Dermatologie et Esthétique

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mercredi, 27 mai 2015

Botox: que savoir avant de se lancer ?

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Les injections de toxine botulique corrigent les rides dynamiques du front. Les réponses à vos questions les plus fréquentes avec le Dr Fays-Michel, dermatologue.

Lire la suite sur Mon Site Beauté.

lundi, 19 novembre 2012

COMMENT MA DERMATO DERTERMINE-T-ELLE LES POINTS D’INJECTION DU BOTOX ?

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Il arrive bien souvent au cours d’une injection de toxine botulique, que le placement des points au crayon sur le front de la patiente donne lieu à quelque étonnement : les dermatos ne piquent pas là où se situent les rides ! Du moins cela est-il vrai concernant la toxine botulique. Pour comprendre cela, il faut comprendre d’une part le mode d’action de ce médicament, d’autre part il faut connaitre (un peu) l’anatomie des muscles de la face.

Pour les courageuses qui souhaitent poursuivre (brièvement) leur lecture, voici les données du problème.
Tout d’abord la toxine botulique : contrairement à l’acide hyaluronique, il ne s’agit pas d’un gel de comblement des rides, mais d’un médicament injectable liquide qui va affaiblir temporairement le muscle dans lequel il est injecté. Or les rides surviennent du fait de l’action du muscle : soit parce que la peau le recouvre et en suit les mouvements (rides horizontales du front par exemple), soit parce que deux muscles entrent en quelque sorte « en conflit » (c’est le cas des rides du lion, qui apparaissent lorsqu’on fronce les deux sourcils).

Par ailleurs, la connaissance de l’anatomie musculaire est nécessaire à une bonne injection et à une injection sur–mesure. En effet, nous ne développons pas toutes la même activité musculaire sur le visage : certaines froncent beaucoup les sourcils, d’autres ont le front en perpétuel mouvement. L’observation du visage avant de placer les points d’injection est donc systématique, et il est souhaitable de contrôler voire de corriger les résultats une quinzaine de jours après l’injection.
L’injection doit donc être faite dans le muscle générant la ride, et non pas dans la ride elle-même, et en différents points de ce muscle, de façon à obtenir une relaxation suffisante, durable et homogène.

Enfin, il convient de respecter des distances de sécurité par rapport aux paupières supérieures, dont on ne souhaite pas affaiblir les muscles releveurs. De même, on ne peut pas réaliser d’injection de toxine botulique afin de traiter les rides du bas du visage car on paralyserait du même coup les muscles du sourire et des mimiques faciales.
Le « botox » s’adresse donc aux rides du tiers supérieur du visage, en présence de muscles actifs, et si possible avant que des sillons trop profonds et permanents ne s’installent.

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vendredi, 7 octobre 2011

RETRAIT DES FILLERS CHOC MEDICAL®

retrait fillers

Cette décision de l’AFSSaPS vient de tomber le 3/10/11 : tous les injectables distribués par Choc Medical® sont rappelés, à savoir :

  • Hyalskin®,
  • Mesoface® et Reparestim HA®,
  • Biostyle®,
  • Zetaderm®,
  • Zetavisc® et Mesoface Philoderm Professional®.



Ce retrait fait suite au constat suivant : absence de contrôle périodique de routine des endotoxines bactériennes et absence de maîtrise des conditions de production.
Autrement dit, il existe un risque que les produits finis ne soient pas stériles, donc qu’ils soient source d’infections dans les tissus injectés.

Si vous avez été injecté(e) avec ces produits, il est conseillé de se mettre en rapport avec le médecin injecteur dès que possible, et de consulter en urgence en cas d’inflammation, rougeur, douleur ou fièvre dans les suites immédiates de l’injection.

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lundi, 23 mai 2011

BOTOX : DU MEDICAMENT AU FAIT DIVERS

fait divers

Bon d’accord, on ne voit pas ça tous les jours, mais je ne pouvais pas ne pas relater ce récent fait divers californien (oui, c’est encore chez nos amis américains que ça se passe !).

Vous connaissez tous maintenant la toxine botulique, médicament utilisé en médecine pour traiter les muscles hypercontractiles (« spastiques ») , ou en esthétique pour les rides du front et du lion principalement. Le nom commercial Botox® est même passé dans le langage courant pour désigner la molécule.

Ce que vous soupçonniez peut-être, c’est qu’on pouvait s’en procurer de façon illégale, notamment via internet ou chez des médecins peu scrupuleux, pour se l’auto-injecter (attention aux résultats, même les dermatos ne se le font pas eux-mêmes en général). Mais ce que vous ne saviez certainement pas, c’est que certains parents le font à leur enfants !

Voici comment une jeune mère californienne s’est récemment trouvée à la une d’un fait divers sordide : voulant faire de sa fille de 8 ans une bête de concours de beauté, elle lui injectait de la toxine botulique pour faire disparaitre les rides et grimaces. Les expertes ont déjà noté l’aberration du placement des points d’injection sur les joues, les autres seront « simplement » choquées par la maltraitance dont est victime la fillettes.
La ligne de défense de la mère est simple : elle s’en injectait elle –même déjà et n’a fait que reproduire ce geste sur sa file, d’autant plus que les mini-miss de son entourage subissaient déjà cela de la part de leur mère. Le reste de l’argumentation ne vaut pas la traduction. S’il s’git en effet de maltraitance collective et d’actes répétés, nous en entendrons peut-être parler dans les mois qui viennent. Sinon, rendez-vous dans quelques années pour évaluer les dégâts psychologiques sur la fillette.

Enfin, si sur le plan médico-légal, le botox à usage esthétique n’est pas autorisé avant l’âge de 18 ans, on sent quand même apparaitre une sorte de psychose collective de la ride et du vieillissement à un âge de plus en plus précoce chez les Américaines. Est-ce qu’on ne vous parlait pas, il y a quelques mois, de cette ligne de cosmétiques antiride pour enfant ? Il est certain que notre marâtre californienne est en partie le fruit des influences qui s’exercent sur elle, culturelles, médiatiques et sociales…

Lien : photo

lundi, 11 avril 2011

LE BOTOX REND-IL HEUREUX ?

le botox rend-il heureux

C’est la très sérieuse question que se posent diverses équipes universitaires de psychologie. Au-delà de l’aspect superficiel de la satisfaction de s’offrir un acte esthétique et d’améliorer un peu son apparence, l’influence des effets de la toxine botulique sur l’humeur fait l’objet depuis plusieurs années d’études sérieuses.

En effet, il a été démontré que les expressions faciales involontaires jouent un rôle causal dans l’élaboration du langage émotionnel. Des injections intra-musculaires de botox, telles qu’on les pratique sur le tiers supérieur du visage en esthétique, peuvent influencer et ralentir la lecture de phrases décrivant des situations qui normalement requièrent les muscles paralysés pour exprimer les émotions provoquées par ces phrases. Il a donc été démontré que ce rétro-contrôle (ou feedback) périphérique joue un rôle dans l’élaboration du langage, renforce les théories du « rétro-contrôle facial » de la cognition émotionnelle, et soulève des questions sur les effets de la toxine botulique sur la cognition et la réactivité émotionnelle.

Dans cette lignée, il a été suggéré que le traitement des rides du lion à la toxine botulique pouvait aussi améliorer certaines dépressions (attention, je n’ai pas dit que le botox soignait les dépressions, loin de là). En effet, la paralysie des muscles entrainant le froncement des sourcils (les corrugators), conduit à un moindre feedback facial pour les émotions négatives. Par conséquent, les personnes se perçoivent comme d’humeur moins négative, donc finissent pas se sentir de meilleure humeur. En résumé, on perçoit moins la marque de certaines émotions sur le visage, donc on ressent moins ces émotions lorsqu’on s’observe dans une glace.

De quoi passionner encore longtemps nos chercheurs en psychologie, et de quoi indigner les réalisateurs et metteurs en scène, désespérément en quête de visage expressifs…

Sources :

  • Havas DA. Cosmetic use of botulinum toxin-a affects processing of emotional language. Psychol Sci.2010 Jul;21(7):895-900.
  • Lewis MB. Botulinum toxin cosmetic therapy correlates with a more positive mood. J Cosmet Dermatol. 2009;8(1): 24-6.

lundi, 24 janvier 2011

REVANCE: LA TOXINE BOTULIQUE …EN CREME

Toxine Botulique en creme

C’est LA dernière grande nouveauté concernant la recherche sur la toxine botulique : l’année dernière, la société américaine Revance Therapeutics annonçait que leur toxine botulique de type A topique (c'est-à-dire à usage local, en gel ou crème), en cours d’étude pour le traitement des rides de la patte d’oie contre placébo, s’était déclarée efficace et sure lors d’une étude clinique. Plus de 200 patients avaient alors été traités.

Ce gel a été développé pour réduire les rides de la patte d’oie. Il est également à l’étude pour le traitement de l’hypersudation. Tout comme la toxine injectable (communément appelée « botox », même si ce terme fait en fait référence à une marque), il agit au niveau musculaire en relaxant le muscle ciblé temporairement. Il n’est donc pas question de l’appliquer largement sur l’ensemble du visage, comme une crème. Ce geste demandera de la précision et sera réservé à un usage médical ( a priori). Il ne faut probablement pas s’attendre à des résultats similaires à ceux obtenus avec les injections, mais cela peut représenter une alternative lorsqu’il y a une contre-indication à réaliser une injection…ou chez les phobiques de l’aiguille.

La société Revance a également annoncé le démarrage d’ études pré-cliniques concernant une nouvelle toxine botulique de type A destinée aux injections. De quoi venir concurrencer les quelques géants qui se partagent le marché.

A suivre avec beaucoup d’intérêt sur le site de Revance.

Lien et source photo: Revance

lundi, 19 juillet 2010

LE BOTOX SANS AIGUILLE ?

injection sans aiguilles

Le laboratoire Revance ouvre une piste de traitement pour les problèmes d’hypersudation des aisselles avec une publication concernant une crème à la toxine botulique. Dans cette étude, 12 patients ont reçu sur une aisselle une crème contenant de la toxine botulique de type A et une protéine-véhicule assurant son transport au sein de la peau, sur l’autre aisselles, une crème contenant le seul véhicule. Quatre semaines, après, le côté traité par toxine affichait une réduction de la transpiration de 40%.

Quant au traitement des rides, les études sont en cours concernant la zone de la patte d’oie. Pour l’instant, ce médicament n’a pas (encore) d’approbation FDA, et n’est donc pas commercialisé. Son utilisation sera vraisemblablement restreinte aux médecins pour ce qui est du visage.

Lien : http://www.revance.com/411-revance-announces-efficacy-of-topical-botulinum-toxin-type-a-for-the-treatment-of-facial-wrinkles

Source photo : http://botox.over-blog.fr/

lundi, 26 octobre 2009

LA TOXINE BOTULIQUE POUR PREPARER DE BELLES CICATRICES ?

C'est en effet la question que se posent certains chirurgiens amenés à opérer des tumeurs du visage.

La toxine botulique agit en bloquant la transmission de l'information au niveau de la jonction neuromusculaire. Ses effets sont transitoires, de l'ordre de quelques mois, et permettent donc d'atténuer les contractions du muscle injecté. Or le visage est un zone très mobile, où il est difficile de contrôler volontairement ses muscles. Ces mouvements provoquent des tiraillements et tensions qui gênent la cicatrisation, élargissent la zone suturée etc… Celles et ceux à qui l'on a retiré des grains de beauté dans le dos ou sur le genou le savent bien: la cicatrice est souvent large et disgracieuse. Sur le visage, la plupart du temps, la peau est assez laxe pour permettre une suture de qualité. Cependant, en chirurgie reconstructrice sur le visage, il n'y a pas toujours assez de laxité.
D'où l'idée de certains auteurs (Flynn. Dermatol Surg,2009) de mettre au repos certains muscles pendant la phase de cicatrisation après un geste délabrant. Les bénéfices sont bien sûr à mettre en balance avec les effets secondaires, et le geste est discuté au cas par cas, mais il peut s'agir d'une chance supplémentaire d'atténuer les cicatrices du visage.

lundi, 7 septembre 2009

AZZALURE®, LA NOUVELLE TOXINE BOTULIQUE

Le premier semestre 2009 a été marqué par l'arrivée sur le marché esthétique français de l'Azzalure®, la toxine botulique des laboratoires IPSEN commercialisée en France par GALDERMA, qui vient directement concurrencer Vistabel chez Allergan.

Tout comme son concurrent, Azzalure® est indiqué dans la correction temporaire des rides glabellaires modérées à sévères (rides verticales intersourcillières) observées lors du froncement des sourcils, chez l’adulte de moins de 65 ans, lorsque la sévérité de ces rides entraîne un retentissement psychologique important chez le patient.

La toxine botulique d’Ipsen, qui agit comme toutes les toxines botuliques par inhibition de la contraction musculaire, a été initialement développée pour le traitement de troubles moteurs et de diverses formes de spasticité musculaire, parmi lesquelles le torticolis spasmodique (affection chronique dans laquelle le cou est tordu ou dévié), la spasticité de la partie basse des membres inférieurs (talon) chez les enfants atteints d’une infirmité motrice cérébrale, le blépharospasme (spasme de la paupière) ainsi que le spasme hémifacial.
Elle a fait l’objet, par la suite, d’un développement pour le traitement d’affections neuromusculaires très diverses ainsi que dans le domaine de la médecine esthétique. Lancée en 1991 au Royaume-Uni, la toxine botulique d’Ipsen est enregistrée dans 73 pays et commercialisée sous la marque Dysport®. Elle est donc disponible depuis février 2009 en France sous le nom d'Azzalure®, dans les indications esthétiques.

lundi, 3 août 2009

LA TOXINE BOTULIQUE PREVIENT-ELLE L'APPARITION DE RIDES ?

Il existe différents types de rides : rides d'expression (dues à la contraction des muscles: rides du lion et des pattes d'oie surtout), ridules de surface en rapport avec le vieillissement de la peau, plis d'affaissement (ex: sillons naso-géniens).

La toxine botulique est un médicament qui, injecté directement dans le muscle, le relaxe de façon réversible. On l'utilise en esthétique pour traiter les rides d'expression, dues aux contractions musculaires répétées ou excessives. La tentation peut être grande de se faire injecter pour limiter l'apparition de ces rides. Seulement, différents arguments amènent les dermatologues à penser qu'il ne faut pas forcément anticiper l'apparition des rides:

  • Tout d'abord, il n'est pas souhaitable de stéréotyper les visages, de gommer les expressions, la mobilité et la spontanéité caractérisant ces visages jeunes.
  • Ensuite, les injections trop rapprochées peuvent induire le développement d'anticorps contre la toxine botulique, compliquant la prise en charge lorsque les rides seront bel et bien là.
  • De plus, de nombreux arguments scientifiques concordent aujourd'hui pour dire qu'un muscle qui travaille stimule aussi la peau sus-jacente. A l'inverse, un muscle qui ne travaille pas peut s'accompagner d'atrophie de la peau en regard, d'irrégularités de surface.
  • Enfin, le vieillissement de la peau, ce n'est pas des rides d'expression. C'est aussi les tâches, la couperose, l'affaissement des tissus…Et là-dessus, la toxine ne peut rien.

En conclusion, il est conseillé d'user de bon sens et de discuter au cas par cas, plutôt que de proposer à titre systématique des traitements couteux, potentiellement accompagnés d'effets secondaires, à des jeunes gens qui n'en ont pas besoin.