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Les cicatrices d’acné peuvent survenir en dehors de toute manipulation des lésions, en particulier lorsque les boutons sont profonds, douloureux et inflammatoires. Le mieux est donc d’agir très précocement, dès qu’un bouton de ce type apparait, afin d’éviter une marque disgracieuse. La stratégie sera de limiter l’inflammation de la lésion ; il y a différentes façon de procéder.

Au stade débutant : vous sentez qu’un gros bouton va éclore. Il existe une petite lésion dure, douloureuse, pas encore très visible, mais vous la sentez. Il faut absolument éviter de faire exploser ce bouton : à ce stade il n’y a pas de pus, donc vous risquez de vous acharner alors que rien ne va sortir de ce maudit bouton. Et vous risquez d’aggraver beaucoup les choses. Le mieux est au contraire de chercher à limiter l’inflammation en appliquant régulièrement des soins anti-inflammatoires. Les crayons stop-boutons (type Kéracnyl chez Ducray), l’argile, l’érythromycine en gel voire… le dentifrice aident beaucoup à désenflammer. Evitez les substances irritantes comme l’alcool ou les désinfectants, car ils vont décaper la peau et risquent de créer rougeurs et taches.

Au stade pleinement inflammatoire : le bouton est dur, visible, une pointe blanche apparait. Il faut résister à la tentation d’accélérer les choses en manipulant le bouton. Certes, vous réussirez peut-être à le percer, mais c’est à ce stade que le risque de cicatrice en creux est le pus grand. De plus, le fait de tripoter ce bouton risque de provoquer de nouveaux boutons tout autour. Si toutefois vous avez l’impression qu’un kyste se forme, il faut consulter en dermatologie rapidement : la prescription d’antibiotiques ou l’incision du kyste sont à discuter.

Au stade où le bouton diminue : laisser le tranquille ! S’il y a une croute, il ne faut pas l’arracher, ça risquerait de laisser une marque rouge ou brune. L’application d’écran solaire non gras peut être utile en été pour éviter les taches sur les peaux mates ou foncées.