Greffes_des_cheveux.jpg

Soyons honnêtes, parmi les nombreux hommes dégarnis qui nous entourent – statistiquement 30% des trentenaires, et 60% des sexagénaires – une part non négligeable se préfèrerait avec des cheveux si elle avait le choix. Oui, mais voilà, dans la série des injustices, tout le monde ne peut pas être candidat à la greffe de cheveux.

Clarifions un point tout d’abord, nous parlons là d’une autogreffe de cheveux : le patient est son propre donneur. Cet acte s’adresse donc à des hommes (majoritairement) ou des femmes dont la perte de cheveux est idéalement stabilisée, et possédant une bonne zone donneuse : les cheveux seront prélevés à l’arrière du crâne à condition qu’il y en ait suffisamment.
Ces petites carottes sont ensuite découpées sous un microscope afin de réimplanter, non pas une touffe de quelques poils (ce qui donne un aspect en champ de poireaux inesthétique) , mais quasiment un par un, du moins sur les lignes du devant.

Réalisable entièrement sous anesthésie locale, cet acte dure donc plusieurs heures, que le patient passera dans un fauteuil devant des DVD, pendant que le médecin réimplantera les cheveux. Plusieurs séances sont parfois réalisées, et le plan de traitement ainsi que le devis auront été établis auparavant par le médecin greffeur.
Les suites nécessitent des soins locaux sur les zones donneuses et receveuses, et la gestion de l’œdème post-opératoire. Enfin, le choix du médecin doit se faire sur sa réputation et sa renommée dans ce domaine, plus que sur ses tarifs à mon avis, car il s’agit d’un acte délicat, qui nécessite minutie, patience et expérience. Pour ma part, un laborieux T.P. d’une journée sur cadavre m’a définitivement passé le goût de couper les cheveux en quatre !

Quelques perspectives d’avenir peut-être : il semble que la culture de cheveux in vitro se développera dans les années à venir, pour celles et ceux qui n’en ont pas assez sur la zone donneuse.

Source photo