Dermatologie et Esthétique

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lundi, 23 février 2015

10 BONNES RAISONS DE FONDRE POUR L’HUILE DE COCO

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Une huile naturelle à l’odeur envoutante et aux bienfaits multiples. L’huile de coco ne manque pas d’atouts pour vous séduire.
L’huile de coco ne fait pas partie des huiles végétales auxquelles on pense le plus en cosmétique, et pourtant elle regorge de bienfaits pour la peau comme pour les cheveux.
L’huile de coco est aussi appelée huile de coprah. Elle est utilisée dans la fabrication du monoï. Voici 10 raisons de ne pas s’en priver.

1. Elle contient des anti-oxydants
2. Elle nourrit les cheveux
3. Elle stimule la croissance des cheveux
4. Elle nourrit les ongles
5. Elle raffermit la peau
6. Elle augmente l’élasticité de la peau
7. Elle est cicatrisante et anti-bactérienne
8. Son odeur nous transporte au paradis
9. Elle est solide à température ambiante et ne coulera pas dans votre trousse de toilette
10. Elle est peu couteuse

En revanche, elle est riche en graisses saturées, ce qui en fait une huile déséquilibrée sur le plan nutritionnel. A garder dans sa salle de bain donc.

lundi, 26 mai 2014

QUE FAIRE D’UN PRODUIT DE BEAUTE QUI NE CONVIENT PAS ?

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Tout le monde s’est déjà retrouvé dans cette situation où le cosmétique acheté ne convient pas ou plus. Mais impossible de le rendre après ouverture…et difficile de la jeter après l’avoir payée.
Voici quelques astuces pour recycler ou utiliser différemment un produit qui ne conviendrait pas.

La crème de visage est trop fluide :
Vous pouvez l’utiliser comme un sérum, sur peau nettoyée, en appliquant par-dessus un autre soin plus couvrant. Vous pouvez également l’utiliser comme un lait nettoyant, afin de vous démaquiller au coton. Il vaut mieux terminer par une lotion nettoyante pour finir d’enlever les impuretés à la fin.

La crème de visage est trop épaisse :
Elle fera une excellente crème pour les mains au coucher, car la peau des mains est fine, fragile, et régulièrement abimée par les lavages. On peut aussi l’appliquer sur le cou ou le décolleté.

Le shampoing ne convient pas :
Il est recyclable en nettoyant pour brosses, pinceaux, accessoires de maquillage ou de coiffure. Le shampoing est par ailleurs un bon nettoyant pour vos lunettes, de vue, comme de soleil.

Le fond de teint est trop foncé :
Vous pouvez le diluer au creux de la main dans votre crème de jour afin de l’éclaircir.

Le fond de teint est trop clair :
Vous pouvez l’associer à une crème de jour teintée ou une BB ou CC crème de teinte plus soutenue.

Le fard à paupière vert ne vous intéresse plus :
Il peut devenir un camoufleur de boutons idéal, avant d’appliquer le fond de teint : le vert masque les rougeurs. Et le fond de teint masque le vert…

Ce maquillage beige est décevant… :
Il peut de même devenir un très bon correcteur pour dissimuler les boutons.

La crème exfoliante est trop irritante sur le visage :
Qu’à cela ne tienne, vous devez bien posséder d’autres zones à adoucir ? (jambes et fesses dans un premier temps).

lundi, 12 septembre 2011

LES COSMETIQUES BIO ET LES PROBLEMES DE L’EAU

cosmetique bio

Un sujet d’actualité concernant les cosmétiques bio est celui de l’eau, qui se pose de différentes façons. Alors que nous achetons ces cosmétiques avec pour principaux objectifs la limitation des toxicités pour notre santé et notre environnement, certaines questions concernant l’eau devraient être posées…

Tout d’abord, quelle est la qualité de l’eau utilisée pour fabriquer le cosmétique ? En effet, l’eau est le principal composant des crèmes et agents nettoyants, mais bien souvent elle n’est pas certifiée bio. Or l’eau du robinet est de qualité différente selon les régions, et pas toujours exempte de produits chimiques…Si vous cherchez des labels bio plus exigeants, assurant une filtration de l’eau et la certifiant bio, vous devez vous tourner vers : Cosmos, BDIH, NaTrue, Soil Association pour l’Europe par exemple, ou OASIS aux Etats-Unis.

D’autre part, si l’on entend beaucoup parler d’empreinte CO2, on parle moins d’empreinte eau concernant la fabrication des produits de tous les jours…Or la fabrication d’un cosmétique requiert beaucoup d’eau. Définie en 2002 à l’UNESCO, la « water footprint » est un indicateur d’utilisation de l’eau incluant à la fois l’utilisation directe et indirecte de l’eau d’un consommateur ou d’un fabricant.

S’enquérir de cet « impact eau » lors de l’achat d’un cosmétique permettra également de réduire l’impact écologique des activités humaines. Par exemple, vous pouvez opter pour un shampooing solide plutôt que liquide, et bien sûr préférer les douches aux bains.

lundi, 20 juin 2011

UNE AVANCEE DANS LA COMPREHENSION DE LA ROSACEE

UNE AVANCEE DANS LA COMPREHENSION DE LA ROSACEE



Motif fréquent de consultation en dermatologie, la rosacée est une pathologie caractérisée par une inflammation chronique de la peau du visage qui peut beaucoup impacter la qualité de vie. Au programme de ces peaux sensibles: rougeurs plus ou moins permanentes, couperose, épisodes de flushes (rougissement brutaux du visage), petits boutons rouges ressemblent à de l’acné, voire une atteinte oculaire.
Les traitements actuels font globalement appel aux cosmétiques apaisants, aux antibiotiques et aux lasers vasculaires. Parfois de petites doses d’isotrétinoïne, prescrite hors Autorisation de Mise sur le Marché, est l’ultime recours lorsque plus rien n’y fait.

Des publications récentes viennent éclairer un peu la compréhension de cette affection bénigne mais très pénible. Une équipe de l’université de San Diego, Californie, a récemment mis en évidence que des altérations des réponses immunitaires entre en jeu dans la survenue des altérations vasculaires et inflammatoires de la rosacée. D’autre part, cette équipe a mis en évidence que l’excès de certaines enzymes et protéines des couches supérieures de la peau (les Stratum Corneum Tryptic Enzymes et la cathelicidine) participent aux symptômes de la maladie. Enfin, la suractivation des récepteurs de l’immunité TLR2 est également impliquée, comme dans l’eczéma atopique.

Si cela ne veut rien dire de concret pour les patients pour l’instant, il faut entrevoir les débouchés thérapeutiques que cela représente : de nouvelles cibles à viser avec des médicaments et des cosmétiques dans les années qui viennent. Donc d’autres armes pour aider des patients bien souvent résignés.

Sources :

  • Yamasaki K. TLR2 Expression Is Increased in Rosacea and Stimulates Enhanced Serine Protease Production by Keratinocytes. J Invest Dermatol. 2010 Nov 25. Epub ahead of print
  • Yamasaki K. The molecular pathology of rosacea. J Dermatol Sci. 2009;55(2):77-81

lundi, 10 janvier 2011

QUOI DE NEUF EN COSMETIQUES BIO EN 2011 ?

nouveautés cosmétiques 2011

Si les cosmétiques bio ne vous sont plus totalement inconnus, vous vous demandez peut-être ce qui nous attend au cours de cette année. Voici quelques points forts de ce que 2011 nous réserve… Tout d’abord, d’après les spécialistes du marché, la demande ne va cesser de croitre dans les pays industrialisés. Cette tendance, qui avait échappé à la crise de 2009, laisse prédire à Greenpeace que la demande aura triplé d’ici à 2050 !

Cette croissance va poser le problème de la gestion des matières premières, car les plantations bio s’épuisent et doivent être soumises à une gestion durable.

nouveautés cosmétiques 2011 2

Concernant les labels, le label européen COSMOS devrait peu à peu remplacer nos labels nationaux, et nous gagnerons au change ! En effet, COSMOS (premier standard européen harmonisé créé en 2008) garantira que au moins 20% du produit fini sera bio (contre 10% bien souvent actuellement), et ceci inclura l’eau, qui jusqu’alors était rarement certifiée.

Enfin, vous aurez compris que l’enjeu actuel consiste aussi à résoudre les problèmes posés par l’eau : réussir à certifier « bio » cet ingrédient majeur de nos cosmétiques (eh, oui, beaucoup de fabricants utilisent encore la bonne eau brute du robinet !), et s’attacher à réduire l’empreinte eau, c'est-à-dire à minimiser les quantités d’eau utilisées pour fabriquer le produit et l’acheminer jusqu’au point de vente. Voici donc les nouveaux challenges de la cosmétique bio, pour améliorer le bien-être du consommateur et de la planète.

lundi, 21 juin 2010

COSMECEUTIQUE : MAIS DE QUOI S’AGIT-IL ?

signification de la cosmétique

Que ce soit dans les congrès de dermatologie ou dans les magazines, on nous parle beaucoup de « cosméceutique ». Or ce mot, d’apparition récente, sonne familièrement à nos oreilles, mais ne nous évoque pas toujours quelque chose de très clair.

Par définition, et synthétiquement, un cosmétique est un produit destiné à être appliqué sur la peau (ou les muqueuses) afin de la nettoyer, l’entretenir, l’embellir. Le terme «cosméceutique» désigne des produits dont les ingrédients ont un effet biologique sur la peau ou qui offrent des avantages semblables à ceux d’un médicament tout en n’étant pas classifiés en tant que médicaments. Les crèmes anti-âge les plus récentes utilisent des principes actifs pour lesquels il y a souvent des preuves scientifiques d’efficacité, et que l’on nomme donc cosméceutiques. Cependant, paradoxalement, ce terme n’est pas reconnu par la F.D.A. américaine, et ne figure pas dans le répertoire de l’Afssaps en France. Il y a donc à ce jour un flou autour de cette dénomination, et les crèmes visant à stimuler le derme répondent ( par défaut ?) à la législation concernant les cosmétiques.

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lundi, 7 juin 2010

LES COSMETIQUES DESTINES AUX YEUX : LES RECOMMANDATIONS DE LA F.D.A.

cosmetique yeux

Concernant l’utilisation de cosmétiques destinés au maquillage et nettoyage des yeux, le site de la Food and Drug Administration (USA) propose un guide exhaustif des informations à connaître. Je vous en propose un petit récapitulatif, plus digeste, en particulier pour les non-anglophones.

  • Ne pas échanger ni partager le maquillage pour les yeux, c’est une question de propreté. Si vous essayez un produit en démonstration, vérifier que l’applicateur est à usage unique.
  • Ne pas se maquiller les yeux dans les transports : un petit heurt et vous risquez de vous érafler la cornée, avec des suites plus ou moins compliquées.
  • Comme pour tous les cosmétiques, les produits destinés aux yeux doivent porter le détails des ingrédients qu’ils contiennent (du moins sur ou dans l’emballage). C’est la loi, en France comme aux Etats-Unis.
  • Méfiez-vous du khol, bien qu’il soit d’usage traditionnel ! Le khol n’est pas autorisé en tant que cosmétique aux USA car il contient des sels de métaux lourds ( antimoine, plomb) et des intoxications au plomb chez l’enfant ont été rapportées en rapport avec l’usage de khol.
  • Vérifiez que les colorants de ces cosmétiques figurent parmi la liste des colorants autorisés aux USA pour l’œil.
  • N’utilisez pas votre maquillage en cas d’infection oculaire, vous risquez de contaminer tout le produit.
  • Résistez à la tentation des colorations, des faux cils et extensions. Tous ces produits (colorants et colles)peuvent être très irritants pour une zone aussi fragile que la paupière.

Voici donc quelques règles de base qui devraient vous permettre de faire bon usage de votre panoplie de séductrice.

Lien F.D.A.

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lundi, 31 mai 2010

COSMETIQUES FAITS MAISON : QUE SAVOIR AVANT DE SE LANCER

cosmetique maison

Dans la tendance « green-attitude », et dans le souci du respect de l’environnement et son corps, les cosmétiques fait-maison se développent depuis quelques années. Difficile de ne pas être tentée par ce qui semble être à la fois sain, ludique, écolo et économe. Mais il y a plusieurs choses à savoir avant de se lancer.

  • La première est de se documenter : pas question de partir à l’aveuglette sans savoir ce qu’est un label bio, une huile essentielle etc…Pour des bases solides et fiables, je vous recommande les livres suivants (plutôt que le net, source du meilleur comme du pire) : « Créez vos cosmétiques bio » de Sylvie Hampikian (Edition Terre Vivante l’écologie pratique), ou « Les meilleures recettes de beauté naturelle » de Rita Steins (Edition Leduc.S).
  • La deuxième est de choisir des produits de qualité : vous les trouverez dans les magasins bio, ou par correspondance.

Attention à vérifier les labels : Cosmébio, Nature et Progrès, BDIH sont les plus exigeants.

  • La troisième est de respecter les recettes : choix du produit, respect des doses et du temps de préparation sont les clés du succès.
  • La quatrième est le choix du contenant : préférez les récipients en verre, stérilisés. De même les durées de conservation sont à respecter, même si vous ajouter des conservateurs naturels. Cela va de quelques jours (pour les produits frais), à quelques mois pour les huiles.
  • La cinquième, enfin, est le réalisme : faire ses cosmétiques prend un peu de temps, et demande des efforts. Vous ne pourrez pas toujours rivaliser avec les cosmétiques bio industriels. Le plus simple me paraît d’équilibrer, pour que l’usage du cosmétique reste un plaisir : un peu de home-made, un peu acheté, en recyclant bien sûr les emballages.

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