UNE AVANCEE DANS LA COMPREHENSION DE LA ROSACEE



Motif fréquent de consultation en dermatologie, la rosacée est une pathologie caractérisée par une inflammation chronique de la peau du visage qui peut beaucoup impacter la qualité de vie. Au programme de ces peaux sensibles: rougeurs plus ou moins permanentes, couperose, épisodes de flushes (rougissement brutaux du visage), petits boutons rouges ressemblent à de l’acné, voire une atteinte oculaire.
Les traitements actuels font globalement appel aux cosmétiques apaisants, aux antibiotiques et aux lasers vasculaires. Parfois de petites doses d’isotrétinoïne, prescrite hors Autorisation de Mise sur le Marché, est l’ultime recours lorsque plus rien n’y fait.

Des publications récentes viennent éclairer un peu la compréhension de cette affection bénigne mais très pénible. Une équipe de l’université de San Diego, Californie, a récemment mis en évidence que des altérations des réponses immunitaires entre en jeu dans la survenue des altérations vasculaires et inflammatoires de la rosacée. D’autre part, cette équipe a mis en évidence que l’excès de certaines enzymes et protéines des couches supérieures de la peau (les Stratum Corneum Tryptic Enzymes et la cathelicidine) participent aux symptômes de la maladie. Enfin, la suractivation des récepteurs de l’immunité TLR2 est également impliquée, comme dans l’eczéma atopique.

Si cela ne veut rien dire de concret pour les patients pour l’instant, il faut entrevoir les débouchés thérapeutiques que cela représente : de nouvelles cibles à viser avec des médicaments et des cosmétiques dans les années qui viennent. Donc d’autres armes pour aider des patients bien souvent résignés.

Sources :

  • Yamasaki K. TLR2 Expression Is Increased in Rosacea and Stimulates Enhanced Serine Protease Production by Keratinocytes. J Invest Dermatol. 2010 Nov 25. Epub ahead of print
  • Yamasaki K. The molecular pathology of rosacea. J Dermatol Sci. 2009;55(2):77-81