabac, réduire les aliments très sucrés, très gras (à bannir donc les préparations industrielles), réduire les produits laitiers industriels (riches en hormones dont on gave les vaches et qui se retrouvent…devinez où ?) et privilégier les fruits et légumes. D’accord, vous avez déjà entendu ces messages, mais aujourd’hui, les études menées auprès des patients acnéiques mettent clairement en évidence un lien entre alimentation industrielle et acné.

Pour celles qui ne sont toujours pas convaincues, sachez que la prévalence de l’acné est moindre chez les peuples ayant une alimentation traditionnelle. CQFD.

Ensuite, il faut évidemment consulter, la plupart des traitements étant sur prescription, et adaptés au fur et à mesure en fonction de la réponse. On aura recours principalement au peroxyde de benzoyle, aux antibiotiques oraux, à l’acide azélaïque.

Enfin, votre dermato vérifiera que votre contraception n’est pas un facteur d’entretien de l’acné. En tête de liste arrive le stérilet Mirena et les pilule contenant des progestatifs norstéroïdes (ils contiennent la syllabe « NOR », comme levonorgestrel) : Minidril, Ludéal gé, Adépal Trinordiol, Daily gé etc…

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