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En dehors des lasers, aucun traitement actuel ne s’attaque à la composante vasculaire de la rosacée. Mais le laser vasculaire n’est pas remboursé. Or l’érythème, ces rougeurs permanentes du visage, sont socialement dérangeantes et font le lit de l’irritabilité future de la peau. Il est donc important de les prendre en charge pour limiter l’évolution de la rosacée. Une étude récente met en évidence l’intérêt d’utiliser un vasoconstricteur local dans la prise en charge de la composante vasculaire de la rosacée.


Deux molécules ont donc été étudiées dans cette indication : l’oxymétazoline (utilisée en ORL), et la brimonidine (utilisée en ophtalmologie). Ces deux molécules entrainent localement une vasoconstriction, c’est-à-dire une réduction du calibre des vaisseaux cutanés. Actuellement, les essais les plus avancés concernent l’utilisation d’un gel au tartrate de brimonidine qui a été testé à différentes concentrations : les premiers résultats montrent une efficacité dose-dépendante débutant 30 minutes après l’application, avec un retour à la normale en 12 heures. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec un gel de tartrate de brimonidine à 0,5% appliqué une fois par jour, pendant au moins un mois. Les effets secondaires observés sont à type d’irritation cutanée ou sensation de brulure et sont globalement modérés et transitoires.

Pour le moment, deux essais de phase III ( totalisant plus de 500 patients) ont été réalisés aux Etats-Unis dans le vue d’obtenir une autorisation de mise sur le marché, on peut donc penser que ces médicaments pourront être disponibles en France dans les prochains mois ou années, le laboratoire Galderma commençant à communiquer à ce sujet auprès des dermatologues français.

Reste à savoir quelle sera la place de ces médicaments topiques par rapport aux lasers qui eux détruisent les vaisseaux.

Source : Sicsic L. nouvelle approche thérapeutique dans l’érythème de la rosacée. Dermatologie Pratique. 2013 ;368 :13