Dermatologie et Esthétique

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Mot-clé - acide hyaluronique

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lundi, 28 avril 2014

COMMENT STOPPER LES PREMIERS SIGNES DU VIEILLISSEMENT DU VISAGE ?

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Selon le type de peau, on peut commencer à noter dès la vingtaine (mais plus généralement la trentaine) les premiers signes du vieillissement du visage. Subtiles et discrets, ils n’en sont pas moins dérangeants : taches brunes, ridules du tour de l’œil, perte d’élasticité de la peau, cernes…Sans devenir obsessionnel, il y a tout de même des gestes intéressants à entreprendre à cet âge, afin de ralentir le processus naturel de vieillissement de le a peau.

Le traitement des pattes d’oie :
Il se fait avec des injections de toxine botulique principalement, dans le but de limiter la contraction des muscles qui vont creuser les rides. Les froissures permanentes peuvent aussi bénéficier d’injection de mésothérapie ou d’acide hyaluronique peu épais.

Les taches brunes :
Il est temps de prendre conscience que le soleil ne vous veut pas que du bien. La lutte contre les taches fera également appel à des crèmes éclaircissantes et des peelings aux acides de fruits afin d’unifier le teint.

Les sillons nasogéniens :
Chez les sujets jeunes qui n’ont pas (encore) besoin de lifting, le traitement des sillons nasogéniens se fait par des injections d’acide hyaluronique, ce qui va les estomper et stimuler localement la fabrication de tissu de soutien.

La perte d’élasticité et de densité :
Il faut envisager des traitements de l’ensemble du visage : cosmétiques adaptés, laser de réjuvénation, peelings…Ces actes visent à stimuler la formation de tissu de soutien (collagène, élastine, acide hyaluronique) et doivent être alternés, par exemple d’une année sur l’autre, afin de réveiller les peaux fatiguées.

La perte de l’éclat du teint :
Les crèmes exfoliantes et peelings chimiques sont les traitements de choix : ils permettent de lisser la surface, d’homogénéiser la couleur, d’affiner le grain de peau, tout en ayant aussi une action anti-ride.

lundi, 18 juin 2012

LE TRAVAIL GENERE-T-IL DES RIDES ?

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Il va être difficile d’aborder ce sujet avec votre chef, mais la question mérite d’être posée en dehors du bureau : abime-t-on sa peau au boulot ?
La réponse est oui, mais la solution n’étant pas de changer de poste, il convient plutôt de comprendre ce qui se passe et comment y remédier.

En tête de liste des pourvoyeurs de rides, arrive le travail sur ordinateur. En effet, les efforts d’accommodation qu’il peut susciter creusent les rides du lion (entre les sourcils), et des pattes d’oie. Ceci est majoré si vos lunettes ne sont pas adaptées à votre vision, ou si vous tournez le dos à une fenêtre, et devez lutter contre les reflets sur votre écran. Je vous conseille donc d’améliorer l’éclairage et de faire le point une fois par an avec votre ophtalmologue.
De même si vous travaillez en extérieur ou passez du temps au volant, vous plisserez bien souvent les yeux et les sourcils sans vous en rendre compte. Il faut également revoir régulièrement votre correction oculaire et vous munir de lunettes de soleil couvrantes car les UV abiment également le cristallin et sont source de cataractes.

Lorsque les rides sont installées, on peut proposer des injections de toxine botulique voire d’acide hyaluronique afin d’immobiliser les muscles et/ou de combler les sillons existants.

L’autre pourvoyeur de ridules est l’air conditionné, asséchant particulièrement les peaux claires ou réactives. Il faut alors éviter de travailler juste sous l’aération, penser à boire régulièrement (1,5 litre d’eau par jour) afin d’hydrater votre peau de l’intérieur, et choisir une crème riche qui soit nourrissante sans être occlusive.

Enfin, on ne le répètera jamais assez, le stress lié à l’ambiance de travail, aux transports ou aux mauvaises habitudes alimentaires , retentit sur tous les organes et est particulièrement visible au niveau de la peau : teint terne, pores dilatés (voire acné), traits tirés, peau qui s’affine…Tout ceci constitue un signal d’alerte qui doit vous faire – si possible- repenser vos conditions de travail. Prévoir une pause zen au thé vert dans l’après-midi, apporter son repas préparé à la maison, décaler ses horaires de travail pour éviter les bouchons, sont autant de petites mesures choisies par certains pour limiter les stress du travail. Quand les dégâts commencent à se voir toutefois, votre dermatologue peut vous aider à trouver les soins qui permettront d’entretenir la vitalité et l’éclat de votre peau.

Enfin, il ne faut pas oublier que l’amélioration des conditions de travail bénéficie à tout l’organisme, la peau ne reflétant que ce qui se passe à l’intérieur…vous serez donc gagnante sur tous les plans !


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lundi, 30 avril 2012

INJECTIONS : LE MIEUX EST-IL L’ENNEMI DU BIEN ?

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Les injections, qu’elles soient d’acide hyaluronique ou de toxine botulique, sont destinées à atténuer les rides du visage, à détendre les traits et à ralentir le cours du temps. Spécificité française ou exception culturelle, nous avons dans notre pays des patientes qui souhaitent des résultats naturels, le comble de la vulgarité étant pour certaines que l’acte puisse être identifié.

Au contraire, dans la plupart des autres pays, l’injection est un signe extérieur de richesse et l’on considère que « si l’on paye, il faut que ça se voit ».
Dans certains autres cas, la pression est telle sur les épaules des femmes, que la quête de la perfection se poursuit inexorablement, par exemple chez certaines américaines qui s’imposent d’être performantes et « successfull » sur tous les plans.

Pourtant, s’il y a bien un domaine où il faut savoir s’arrêter, c’est en matière d’injections. Le mieux est en effet l’ennemi du bien sur un visage, et de même que le sel, il est facile de rajouter de l’acide hyaluronique ou de la toxine botulique, mais il est difficile d’en enlever lorsqu’on a eu la main trop lourde !

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Parmi les erreurs classiques avec la toxine botulique, on peut citer :

  • La tentation du vouloir totalement lisser le front, ce qui peut entrainer un abaissement trop marqué des sourcils (et oui, le muscle frontal sert à élever les sourcils) d’où un air endormi ou morne.
  • L’injection d’une dose élevée de toxine sur les pattes d’oie afin de les lisser, mais cela perturbe aussi la pompe de drainage lymphatique de la paupière inférieure, qui devient donc lourde et pochée.
  • Les injections trop basses au niveau de la patte d’oie, entrainant une atteinte du muscle petit zygomatique (essayez donc de sourire après ça…de toute façon vous n’en aurez plus envie).
  • Le rajout de toxine au niveau des rides du lion (qui sont il est vrai parfois coriaces), entrainant une petite diffusion de produit au niveau du releveur de la paupière supérieure. La paupière devient alors lourde est difficile à maquiller pendant quelques semaines.


Concernant l’acide hyaluronique, on peut également citer classiquement:

  • L’injection de produits trop épais ou en trop grande quantité au niveau des cernes ou des rides de la lèvre supérieure : l’appel d’eau associée à la mise en place du filler peut entrainer une surcorrection avec des poches sous les yeux ou une projection de la lèvre supérieure en avant. Dans le pire des cas, un « boudin » de produit est visible.
  • Les injections trop généreuses au niveau des lèvres ( la hantise des Françaises qui ont toujours quelques contre-exemple à citer avant l’injection : « Docteur, je ne veux surtout pas ressemble à… »). Sur cette zone particulièrement délicate, il convient de respecter les proportions de la bouche (longueur/largeur), et l’anatomie initiale (on ne peut pas recréer le dessin des lèvres, seulement les remplir plus ou moins).
  • Les injections du bas du visage afin de redessiner l’ovale et éviter un lifting : croyez-vous sincèrement que le fait de charger les volumes du menton et du bas des joues va améliorer l’apparence lorsqu’on a un problème d’affaissement des tissus ??


Dans tous les cas, donc, il vaut mieux être un peu sous-corrigé que sur-corrigé. Et ce d’autant plus que la régularité des injections (sans excès tout de même) est récompensée par une meilleure durabilité du produit, y compris avec la toxine botulique.

Le travail de correction se fait donc au fil des années, en douceur, et dans la discrétion pour celles et ceux qui ne veulent pas raconter leur vie.

Photos: Jocelyn Wildenstein, la femme panthère, puis les frères Bogdanov

lundi, 20 février 2012

LES DENTISTES BIENTOT PRIVES D’ACIDE HYALURONIQUE ?

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Il y a quelques jours, la Direction Générale de la Santé vient d’annoncer la publication prochaine d’un décret interdisant aux dentistes les injections d’acide hyaluronique. Ces produits sont communément destinés au comblement des rides, et parfois à la restauration des volumes du visage.

Placés dans le derme ou juste en dessous, ils nécessitent une parfaite connaissance de l’anatomie locale et des interactions avec le tissu cutané. Pour l’Ordre des Médecins, de telles injections n’entrent donc pas dans le champ de compétences des dentistes. Ce que ces derniers démentent considérant que « les tissus attenants aux dents, aux maxillaires et à la bouche entrent bien dans leur champ de compétences ».

Pour l’instant le débat est à suivre, mais il ne faudra pas perdre de vue que, qu’une part l’intérêt des patients doit primer sur les intérêts personnels des uns et des autres, et que d’autre part dentistes et dermatologues peuvent travailler conjointement et mettant leurs compétences complémentaires au service du patient afin d’optimiser sa prise en charge.

lundi, 19 décembre 2011

LES STATISTIQUES AMERICAINES DES PROCEDURES ESTHETIQUES DE FIN D’ANNEE

stat usa 2011
Comme chaque fin d’année, nous attendions tous les chiffres publiés par l’American Society of Plastic Surgeons sur les procédures esthétiques de l’année précédente. Voici donc le cru 2011, se rapportant aux actes médicaux et chirurgicaux réalisés aux Etats-Unis en 2010.

Les faits marquants ont été les suivants :

  • Par rapport à 2009, année de crise, les procédures médicales et chirurgicales sont en augmentation de 6 et 2% respectivement. Le total des procédures s’élève à 13,1 millions.
  • Les patients sont encore majoritairement des patientes (91%).
  • La région la plus concernée par les actes esthétiques est la côte ouest (ce qui va encore alimenter la phobie du « look californien » chez les Françaises… ).
  • Près de la moitié des actes sont réalisés chez les 40-54 ans.
  • Le top 5 des actes dermatologiques regroupe toujours les actes suivants : injection de toxine botulique acide hyaluronique…, peelings chimiques, épilation laser, puis microdermabrasion (en chute de 9%).
  • Le top 5 des actes chirurgicaux à visée esthétique regroupe : l’augmentation mammaire, la chirurgie du nez ou des paupières, la liposuccion, et l’abdominoplastie (« tummy tuck »), pourtant connue pour la taille de ses cicatrices.


Par ailleurs, parmi les procédures qui sont en recul et qui pourraient faire pressentir les tendances des années à venir (que ce soit en Europe ou aux USA), on notera : le traitement médical de la cellulite (pas de miracle, on le sait), l’utilisation des lasers fractionnés non ablatif (type Fraxel®), la microdermabrasion (certainement délaissée au profit des dermabrasions lasers ), et bien sûr les injections de collagène dont l’origine animale ou bovine pose le problème de la sécurité sanitaire.

Enfin, pour celles ou ceux qui aiment les chiffres, voici le lien vers le rapport complet, intégralement et gratuitement téléchargeable.

lundi, 14 novembre 2011

LA TROUSSE DE TOILETTE IDEALE POUR LES JEUNES FEMMES

Plus gros organe du corps humain, la peau est soumise aux stimulations internes ( hormonales, alimentaires, médicamenteuses ) et externes (pollutions et UV principalement). trousse toilette
La physiologie de la peau s’adapte donc en permanence, ce qui explique les variations constatées, souvent au niveau du visage.
La panoplie cosmétique idéale doit donc tenir compte de ces modifications per-annuelles. Parmi les indispensables, on conseille donc aux femmes :

  • Un nettoyant doux sans rinçage : en effet, même pour celles qui ne se maquillent pas, le débarbouillage est nécessaire à la fin de la journée, afin d’enlever poussières et cellules mortes. L’eau du robinet et le savon sont souvent une source d’agression pour la peau du visage déjà soumise aux intempéries, aux UV et à la pollution, alors, mieux vaut ne pas se décaper lors de la toilette. Vous pouvez opter au choix pour un l otion micellaire ou un lait nettoyant. Par exemple : Créaline lotion (Bioderma), Tolérance extrème lait (Avène), Provegol lotion (SVR)…
  • Une crème apaisante restructurante pour l’épiderme. Très utile en cas d’irritations par un cosmétique ou par le froid, notamment sur les paupières inférieures. Ces crèmes peuvent être appliquées matin et/ou soir, même en l’absence d’irritations. Par exemple : Eucerin crème calmante visage à 12 % d’oméga, Xemose Cerat (Uriage)…
  • Une crème pour le corps hydratante et lissante à la fois : il faut privilégier les produits à 10% d’urée (ou équivalents) : Iso-Uréa (LaRoche Posay), Xerial 10 (SVR), Eucerin urée corps 10%…A appliquer une fois par jour.
  • Un soin anti-acné léger car d’une part, les jeunes femmes peuvent avoir un petit fond d’acné jusqu’à 45 ans, d’autres part, les crèmes aux AHA améliorent le grain de peau en exfoliant l’épiderme et stimulent également la collagénèse, d’où une action anti-rides. Par exemple : Sebium AKN (Bioderma), Effaclar Duo ( LA Roche Posay), Keracnyl crème (Ducray). A utiliser en fonction de la tolérance : quotidiennement ou deux à trois par semaine le soir.
  • Une crème anti-ride à l’acide hyaluronique convenant pour le visage et le contour des yeux. Le but est de réhydrater les couches supérieures de la peau tout en stimulant la collagénèse du derme. Par exemple : Denséal (Avène), Matriciane Rides (Bioderma), Specilift (SVR)…


Voilà donc de quoi survivre été comme hiver. A vous ensuite de jongler entre les différents produits, et d’adapter le rythme des applications à l’état de votre peau.

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lundi, 7 février 2011

BEAUTE DES OREILLES : QUAND TOUS LES DETAILS COMPTENT

oreilles

Dans les multiples domaines d’extension des applications des fillers résorbables, le plus récent concerne l’injection du lobe des oreilles. Eh oui, un lobe bien galbé est un signe juvénile ! Ce n’est pas la première chose à laquelle on pense quand on parle des volumes du visage, mais les lobes sont également soumis au vieillissement de multiples façons :

  • Vieillissement intrinsèque, programmé, et ce d’autant plus qu’il n’y a ni os ni cartilage pour soutenir le derme.
  • Vieillissement extrinsèque, du fait des UV, du tabac, et des agressions mécaniques principalement.

Du coup, affaissement, perte de substance, taches et ridules viennent trahir ou marquer le cours du temps. Les fillers résorbables sont dans ce cas destinés à galber le lobe, permettre une meilleure tenue des boucles d’oreilles ou faire apparaitre un trou de perçage plus petit. Et si les injections d’acide hyaluronique ne sont pas pratique courante en France, elles sont définitivement plus répandues aux Etats-Unis. Quant à savoir si nous en arriverons un jour là, c’est une autre histoire.

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lundi, 31 janvier 2011

LES CELLULES SOUCHES ASSOCIEES A L’ACIDE HYALURONIQUE : UNE NOUVELLE VOIE DE RECHERCHE POUR LA VOLUMETRIE ?

Voilà peut-être ce que nous réserve la recherche en matière de volumétrie, c'est-à-dire les traitements visant à restaurer les formes du visage.
cellule souche

Une étude publiée dans un très sérieux journal de chirurgie plastique début 2010 s’intéresse à l’adjonction de cellules souches dans un réseau d’acide hyaluronique, en tant que produit de comblement. L’intérêt de cette association est que la transplantation de cellules souches issues du tissu adipeux contribue à l’établissement d’un réseau fibrovasculaire de soutien.

Les effets thérapeutiques potentiels ont été évalués sur modèle de peau de souris exposés aux UV. Dans ce contexte, les études en microscopie électronique et IRM ont montré que les cellules souches s’incorporaient activement dans le dépôt d’acide hyaluronique et formaient un réseau fibrovasculaire organisé à 3 semaines.
De plus l’association des cellules souches dérivées et de l’acide hyaluronique induisait une augmentation significative des précurseurs du collagène. Enfin, sur ce modèle murin, l’injection de cette association abolissait les rides cutanées photo-induites. Les auteurs concluaient que l’association de cellules souches dérivées du TA et d’acide hyaluronique pourrait être prometteuse dans la cadre de la volumétrie de longue durée pour l’augmentation tissulaire en chirurgie reconstructrice.

Bien sûr, il faudra encore plusieurs années et de nombreuses autres études, sur peau humaine et in vivo chez l’Homme avant de conclure, mais ceci ouvre des perspectives intéressantes, aussi bien en reconstruction qu’en esthétique.

Référence :

Altman AM. Human Tissue-Resident Stem Cells Combined with Hyaluronic Acid Gel Provide Fibrovascular-Integrated Soft-Tissue Augmentation in a Murine Photoaged Skin Model. Plast Reconst Surg. 2010. 125(1):63-73

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lundi, 16 août 2010

LES CERNES : QU’EST-CE QUI MARCHE VRAIMENT ?

cernes

Zone de toutes les demandes, le pourtour orbitaire au sens large est aussi la zone de toutes les déceptions, voire de bien des incidents. Quand une patiente arrive en me demandant ce qu’on peut faire pour ses cernes, la première des questions que je lui pose est si nous parlons bien de la même chose. En effet, les « cernes » font références aussi bien à la notion de volume (poches, ou au contraire creux), que de couleur.

On distingue donc les problèmes liés à la coloration (cernes violacés, cernes pigmentés), les problèmes de ridules ( généralement dus à une finesse de la peau et à l’action du muscle orbiculaire qui froisse la patte d’oie), les problèmes de poches ou de creux. L’insatisfaction de bon nombre de patient(e)s après un traitement des « cernes » tient au fait que parfois médecin et patient ne se sont pas compris sur la nature du problème à traiter, et par ailleurs, que la zone est délicate.

Si l’on veut schématiser, il est plus facile de traitre les problèmes de volumes que ceux de couleurs. Des poches sous les yeux requièrent un traitement chirurgical (blépharoplastie inférieure), des cernes creux peuvent être remplis par des injections d’acide hyaluronique ou de graisse.

Les ridules peuvent répondre à la toxine botulique au niveau des pattes d’oie, et à la mésothérapie qui hydrate et stimule la peau, ou aux lasers de resurfacing.

Les cernes colorés enfin, posent le plus de problèmes. Si certains patients ont de très bon résultats, ils ne sont pas forcément reproductibles. Les cernes violacés, d’origine vasculaire, peuvent être estompés par les injections de comblement , à condition de ne pas avoir de poches. Certaines crèmes méritent aussi d ‘être essayées : Cernor XO (Auriga), Diopti Cernes (Liérac), Aqualia Thermal Roll On Yeux (Vichy), Gel et Masques antipoches E.Y.E.S.(Bausch&Lomb). Quant aux cernes sombres, certains essayent les dépigmentants, d’autres les lasers fractionnés, d’autres le relissage laser. Le résultat n’est pas toujours probant, et il convient d’en avoir informé le patient au préalable.

Le maquillage enfin, peut apporter des solutions : on retiendra qu’il faut estomper les poches avec des teintes foncées (pour « enfoncer le volume » disent les maquilleurs), et donner du volume avec les teintes claires. Vous avez donc compris que la zone est difficile, fragile, qu’elle demande souvent l’association de compétences médicales et chirurgicales, et qu’il faut savoir renoncer quand les résultats n’arrivent pas ou que la demande est irréalisable.

Source photo : http://petitefleurfragile.skynetblogs.be/archive-week/2009-09

lundi, 5 juillet 2010

QUE FAUT-IL ATTENDRE DES LASERS FRACTIONNES DANS LE TRAITEMENT DES RIDULES ?

laser fractionne

Les lasers fractionnés sont une grande famille d’appareils non équivalents. Ils ont en commun d’avoir un tir tamisé, pixélisé : de micro-intervalles de peau saine existent entre les points d’impact du laser.

Certains de ces lasers ont une action principalement ablative...

Lire la suite sur Mon Site Beauté.

lundi, 17 mai 2010

LEVRES ET TOUR DE BOUCHE : CE QU’IL FAUT SAVOIR AVANT DE SE FAIRE TRAITER

levres et tour de bouche

Dans la série des bonnes résolutions de cette année, nombre d’entre vous envisage les injection de comblement des lèvres, ou le défroissage du « code barre » qui orne leur lèvre supérieure.
Si ces actes sont de réalisation courantes en dermatologie, ils sont revanche un peu plus techniques que le comblement des sillons nasogéniens. Je vous renvoie au billet précédent sur ce qu’il faut savoir des contre-indications à ces injection.

Concernant le produit à injecter, cette fois, il y a moins de candidats. Il s’agira forcément d’un acide hyaluronique fluide à moyen dans cette zone sensible et à la peau fine. Pas questions d’utiliser des produits destinés à des injections profondes ou très volumatrices, ils sont contre-indiqués dans cette zone car plus grands pourvoyeur d’effets secondaires, et donnant de plus des résultats pas très esthétiques.
Si votre crainte est celle d’avoir une bouche trop gonflée, pas d’inquiétude : les acides hyaluroniques moyennement réticulés offrent des résultats naturels, souples, invisibles pour qui ne vous connaitrait pas. Concernant le volume à prévoir, c’est à définir avec votre dermatologue, mais on utilise en général une à deux seringues, soit 1 à 2 ml. La plupart des françaises désirant un look naturel, les médecins de l’hexagone ont l’habitude de ne pas avoir la main trop lourde.

Là encore, je vous conseille de vous faire remettre après l’injection l’étiquette du produit qui vous a été injecté. La tenue d’un « carnet de beauté », avec la date et le nom de ce qui a été fait est conseillé chez les patientes et patients réguliers, cela facilite la prise en charge si vous êtes amené(e) à consulter différents praticiens.

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lundi, 9 novembre 2009

DU CHAUDRON AU TUBE DE CREME: LES NOUVEAUX COSMETIQUES ANTI-AGE

Il est difficile de ne pas avoir entendu parler des crèmes à base de venin de serpent, de bave d'escargot ou de…spermine ! Non, nous ne sommes pas dans un conte pour fillettes, mais dans la science du XXIème siècle, mise au service des cosmétiques anti-âge.
Parmi les produits les plus remarqués ces derniers temps, nous trouvons donc :

  • les crèmes à base de venin de vipère, comme le Mystérieux Repulpant, chez Garancia. Il s'agit d'actifs ayant une petite action paralysante sur les cellules musculaire de la peau, donc un effet lissant sur les ridules. Si le fabriquant se vante d'un effet "Botox-like", je pense qu'il est illusoire de penser atteindre l'effet d'une injection intra-musculaire avec un cosmétique, mais l'on gagnera probablement un peu de lissage en surface.
  • Les crèmes à base de bave d'escargot, nettement plus répandues, comme Armonia, Elicina…La bave d'escargot est riche en collagène, élastine, acide hyaluronique, acide glycolique, ce qui permet de nourrir, hydrater, stimuler et exfolier la peau.
  • Enfin, la fameuse spermine…n'est pas du tout ce que vous pensez ! il s'agit d'une polyvitamine dont les puissants effets anti-oxydants ont été démontrés en 1995. Si elle a initialement été identifiée dans une substance dont elle tire son nom (je vous laisse deviner laquelle), on a depuis démontré sa présence dans de nombreux organes et tissus. Commercialisée par Skinscience, cette crème cible le derme superficiel afin de limiter les dégâts dus au stress oxydatif (pollution, tabac, soleil, stress de la vie quotidienne) ou tout simplement au vieillissement.

Si ces crèmes rencontrent aujourd'hui un tel engouement, c'est probablement parce qu'elles allient à la fois: une technologie récente et nouvelle, et une promesse de résultats qui fait appel à nos souvenirs d'enfance en nous renvoyant à des potions magiques, des formules de sorcellerie etc…
Attention tout de même à ne pas trop rêver. Aucune crème n'est une baguette magique.
Mais on peut très bien, sans cela, être une princesse tout à fait acceptable.

lundi, 17 août 2009

COMMENT LUTTER CONTRE LE RELACHEMENT DE LA PEAU ?

Amorcé dès la trentaine, visible à la quarantaine, le relâchement de la peau est rarement bien vécu au niveau du visage ou du décolleté. Les phénomènes responsables ont multiples :

  • Perte du "matelas dermique" par ralentissement des synthèses de collagène, élastine, acide hyaluronique.
  • Chute de la graisse et des muscles sous l'effet de la pesanteur.
  • Atrophie progressive des muscles.
  • Perte de volume des os de la face, ce qui donne cet aspect concave au visage lorsqu'on regarde de profil.


Pour lutter, différentes options sont proposées, discutées au cas par cas, et idéalement associées:

  • La mésothérapie, qui consiste à injecter dans le derme une solution contenant de l'acide hyaluronique, des hydratants, des vitamines, des minéraux et anti-oxydants.
  • Les injections d'acide hyaluronique en nappage, afin de redonner de la densité au derme, de l'hydrater, et de stimuler la production de collagène et acide hyaluronique.
  • Les traitements laser ou la radiofréquence, qui visent à chauffer le derme en profondeur afin d'activer la synthèse de néocollagène.
  • Le lifting chirurgical, parfois nécessaire lorsque les tissus chutent.
  • Les soins dentaires s'il manque des dents (car cela participe au creusement du tour de bouche).
  • L'usage au quotidien de certaines crèmes de soin aide également à entretenir l'activité de sa peau et à prolonger les résultats des actes esthétiques (crèmes à base de fragments intermédiaires d'acide hyaluronique et crèmes aux acides de fruits en particulier).
  • Enfin, il faut lutter contre les effets du stress au niveau de la peau: avoir une alimentation équilibrée, une activité sportive régulière, pas de tabac, et peu de soleil.