Dermatologie et Esthétique

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Produits de Comblement

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lundi, 11 juin 2012

QUE DOIT-ON ATTENDRE D’UNE INJECTION D’ACIDE HYALURONIQUE DES POMMETTES ?

acide_hyaluronique.jpg

On lit régulièrement dans la presse féminine, se basant toutefois sur le discours de dermatologues et chirurgiens plasticiens, que les injections volumatrices des pommettes sont une alternative au lifting. On assiste également, en tant que professionnels lors des congrès, à des démonstrations de « liftings médicaux » suite à des injections des pommettes. Et l’information parvient jusqu’à nos patientes, qui finissent par consulter en dermatologie pour traiter le relâchement du visage.

Mais que peut-on raisonnablement attendre de ces techniques qui semblent si simples, sécuritaires et efficaces ?

La théorie, c’est que la peau de notre visage devient comme un vêtement trop grand au fur et à mesure des années. Et il est vrai que la fonte et la glisse de la graisse des joues vers le bas, associée à une fonte des os du visage et de la mâchoire donnent chez certaines cette impression de « couverture mal tendue ».

Le remède proposé par les théoriciens de la volumétrie est que la peau pourrait être retendue par la mise en place d’un produit volumateur au niveau des pommettes, comprenez : si l’on injecte en regard de l’os de la pommette, cela va soulever la peau, comme un piquet de tente soutient la toile. Mais lutter contre l’affaissement des tissus n’est pas aussi facile que de monter une tente Queshua…Tout d’abord parce que le relâchement du visage ne se résume pas à une simple perte du support osseux et graisseux. En effet, le déplacement vers le bas (selon les vecteurs imposés par la gravité) de la graisse restante et des muscles intervient aussi, de même que l’atrophie du derme (la peau s’amincit et se fragilise passé la trentaine). Et ceci n’est pas corrigé par l’injection purement volumatrice.

D’autre part, parce que, soyons réalistes, une injection des pommettes ne corrigera jamais une perte des contours du visage, des bajoues, un relâchement touchant la ligne de la mandibule. Et il faut bien se garder dans ce cas-là de chercher à soulever la peau à tout prix, en ajoutant trop de volume au niveau des pommettes (comme Joan Rivers sur la photo) ou en chargeant le bas du visage, de façon à remplir l’excès de peau. On ne ferait alors qu’alourdir le bas du visage.

Ces injections volumatrices des pommettes s’adressent donc à des patientes ou patients jeunes, à l’affaissement peu marqués, lié à une fonte de l’os malaire (l’os des pommettes), qui ne sont pas encore des candidats à la chirurgie. Pour les autres, la meilleure stratégie reste dans un premier temps le lifting, à compléter ensuite par des injections modérées des pommettes, de façon à préserver quelques rondeurs juvéniles au visage, tout en restant dans le respect du naturel et la physionomie du patient.

lundi, 20 février 2012

LES DENTISTES BIENTOT PRIVES D’ACIDE HYALURONIQUE ?

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Il y a quelques jours, la Direction Générale de la Santé vient d’annoncer la publication prochaine d’un décret interdisant aux dentistes les injections d’acide hyaluronique. Ces produits sont communément destinés au comblement des rides, et parfois à la restauration des volumes du visage.

Placés dans le derme ou juste en dessous, ils nécessitent une parfaite connaissance de l’anatomie locale et des interactions avec le tissu cutané. Pour l’Ordre des Médecins, de telles injections n’entrent donc pas dans le champ de compétences des dentistes. Ce que ces derniers démentent considérant que « les tissus attenants aux dents, aux maxillaires et à la bouche entrent bien dans leur champ de compétences ».

Pour l’instant le débat est à suivre, mais il ne faudra pas perdre de vue que, qu’une part l’intérêt des patients doit primer sur les intérêts personnels des uns et des autres, et que d’autre part dentistes et dermatologues peuvent travailler conjointement et mettant leurs compétences complémentaires au service du patient afin d’optimiser sa prise en charge.

lundi, 16 mai 2011

LES INJECTIONS DE PEPTIDES VONT –ELLES CONCURRENCER LES FILLERS ?

injections peptides

Les injections de peptides pour le comblement des rides seront peut-être un outil supplémentaire à la disposition des dermatologues pour combler les rides dans un futur pas si lointain.

Le laboratoire américain ProgDerm, en effet, développe actuellement une technologie visant à moduler l’expression des récepteurs RHAMM (Receptors for Hyaluronan Mediated Motility). Or le fait de moduler l’expression des protéines RHAMM peut permettre localement d’augmenter les dépôts de graisse sous-cutanée en induisant la différenciation et la prolifération des adipocytes in situ. Autrement dit, le lipofilling sans le filling, ce qui simplifierait considérablement la procédure pour le patient. Ou tout simplement le comblement des rides par de la graisse auto-produite, sans nécessité d’implanter un filler.

Si toutes ces avancées semblent prometteuses et auront des débouchés au minimum en médecine et chirurgie réparatrice, il est évidemment beaucoup trop tôt pour y songer en tant que procédure esthétique. De plus le devenir de la graisse ainsi produite sera à surveiller : quantité engendrée, tenue dans le temps, effets secondaires et bien sûr : comment faire en cas de sur-correction ou de mauvais placement des peptides ?

Liens :
http://www.alliedminds.com/Portfolio/ProGDerm/index.htm
http://www.newbeauty.com/dailybeauty/entry.aspx?id=2004

lundi, 7 février 2011

BEAUTE DES OREILLES : QUAND TOUS LES DETAILS COMPTENT

oreilles

Dans les multiples domaines d’extension des applications des fillers résorbables, le plus récent concerne l’injection du lobe des oreilles. Eh oui, un lobe bien galbé est un signe juvénile ! Ce n’est pas la première chose à laquelle on pense quand on parle des volumes du visage, mais les lobes sont également soumis au vieillissement de multiples façons :

  • Vieillissement intrinsèque, programmé, et ce d’autant plus qu’il n’y a ni os ni cartilage pour soutenir le derme.
  • Vieillissement extrinsèque, du fait des UV, du tabac, et des agressions mécaniques principalement.

Du coup, affaissement, perte de substance, taches et ridules viennent trahir ou marquer le cours du temps. Les fillers résorbables sont dans ce cas destinés à galber le lobe, permettre une meilleure tenue des boucles d’oreilles ou faire apparaitre un trou de perçage plus petit. Et si les injections d’acide hyaluronique ne sont pas pratique courante en France, elles sont définitivement plus répandues aux Etats-Unis. Quant à savoir si nous en arriverons un jour là, c’est une autre histoire.

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lundi, 31 janvier 2011

LES CELLULES SOUCHES ASSOCIEES A L’ACIDE HYALURONIQUE : UNE NOUVELLE VOIE DE RECHERCHE POUR LA VOLUMETRIE ?

Voilà peut-être ce que nous réserve la recherche en matière de volumétrie, c'est-à-dire les traitements visant à restaurer les formes du visage.
cellule souche

Une étude publiée dans un très sérieux journal de chirurgie plastique début 2010 s’intéresse à l’adjonction de cellules souches dans un réseau d’acide hyaluronique, en tant que produit de comblement. L’intérêt de cette association est que la transplantation de cellules souches issues du tissu adipeux contribue à l’établissement d’un réseau fibrovasculaire de soutien.

Les effets thérapeutiques potentiels ont été évalués sur modèle de peau de souris exposés aux UV. Dans ce contexte, les études en microscopie électronique et IRM ont montré que les cellules souches s’incorporaient activement dans le dépôt d’acide hyaluronique et formaient un réseau fibrovasculaire organisé à 3 semaines.
De plus l’association des cellules souches dérivées et de l’acide hyaluronique induisait une augmentation significative des précurseurs du collagène. Enfin, sur ce modèle murin, l’injection de cette association abolissait les rides cutanées photo-induites. Les auteurs concluaient que l’association de cellules souches dérivées du TA et d’acide hyaluronique pourrait être prometteuse dans la cadre de la volumétrie de longue durée pour l’augmentation tissulaire en chirurgie reconstructrice.

Bien sûr, il faudra encore plusieurs années et de nombreuses autres études, sur peau humaine et in vivo chez l’Homme avant de conclure, mais ceci ouvre des perspectives intéressantes, aussi bien en reconstruction qu’en esthétique.

Référence :

Altman AM. Human Tissue-Resident Stem Cells Combined with Hyaluronic Acid Gel Provide Fibrovascular-Integrated Soft-Tissue Augmentation in a Murine Photoaged Skin Model. Plast Reconst Surg. 2010. 125(1):63-73

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lundi, 17 mai 2010

LEVRES ET TOUR DE BOUCHE : CE QU’IL FAUT SAVOIR AVANT DE SE FAIRE TRAITER

levres et tour de bouche

Dans la série des bonnes résolutions de cette année, nombre d’entre vous envisage les injection de comblement des lèvres, ou le défroissage du « code barre » qui orne leur lèvre supérieure.
Si ces actes sont de réalisation courantes en dermatologie, ils sont revanche un peu plus techniques que le comblement des sillons nasogéniens. Je vous renvoie au billet précédent sur ce qu’il faut savoir des contre-indications à ces injection.

Concernant le produit à injecter, cette fois, il y a moins de candidats. Il s’agira forcément d’un acide hyaluronique fluide à moyen dans cette zone sensible et à la peau fine. Pas questions d’utiliser des produits destinés à des injections profondes ou très volumatrices, ils sont contre-indiqués dans cette zone car plus grands pourvoyeur d’effets secondaires, et donnant de plus des résultats pas très esthétiques.
Si votre crainte est celle d’avoir une bouche trop gonflée, pas d’inquiétude : les acides hyaluroniques moyennement réticulés offrent des résultats naturels, souples, invisibles pour qui ne vous connaitrait pas. Concernant le volume à prévoir, c’est à définir avec votre dermatologue, mais on utilise en général une à deux seringues, soit 1 à 2 ml. La plupart des françaises désirant un look naturel, les médecins de l’hexagone ont l’habitude de ne pas avoir la main trop lourde.

Là encore, je vous conseille de vous faire remettre après l’injection l’étiquette du produit qui vous a été injecté. La tenue d’un « carnet de beauté », avec la date et le nom de ce qui a été fait est conseillé chez les patientes et patients réguliers, cela facilite la prise en charge si vous êtes amené(e) à consulter différents praticiens.

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lundi, 1 mars 2010

L’ACIDE HYALURONIQUE PEUT-IL REMPLACER LES IMPLANTS MAMMAIRES ?

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Depuis quelques années, le marché des acides hyaluroniques injectables vient lorgner du côté de la chirurgie, avec des produits que s’adressent à la volumétrie du corps : seins et fesses notamment.

Le chef de file de ces injectables totalement résorbables est le Macrolane® ( Laboratoire Q-Med). Il s’agit d’un gel à base d’acide hyaluronique (comme on en utilise déjà en esthétique pour combler les rides du visage). Depuis 2008, ce gel a reçu un agrément européen pour être utilisé dans l’augmentation mammaire. Comme tous les acides hyaluroniques, il est totalement résorbable, avec une tenue dans le temps de 12 à 24 mois. Il est bien plus dense que les injectables destinés au comblement des rides, ce qui explique sa durée de rémanence.

En pratique, il s’injecte dans des conditions d’asepsie très rigoureuses, dans les espaces sous cutanés, sous anesthésie locale. Il s’agit d’un geste techniquement difficile qui ne peut être réalisé que par un chirurgien entrainé. Relativement onéreux à ce jour (compte-tenu de la quantité à injecter et du résultat non définitif), ce produit pourrait voir la concurrence se développer dans les années qui viennent.

Cet acte s’adresse évidemment à des patientes qui présentent une contre-indication à la mise en place de prothèses mammaires, ou sont des phobiques de la chirurgie. Par ailleurs, ce produit peut également être utilisé, dans des quantités moindres, en médecine réparatrice, pour combler des pertes de substances de différentes origines.

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jeudi, 17 septembre 2009

LES INJECTIONS DE PLASMA DANS LA REJUVENATION

Utilisés depuis plus de 10 ans en chirurgie réparatrice pour leurs vertus cicatrisantes, les extraits plaquettaires s'invitent en esthétique.
Le procédé RegenLab® Autolog PRP ou Self Regenerin® consiste à injecter des extraits plaquettaires concentrés autologues comme produit et de revitalisation. On parle de PRP pour "plasma riche en plaquettes". Autrement dit, on vous fait une prise de sang, on extrait de votre sang (grâce à une centrifugation de quelques minutes) un liquide contenant vos plaquettes, et on l'injecte dans les zones qui ont besoin d'être stimulées, réparées, nourries. Ces extraits, en effet, sont riches en facteurs de croissance qui vont activer les fibroblastes du derme. Cela active donc la synthèse de collagène, acide hyaluronique, élastine.
Un peu comme en mésothérapie, il faut plusieurs séances pour arriver à un bon résultat, puis des séances annuelles d'entretien. Si la méthode nécessite une certaine technicité, et n'est pas encore très répandue en esthétique, elle a l'avantage d'être totalement biocompatible puisqu'il s'agit de votre propre sang.
De là à recycler le sang du cordon ombilical pour la fête des mères, il n'y a qu'un pas, pas encore franchi !