Dermatologie et Esthétique

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Mot-clé - cosmétiques

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lundi, 29 septembre 2014

DU BEURRE DE KARITE POUR ËTRE BELLE AU NATUREL (2)

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Pour les habituées des cosmétiques maisons, ou les chimistes amatrices qui souhaitent aller plus loin, on peut également proposer quelques recettes ayant pour base le beurre de karité.

Par exemple :

  • Pour les peaux très sèches des adultes: Faites fondre très doucement 40 ml de beurre de karité au bain-marie. Ajoutez en fouettant 20 ml d’huile d’amande douce, 15 ml d’huile d’olive, 120 ml d’huile de sésame. Versez ensuite le mélange dans un grand flacon en verre stérilisé. Vous pouvez ajouter 20 gouttes de l’huile essentielle de votre choix pour parfumer cette huile selon vos goûts. A appliquer sur peau humide après le bain ou la douche.
  • Pour les pieds secs: Faites fondre au bain-marie 50 g de beurre karité et 30 g d’huile d’amande douce. Lorsque la préparation commence à tiédir, ajoutez 15 g de gel d’aloe vera, 5 g de glycérine, 10 gouttes d’huile essentielle (HE) de citron, 10 gouttes d’HE de cyprès, 5 gouttes d’HE de lavande et 5 gouttes d’HE d’arbre à thé, que vous aurez préalablement mélangées dans un autre récipient. Transvaser ensuite la préparation dans un récipient en verre stérilisé. Laissez refroidir avant utilisation. Vous pouvez appliquer ce baume couche épaisse pendant quelques heures voire toute une nuit en emballant vos pieds dans du film alimentaire.
  • Après avoir passé la journée au soleil : Mélangez au bain-marie 2 cuillères à soupe de beurre de karité à 1 cuillère à soupe d’huile d’olive, 1 cuillère à soupe d’huile de ricin et 1 cuillère à soupe d’huile de monoï. Lorsque le beurre est totalement fondu et que la préparation est homogène, mettez-la dans un pot opaque muni d’un couvercle. Laissez refroidir à température ambiante et refermez.

lundi, 15 avril 2013

CONSERVATEURS DES COSMETIQUES : ATTENTION AU METHYLISOTHIAZOLINONE

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Les conservateurs sont-ils à bannir des cosmétiques ? Après les craintes concernant les parabens, c’est au tour du méthylisothiazolinone (MI) d’être placé sous surveillance. En effet, la Société Française de Dermatologie met en garde contre ce nouveau conservateur, incriminé dans la survenue d’eczémas de contact. Le MI est présent dans nos cosmétiques de salle de bain (mais également dans les produits automobiles comme les peintures, détergents ou liquides de refroidissement...). Facile à synthétiser et bon marché, il a facilement remplacé les parabens dont les consommatrices ne veulent plus (et dire qu’on avait tant de recul sur ces produits !).

Or de plus en plus d’eczémas de contact, voire de gênes respiratoires, sont recensés, en lien avec l’utilisation de cosmétiques au MI. Tout particulièrement lors d’utilisation de produits sans rinçage. Alors, un peu de vigilance lors du choix des cosmétiques, en particulier ceux destinés aux tout-petits (c’est l’occasion de rappeler que les fesses d’un bébé se nettoient à l’eau et jamais avec une lingette).

lundi, 10 septembre 2012

LE NOUVEAU REGLEMENT EUROPEEN DES COSMETIQUES

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Jusqu’alors, les produits cosmétiques étaient régis au niveau européen par le Directive 76/768/CEE (publiée en 1976), qui a fait l’objet de nombreux amendements et adaptations parfois difficiles à transposer au niveau du droit national, créant une certaine hétérogénéité dans la règlementation. D’où la nécessité pour les législateurs d’envisager un texte unique. Ainsi, depuis le 1er décembre 2010, la directive européenne 76/768/CEE est progressivement remplacée par le Règlement Européen (CE) n° 1223/2009, qui sera complètement applicable à partir du 11 juillet 2013. La Commission Européenne s’est fixé pour but, à travers ces textes :

  • D’éliminer les incohérences juridiques.
  • D’éviter les divergences lors des transpositions nationales.
  • De renforcer la sécurité des cosmétiques, la responsabilité des fabricants et distributeurs, tout en facilitant le libre échange au sien de l’UE.



Parmi les nouveautés de ce Règlement Européen, on retiendra :

  • L’interdiction d’utiliser des substances carcinogènes (C), mutagènes (M) ou toxiques pour la reproduction (R) (article 15, annexe VI, partie 3).
  • La présence de listes « positives « et « négatives » : liste des substances interdites dans les cosmétiques (annexe II), soumises à restrictions (annexe III), liste des colorants (annexe IV), conservateurs (annexe VI), et des filtres UV autorisés (annexe VII).
  • L’introduction d’une liste de définitions claires comme : « mise sur le marché », « effets indésirables », « traces », dans le but de mettre fin aux incertitudes juridiques.
  • Le renforcement des obligations pesant sur les responsables en matière de conformité des produits, étiquetage, cosmétovigilance
  • La clarification de la nature des informations devant figurer dans l’évaluation de la sécurité des produits cosmétiques pour attester de leur sécurité.
  • L’intensification de la surveillance du marché au moyen de contrôles des produits par les autorités, et indirectement par les opérateurs économiques que sont les distributeurs de produits cosmétiques.
  • Le renforcement de la cosmétovigilance par la création d’un portail européen du signalement des effets indésirables graves.
  • La première définition des nanomatériaux et l’obligation de signaler leur présence sur l’étiquetage.
  • L’obligation d’une notification des formules des cosmétiques par les fabricants et les distributeurs dans un portail européen unique (le Cosmetic Product Notification Portal ou CPNP).



Il s’agit donc d’un remaniement profond de la précédente directive européenne, au bénéfice du consommateur, mais il faut garder à l’esprit que ce texte s’intègre toujours dans un réseau complexe de textes législatifs.



Lien : http://eur-lex.europa.eu/


Références :

  • Ferret PJ. Le nouveau règlement européen des cosmétiques. Keratin. 2011 ;17 : 28
  • Pauwels M. Human health safety evaluation of cosmetics in the EU : a legally imposed challenge to science. Toxicology and Applied Pharmacology. 2010;243:260.

lundi, 21 mai 2012

LA SECURITE DES COSMETIQUES JAPONAIS UN AN APRES FUKUSHIMA

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L’accident de la centrale nucléaire de Fukushima, le 11 mars 2011 au Japon, s’ il pose le problème de la contamination des denrées alimentaires, pose aussi celui des la contamination des produits cosmétiques, composés majoritairement d’eau.

Dans le but de veiller à la non contamination des produits importés, l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a été saisie le 22 avril 2011 par la Direction générale de la santé (DGS) sur la sécurité d’utilisation des produits cosmétiques ainsi que des matières premières entrant dans leur composition en provenance du Japon.
Voici ce que l’on trouve sur le site de l’Afssaps pour ceux qui souhaitent se rassurer.

Les informations en provenance du Japon indiquent que seuls les radionucléides iode 131, césium 134 et césium 137 sont retrouvés dans des denrées alimentaires et des aliments pour animaux.
Depuis l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima, les informations communiquées par la Mission du Japon au niveau européen à la Commission européenne indiquent qu’au 7 avril 2011, aucune contamination de marchandises non-alimentaires en provenance du Japon n’avait été détectée. Toutefois, il semble que les autorités japonaises n'effectuaient pas non plus de contrôle sur les produits destinés à l’exportation.

L’Afssaps rappelle qu’il est de la responsabilité du fabricant de s’assurer de l’absence de contamination des matières premières ou des produits cosmétiques.
Les fabricants importateurs et responsables de la mise sur le marché de produits cosmétiques doivent pouvoir justifier de l’absence de contamination par des radionucléides en assurant la traçabilité, pour chaque lot de matière première et produit cosmétique importés du Japon, des informations relatives.

Les produits non-conformes doivent être éliminés en toute sécurité selon les exigences requises par la réglementation.

En pratique donc, on se fie au sérieux et à l’honnêteté du fabricant…

Il faut donc recommander la plus grande prudence en vertu du principe de précaution, et ce d’autant plus que les autorités sanitaires françaises ne peuvent pas surveiller tout ce qui relève d’achats directs au Japon par les particuliers, via internet.

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lundi, 23 avril 2012

LES COSMETIQUES SONT-ILS DANGEREUX POUR NOTRE SANTE ? (2/2)

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Au niveau européen, il existe de nombreux produits contenant des ingrédients reconnus comme dangereux.
S’il s’agit bien souvent d’allergies de contact, des effets secondaires plus graves sont parfois rapportés, bien souvent après des expositions massives. On retrouve par exemple :

  • Les teintures et colorations capillaires ; les produits de frisage et lissage
  • Les produits dépilatoires
  • Les filtres solaires (en particulier le 3-Benzylidene-camphor qui a fini par être interdit en aout 2011 en France)
  • Les nanoparticules
  • Le fluor
  • Le peroxyde d’hydrogène
  • Les acrylates
  • Les conservateurs
  • Les tensio-actifs
  • Les parfums, aromes et colorants


Attention, cette liste n’est pas exhaustive, elle ne contient pas notamment les produits pour lesquels il n’y a pas de responsable de mise sur le marché.

Par ailleurs, il existe des subsistances que l’on retrouve dans des cosmétiques illicites (dits « underground »), par exemple :

  • La paraphénylènediamine contenue dans les tatouages éphémères noirs
  • Le clobétasol ou l’hydroquinone contenu sdans les dépigmentants illicites

Et de nombreuses autres substances dans des produits importés ou contrefaits.

Par ailleurs, il est important de citer que les cosmétiques bio peuvent aussi générer des effets secondaires graves :

  • Convulsions du nourrisson après application d’huiles essentielles
  • Eczémas de contact, en particulier au baume du Pérou, au colophane, au Fragrance Mix, et aux lactones sesquiterpéniques.


Mais là encore, la liste n’est pas exhaustive.

Alors, sans sombrer dans la paranoïa, un petit nettoyage de nos placards et une utilisation raisonnée des cosmétiques sont peut-être à prévoir…

Référence : Vigan M. Bénéfices et danger des composants des cosmétiques. Dermatologie Pratique. 2011; 352 : 12.

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lundi, 9 avril 2012

LES PRINCIPAUX ALLERGENES DE NOS COSMETIQUES

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De plus en plus de consommateurs recherchent des cosmétiques « allégés » en excipients, sans conservateurs, ou en évitant certains produits allergisants. Sans sombrer dans la phobie, on peut en effet apprendre à déchiffrer une étiquette afin d’éviter les substances les plus irritantes.

Parmi les allergènes les plus couvent retrouvés en cosmétique (ceux que l’on teste systématiquement lorsqu’il y a suspicion d’allergie de contact), on citera :

  • Le baume du Pérou, un mélange aromatique fait de résines et huiles essentielles.
  • Le formaldéhyde, qui est un conservateur fréquemment utilisé.
  • Le « fragrance mix », qui est un mélange de parfums.
  • La lanoline ou cire de laine (encore dénommée wool alcohols), qui retient l’eau.
  • Les parabens, qui sont des conservateurs.
  • La PPD ou paraphénylènediamine, qui est un colorant, en particulier des teintures capillaires ou des tatouages au henné noir.
  • La « toluene sulphonamide formaldehyde resin » (TSF resin), qui est le polymère le plus fréquemment retrouvé dans le vernis à ongles.
  • Le quaternium-15 est aussi un conservateur qui relargue du formaldéhyde.
  • La « rosin » ou « colophony » est une résine solide principalement issue de conifères.


En cas de suspicion d’allergie, une consultation en dermatologie ou allergologie est nécessaire, afin de confirmer le diagnostic et de planifier des tests le cas échéant. Le médecin vous remettra ensuite les résultats qui devraient vous permettre de traquer et éviter les coupables.

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lundi, 30 janvier 2012

LES PRODUITS DE BEAUTE DE GRAND-MERE : POURQUOI ILS NOUS SEDUISENT ENCORE

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Même si vous n’êtes pas adepte des cosmétiques, vous ne pouvez ignorer des références « cultes » comme : la crème Nivéa, l’eau précieuse, le savon Cadum, la Terracotta ou l’ambre solaire…Mais pourquoi ces produits résistent-ils après tant d’années ( la crème Nivéa a fêté ses 100 ans en mars 2011!) ? Il y a trois grandes raisons à cela.

  • La première est que nous sommes, en France en particulier, relativement attachés à des valeurs traditionnelles : transmission d’un patrimoine culinaire, attachement au monde rural…Les marques cultes de cosmétiques se placent dans cette lignée, ils offrent une valeur sûre et rassurante, et ils ont notre confiance, car s’ils durent, c’est bien parce que sont de bons produits ? Dans un monde caricaturalement en perte de repères, la « crème de ma grand-mère », que j’ai vue utiliser par ma mère également, c’est un peu la crème « doudou », réconfortante avant tout. On lui pardonne ses petites imperfections, mais elle fait partie de la famille.
  • La deuxième grande raison, c’est que tout même, ils sont intéressants ces produits : leur composition initiale répondait à un certain niveau d’exigence et leur conférait déjà des vertus traitantes, puis les améliorations apportées par les laboratoires les ont multipliées.
  • La troisième raison de ce succès tient à la stratégie de communication lors des campagnes publicitaires.


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L’exemple le plus parlant est celui de la « bonne vieille crème » Nivéa : élaborée en 1911 par l’allemand Oscar Troplowitz, qui invente l’Eucerit (ça vous rappelle une marque dermatologique du même groupe Beiersdorf peut-être ?), la marque est aujourd’hui est le leader européen de la cosmétique visage et corps et le leader mondial de la protection solaire, avec une gamme qui se veut régulièrement innovante.

Mais on pourrait également citer la saga du « bébé Cadum » dont le nom est même familier aux enfants français d’aujourd’hui. Mis au point dans les années 1910 avec de l’huile de cade, le savon Cadum est la première savonnette à petit prix qui permet de démocratiser l’hygiène en France. La communication est rapidement axée sur le monde doux et rose des bébés et le succès est total.
La suite de la publicité se fera en mettant en scène la relation mère-enfant dans les années 60 puis père-enfant dans les années 80 où « les bébés cadum ont eu des bébés ». Dans un pays avec un taux de natalité aussi fort que la France, le message passe forcément !

Espérons que nos marques chouchoutes sauront continuer d’innover, notamment dans le bio et pour le respect de l’environnement, et l’histoire pourra continuer longtemps !

Liens :
Nivéa
Cadum

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