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Mot-clé - cosmétique bio

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lundi, 12 septembre 2011

LES COSMETIQUES BIO ET LES PROBLEMES DE L’EAU

cosmetique bio

Un sujet d’actualité concernant les cosmétiques bio est celui de l’eau, qui se pose de différentes façons. Alors que nous achetons ces cosmétiques avec pour principaux objectifs la limitation des toxicités pour notre santé et notre environnement, certaines questions concernant l’eau devraient être posées…

Tout d’abord, quelle est la qualité de l’eau utilisée pour fabriquer le cosmétique ? En effet, l’eau est le principal composant des crèmes et agents nettoyants, mais bien souvent elle n’est pas certifiée bio. Or l’eau du robinet est de qualité différente selon les régions, et pas toujours exempte de produits chimiques…Si vous cherchez des labels bio plus exigeants, assurant une filtration de l’eau et la certifiant bio, vous devez vous tourner vers : Cosmos, BDIH, NaTrue, Soil Association pour l’Europe par exemple, ou OASIS aux Etats-Unis.

D’autre part, si l’on entend beaucoup parler d’empreinte CO2, on parle moins d’empreinte eau concernant la fabrication des produits de tous les jours…Or la fabrication d’un cosmétique requiert beaucoup d’eau. Définie en 2002 à l’UNESCO, la « water footprint » est un indicateur d’utilisation de l’eau incluant à la fois l’utilisation directe et indirecte de l’eau d’un consommateur ou d’un fabricant.

S’enquérir de cet « impact eau » lors de l’achat d’un cosmétique permettra également de réduire l’impact écologique des activités humaines. Par exemple, vous pouvez opter pour un shampooing solide plutôt que liquide, et bien sûr préférer les douches aux bains.

lundi, 14 mars 2011

LE TOP 10 DES INGREDIENTS BOTANIQUES DANS LES CREMES ANTI-AGE

ingrédients botaniques ingrédients botaniques 2
Parmi les extraits de plantes retenus pour leurs effets anti-age, certains se distinguent du lot. La liste ci-dessous, loin d’être exhaustive, n’exclut pas l’existence d’autres composés actifs, mais est plutôt destinée à celles qui cherchent de l’anti-age dans des produits plus naturels ou traditionnels.

  • Rosmarinus officinalis ou romarin, pour les peaux relachées ou fatiguées.
  • Vitis vinifera ou extraits de pépins de raisins car les polyphénols qu’ils contiennent luttent contre le stress oxydatif.
  • Oenothera biennis ou onagre bisannuelle, elle contient des acides gras essentiels qui aident à l’hydratation de la peau.
  • Glycyrrhiza glabra ou réglisse glabre, pour ses propriétés hydratante et anti-oxydantes.
  • Aframomum angustifolium (longoza plant) ou maniguette fine pour ses vertus stimulantes sur la collagénèse.
  • Diosgénine ou igname sauvage, pour son rôle de phyto-œstrogène, donc destinée au femme ménopausées sans traitement hormonal substitutif.
  • N6 furfuryladenine ou kinétine, pour son action anti-oxydante, aidant à luttre contre les dégâts cellulaires provoqués par les radicaux libres.
  • Ergothionéine, autre anti-oxydant piégeur de radicaux libres.

Et c’est encore mieux si votre alimentation est équilibrée et riche en anti-oxydants. En tout cas vous n’avez plus d’excuse pour manquer d’inspiration à la fête des mères !

Source: Cronin H. Top ten botanical ingredients in anti-ageing creams. J Cosmet Dermatol. 2010; 9(3): 218

lundi, 10 janvier 2011

QUOI DE NEUF EN COSMETIQUES BIO EN 2011 ?

nouveautés cosmétiques 2011

Si les cosmétiques bio ne vous sont plus totalement inconnus, vous vous demandez peut-être ce qui nous attend au cours de cette année. Voici quelques points forts de ce que 2011 nous réserve… Tout d’abord, d’après les spécialistes du marché, la demande ne va cesser de croitre dans les pays industrialisés. Cette tendance, qui avait échappé à la crise de 2009, laisse prédire à Greenpeace que la demande aura triplé d’ici à 2050 !

Cette croissance va poser le problème de la gestion des matières premières, car les plantations bio s’épuisent et doivent être soumises à une gestion durable.

nouveautés cosmétiques 2011 2

Concernant les labels, le label européen COSMOS devrait peu à peu remplacer nos labels nationaux, et nous gagnerons au change ! En effet, COSMOS (premier standard européen harmonisé créé en 2008) garantira que au moins 20% du produit fini sera bio (contre 10% bien souvent actuellement), et ceci inclura l’eau, qui jusqu’alors était rarement certifiée.

Enfin, vous aurez compris que l’enjeu actuel consiste aussi à résoudre les problèmes posés par l’eau : réussir à certifier « bio » cet ingrédient majeur de nos cosmétiques (eh, oui, beaucoup de fabricants utilisent encore la bonne eau brute du robinet !), et s’attacher à réduire l’empreinte eau, c'est-à-dire à minimiser les quantités d’eau utilisées pour fabriquer le produit et l’acheminer jusqu’au point de vente. Voici donc les nouveaux challenges de la cosmétique bio, pour améliorer le bien-être du consommateur et de la planète.

lundi, 20 décembre 2010

COSMETIQUES BIO : QUELS SONT LES LABELS FIABLES ?

Prise de conscience collective plutôt qu’effet de mode, le passage au bio dans les cosmétiques est de plus en plus fréquent et souhaité. Seulement, il est parfois difficile de s’y retrouver, surtout sur le net, d’autant plus que les contrefaçons existent aussi dans ce domaine.
label bio

Voici les labels à chercher sur l’emballage :

  • ECOCERT : c’est un organisme de contrôle et de certification, dont l’activité est encadrée par les Pouvoirs Publics et la législation. Ce label donne une garantie sur le respect rigoureux de cahiers des charges applicables à des produits (alimentaires ou cosmétiques), des systèmes ou des services.
  • COSMEBIO : c’est l'Association Professionnelle Française de la Cosmétique Ecologique et Biologique qui regroupe l'ensemble des acteurs de la filière (fournisseurs de matières premières, laboratoires cosmétiques, distributeurs). Pour pouvoir être adhérent à cosmébio et utiliser les logos propres à la Cosmétique Ecologique et Biologique, il faut avoir reçu la certification d’un organisme de contrôle indépendant.
  • NATURE & PROGRES : c'est l'une des principales et des plus anciennes organisations de l'agriculture biologique en France et en Europe, dont le cahier des charges est consultables en ligne.
  • BDIH : C'est en Allemagne, pays précurseur en la matière, qu'est né en 1996 le groupe « cosmétiques naturels » du BDIH (fédération de marques pharmaceutiques et d'industries œuvrant dans le domaine de la santé, de la diététique et des produits d'hygiène). Un cahier des charges concernant la production de produits de beauté naturels est alors élaboré. Sur cette base, un organisme indépendant veille à examiner la composition des produits à certifier, et leurs méthodes de production .

Quant au choix des produits, là c’est une autre histoire. Je vous rappelle que « bio » ne signifie pas sans effet secondaire (que ce soit allergie, irritation, photosensibilisation) et qu’il faut bien respecter les dates de péremption après ouverture lorsqu’il n’y a aucun conservateur.

Enfin, nous penserons tous à recycler nos emballages après utilisation.