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Il s’agit d’un motif de consultation fréquent, et d’une grande source d’angoisse chez les femmes : la chute de cheveux, aigue ou chronique, et son impact évident sur l’apparence et la qualité de vie.

Avant de paniquer, il faut savoir qu’il est normal que les cheveux des femmes tombent à certaines périodes de la vie et que ce processus est en général spontanément régressif : 3 mois après un accouchement, un événement stressant ou une intervention chirurgicale ; en automne et au printemps également. Cette chute est habituellement modérée. Chez celles qui souhaitent agir, on donne généralement un complément alimentaire durant 3 mois, éventuellement par anticipation, par exemple : Silettum 2cp/j ou Anacaps Tri-Activ 1cp/j. Dans tous les cas l’arrêt (à défaut la réduction) du tabac et le maintien d’une activité sportive sont souhaitables.

Certaines chutes en revanche doivent amener à consulter, et éventuellement à faire des examens complémentaires (prise de sang) : les chutes prolongées de plus de 3 mois, les chutes intenses, les chutes survenant après une modification de contraception, les chutes de cheveux en plaques, les chutes accompagnées d’autres signe cliniques (acné, pousse de poils au visage, perte de poids…), les chutes touchant les zones masculines (golfes temporaux), et de mon point de vue les chutes survenant chez des patientes ayant des antécédents personnels ou familiaux de chute prolongée.
Dans ce cas, il faut vous tourner vers votre dermatologue, et en attendant anxieusement ce premier rendez-vous (ne le niez pas, nous vivons toutes avec l’angoisse de nous dégarnir un jour) il faut éviter toute traction sur vos cheveux fatigués (préférez un brossage doux, et pas de lissage, tressage ou défrisage tant que vos cheveux sont mal accrochés).