Dermatologie et Esthétique

Le docteur Nina Roos vous
accueille aussi sur son site
docteurninaroos.fr

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Dermatologie Esthétique

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi, 28 mars 2011

UN NOUVEAU SYSTEME D’INFUSION SONIQUE POUR LES RIDES PERI-ORBITAIRES

infusions soniques rides

Dans le difficile traitement des rides péri-orbitaires, un nouveau système a vu le jour il y a quelques mois: le Clarisonic™ (Pacific Bioscience Laboratories, USA). Cet appareil combine des micro-massages soniques avec des sérums anti-âge et bénéficie d’une étude publiée par une dermatologue de réputation internationale dans un journal sérieux.

Le procédé mécanique consiste à appliquer sur la zone à traiter une petite brosse qui va effectuer plus de 300 mouvements par seconde, et ce 30 secondes par œil. Dans cette étude, la plupart des patients montraient une amélioration modérée après un unique traitement, mais les patients les plus marqués et ceux de plus de 40 ans avaient les meilleurs résultats. Les auteurs concluent à l’efficacité de ce dispositif pour la réduction temporaire de ridules péri-orbitaires, mais précisent que des études supplémentaires et avec plus de recul sont également nécessaires. Il serait également intéressant, à mon avis, de comparer les effets du sérum seul contre l’usage seul de la brosse

Lien : http://www.clarisonic.com
Source : Shah S, Alster T. Clinical efficacy of a novel sonic infusion system for periorbital rhytides. J Drugs Dermatol. 2010;9(9): 1121

lundi, 7 mars 2011

LE VISAGE DE LA BEAUTE : UNE QUESTION DE PROPORTIONS…MAIS AUSSI DE LUMIERE ET DE COULEURS

Si l’on s’en réfère aux critères de beauté des anciens, aux règles de proportions utilisées en dessin, et à différents sondages et études, les critères permettant de qualifier un visage de beau sont multiples.
Visage

Le premier de ces critères est la symétrie, créant un ensemble harmonieux et rassurant. Viennent ensuite les critères mathématiques : proportions et distances.
On retiendra en particulier la fameuse règle des trois tiers : le visage doit être répartis en trois tiers (donc égaux en hauteur) :

  • Le premier tiers va de la base du menton à la base du nez,
  • le deuxième de la base du nez à la ligne de sourcil
  • puis le dernier est représenté par le front.

De plus, la taille de la tête doit correspondre à un huitième de la hauteur totale du corps. De même, l’écartement idéal des yeux (1/5ème de la largeur du visage), les proportions respectives des lèvres ( 1/3 -2/3) obéissent à des règles strictes.

L'autre critère universel de beauté est la jeunesse. Parmi les signes qui permettent de classer un visage dans la jeunesse, on trouve : les convexités (visage plein, courbes douces et rondes), l’uniformité du teint (pas de taches), et la luminosité de la peau (la réflexion de la lumière doit être conservée). Un petit exercice amusant consiste à observer vos congénères dans les transports, ou à la terrasse d’un café, et à vous demander pourquoi vous les trouvez beaux ou attirants. Essayez d’analyser : est-ce la couleur, la forme du visage, le grain de la peau… ? Vous verrez que vous serez surpris de vos talents d’observateur !

Source photo : Andrew Loomis 'Drawing The Head and Hands'

lundi, 17 janvier 2011

LES DERNIERES STATISTIQUES DES PROCEDURES ESTHETIQUES AUX USA

LES DERNIERES STATISTIQUES DES PROCEDURES ESTHETIQUES AUX USA

Comme chaque année, décembre est le mois où l’American Society of Plastic Surgeons publie les statistiques des procédures esthétiques de l’année passée, et en commente les évolutions. Voici donc un résumé de ce qui fut publié en décembre 2010 concernant les actes réalisés en 2009. Les faits marquants de l’année 2009 aux USA en matière d’actes esthétiques furent les suivants :

  • Le nombre global de procédures diminue de 1% du fait de la réduction des actes chirurgicaux, mais malgré la crise, les actes médicaux esthétiques sont en augmentation de 1% par rapport à 2008.
  • Mais plus intéressant : en 10 ans, entre 2000 et 2009 donc, le total des procédures esthétiques réalisées a augmenté de 69% avec : une baisse de 20% des actes chirurgicaux, et une augmentation de 99% des actes médicaux.
  • Le top 5 des procédures médicales les plus réalisées est le même qu’en 2008, à savoir, dans l’ordre : les injections de toxine botulique, l’injection de produits de comblement, les peelings chimiques et les microdermabrasions, puis l’épilation laser.


Et toujours des chiffres qui surprennent chez les adolescents (13-19 ans) :

  • 8 200 poses d’implants mammaires
  • 35 000 rhinoplasties
  • 11900 injections de toxine botulique, soit 2% de plus qu’en 2008, mais sans précision de l’indication (je vous rappelle qu’il s’agit aussi d’un traitement des hypertranspirations localisées)
  • 65 000 épilations laser, chez une population que nous récusons en général en France du fait de l’immaturité supposée du système pileux à cet âge, mais peut-être les résultats publiés par les Américains en terme d’efficacité nous amèneront-ils à changer nos procédures…


Il sera intéressant de voir l’évolution de ces chiffres l’année prochaine car 2009 ayant été une année de crise pour tous, les chiffres de 2010 seront plus parlants pour entrevoir la tendance: escalade des actes esthétiques, notamment chez les très jeunes, ou stabilisation comme semblent le dire les chiffres cette année ?

Lien : http://www.plasticsurgery.org/Media/Statistics.html

lundi, 6 septembre 2010

SOURIRE GINGIVAL : QUE PEUT-ON FAIRE EN CAS DE COMPLEXE ?

sourire

On appelle sourire gingival le sourire qui découvre la gencive supérieure. Si en général cela ne pose pas de problème, certaines personnes le vivent mal et en font un véritable complexe.

Si vous en faîtes partie, sachez que certaines techniques peuvent améliorer cette petite particularité, à supposer qu’il n’y ait pas de grosses malpositions dentaires à corriger.

La moins invasive consiste à injecter un peu de toxine botulique dans le muscle élévateur de la lèvre supérieure. Le résultat est transitoire, mais le procédé fort simple.

Les techniques plus radicales font appel à la chirurgie, réalisée sous anesthésie locale : il s’agit de faire plusieurs incisions dans le muscle élévateur de la lèvre supérieure, et d’allonger un peu le petit morceau de peau qui connecte la lèvre supérieure à la gencive à l’intérieur de la bouche. On peut ainsi gagner une couverture supplémentaire allant de 1,5 à 4 mm en général.

lundi, 30 août 2010

SELPHYL ™: LE DERNIER-NE DE LA TECHNOLOGIE DES PLASMAS RICHES EN PLAQUETTES

Selphyl

Les plus pointus d’entre vous doivent être au courant des méthodes de stimulation de la peau par injection de plasma centrifugé pour en extraire un concentré de plaquettes. Et bien, les technologies les plus récentes vont encore plus loin.

Le système SELPHYL a l’agrément de la FDA. Il s’agit d’un kit permettant, à partir d’un échantillon de sang prélevé sur le patient, de récolter plaquettes et fibrine sous forme de liquide, gel ou membrane pour stimuler localement la croissance des tissus. Ce système est utilisé en chirurgie plastique, orthopédique et maxillo-faciale.
Concrètement, on prélève un échantillon de sang (comme lors d’une prise de sang) qui sera centrifugé afin d’en extraire fibrine et plaquettes. Ces deux éléments seront ensuite mélangés à un catalyseur afin d’activer leur polymérisation et de former une matrice riche en plaquettes et en fibrine. Cette matrice permet de maintenir au site d’injection des plaquettes intactes durant plusieurs jours, ce qui permet une libération prolongée des facteurs de croissance tissulaire contenus dans ces plaquettes.

Pour l’instant, si le laboratoire rapporte plus de 45000 procédures dans le monde, il n’y a pas encore d’études comparatives entre ce système et les autres technologie de Plasma Riche en Plaquettes.

Lien : http://www.selphyl.com/

lundi, 10 mai 2010

SILLONS NASO-GENIENS : CE QU’IL FAUT SAVOIR AVANT DE SE FAIRE TRAITER

Sillons Naso-geniens

Parmi les demandes les plus fréquentes d’injection en dermatologie, le comblement des sillons nasogéniens (ces plis qui partent du nez, jusqu’aux coins de la bouche) arrivent dans le peloton de tête. Si la plupart des injections se déroulent sans incident, il y plusieurs choses à savoir en tant que patient avant de se lancer.

Lire la suite sur Mon Site Beauté.

lundi, 26 avril 2010

LES MECANISMES DU VIEILLISSEMENT FACIAL

Vieillissement facial

Parmi les sujets qui fâchent, celui-ci est un des préférés des dermatologues, mais lorsqu’on entreprend une démarche d’information en esthétique, il y a des vérités qu’il vaut mieux connaître.
Lire la suite sur Mon Site Beauté.

lundi, 19 avril 2010

CES MEDICAMENTS QUE L’ON DETOURNE POUR FAIRE POUSSER LES POILS

médicaments pour poil

Récemment interviewée sur les médicaments utilisés pour faire pousser les poils, il me paraît nécessaire de faire le point sur cette pratique qui reste heureusement à ce jour peu répandue.

Il est en effet connu que certains messieurs « détournent » des traitements médicamenteux afin de stimuler la croissance de leurs poils sur le thorax, les bras voire la barbe. Le plus connu de ces traitements est le minoxidil (prescrit dans les chûtes de cheveux), mais certains entament même spontanément des traitements hormonaux à base de testostérone (injectable, en comprimé ou par voie transcutanée).

Cela vous fait sourire ? Moi un peu moins car ces gestes ne sont pas anodins, et il est essentiel que les utilisateurs de ces traitements prennent conscience des risques encourus. Avec le minoxidil, nous avons pas mal de recul car c’est un médicament ancien, utilisé initialement pour faire baisser la tension. En usage local, il peut entrainer une baisse de la tension, une accélération du rythme cardiaque, et la décompensation de maladies cardiaques si on en applique sur une trop grande zone (passage sanguin non négligeable). Il est également source d’irritations locales ou d’intolérances.

Avec la supplémentation en testostérone- automédication sauvage rendue possible par internet ou le marché noir- le patient qui ne présente aucun déficit biologiquement objectivé, ou qui n’a pas subi de castration, s’expose à de multiples risques : accélération du développement de cancers de la prostate, hypertension et décompensation de maladies cardiovasculaires, trouble de l’humeur ou du comportement, poussée des seins…Rien de très excitant donc. Je ne peux donc qu’encourager à l’arrêt de ces traitements, ce qui allègera considérablement votre budget par ailleurs.

Source photo

lundi, 8 mars 2010

LES 10 PROCEDURES ESTHETIQUES A EVITER

Procédures à éviter Une petite visite sur le site de la chaine d’information américaine ABC news m’a permis de tomber sur cet article. Pour les lecteurs et lectrices assidus, le contenu ne sera pas une totale surprise, pour les autres, il m’a semblé important de le rapporter.

Cet article liste les 10 procédures esthétiques « que vous devriez éviter »

Lire la suite sur Mon Site Beauté.

lundi, 22 février 2010

LES CHIFFRES DES PROCEDURES ETSHETIQUES AUX USA EN 2008 : LE RAPPORT DE L’AMERICAN SOCIETY OF PLASTIC SURGEONS

Chiffes USA 2008

Chaque année, la Société Américaine des Chirurgiens Plastiques publie les statistiques des procédures esthétiques de l’année précédente. Voici donc le rapport qui est paru fin 2009. On y note que les actes esthétiques réalisés ont augmenté pour dépasser les 12 millions, que les actes chirurgicaux sont en recul de 9 %, et les actes médicaux en augmentation de 5%. Dans les détails, on remarque le boom des implants pectoraux (non développés en France), cependant l’épluchage du rapport détaillé permet de retrouver les chiffres : 1335 procédures en 2008, contre 440 en 2007, ce qui reste assez confidentiel. On constate également l’augmentation des liftings des fesses et du bas du corps. Concernant la patientèle, patients restent majoritairement des patientes (91%), avec une nette progression des latino-américains. Parmi les autres informations que les professionnels de l’esthétique attendaient tous :

  • Les injections de Botox® : en progression de 537 % par rapport à l’an 2000, avec plus de 5 millions d’injections
  • Les injections d'acide hyaluronique : plus d’1 million d’actes

Enfin, le top 5 des procédures cosmétiques (dans l’ordre décroissant): Botox®, Acide hyaluronique, peelings chimiques, épilation laser, microdermabrasion. En France, la microdermabrasion est moins répandue.

En bref, les mêmes tendances qu’en France, mais bien entendu à une autre échelle. A suivre pour les chiffres français…

Lien : http://www.plasticsurgery.org/ Photo : www.web-libre.org/medias/img/articles/3210ddb...

lundi, 25 janvier 2010

MAIS POURQUOI MA DERMATO ME PREND-ELLE TOUJOURS EN PHOTO ?

photo dermato

N’y voyez pas malice ou mauvaises intentions de sa part, ne croyez pas que ces clichés servent à alimenter quelque site professionnel. Non, loin de là. L’apport de la photo numérique a révolutionné la pratique d’une spécialité principalement basée sur l’observation et la description. Ainsi, le suivi de toute lésion suspecte s’en trouve facilité. De même, le suivi des grains de beauté ne peut raisonnablement plus se faire sans clichés de référence, avec mesure des lésions à surveiller. Elle n’est pas si lointaine l’époque où nous faisions des schémas du corps, vulgaires croquis mal proportionnés où il fallait placer approximativement les grains de beauté ou autres lésions à surveiller. Et il était bien difficile de se souvenir, patient après patient, de ce qui avait changé ou était stable. Aujourd’hui, un « clic » nous permet d’apprécier ce qui a réellement évolué. La photo de référence ne doit bien sûr pas faire négliger l’observation de la peau dans son ensemble, mais avouons qu’elle nous rend de fiers services. Dans le domaine de l’esthétique, la photo de départ, avant chaque acte, permet d’apprécier les résultats obtenus, objectivement, et sert également de document de références en cas de désaccord entre patient et médecin. Les assureurs, quant à eux, le réclament en cas de litige. Enfin, en recherche et soins esthétiques, les photos numériques correctement calibrées en couleurs, et repositionnées, sont une preuve objective de l’efficacité d’un traitement, que l’on considère les rides, les taches ou l’éclat du teint. Voilà donc pourquoi, visite après visite, votre dermato trouve toujours une bonne raison de vous photographier. Avouez que vous le méritez bien n’est-ce pas ?

lundi, 21 décembre 2009

LE RHINOPHYMA : QUELQUES MOTS SUR UNE PATHOLOGIE COMPLEXANTE

Rhinophyma

Le rhinophyma est une déformation nasale progressive, localisée ou généralisée résultant d’une augmentation de volume des glandes sébacées et du tissu de soutien de la peau. Si concrètement, nous en avons tous vus dans des bandes-dessinées, et parfois dans la rue, rares sont les gens à savoir en préciser le nom. Par ailleurs, cette « difformité » est souvent associée à tort à la seule notion de consommation excessive d’alcool. Il s’agit du stade ultime, et rarement atteint, de la rosacée , maladie où les vaisseaux de la peau du visage se dilatent (couperose) , rendant la peau rouge, sensible et extrêmement réactive. Le rhinophyma touche principalement les hommes de plus de 40 ans. Les facteurs prédisposant et aggravant la couperose sont parfois retrouvés : peau claire, agressions climatiques répétées (soleil, froid, vent…), alimentation chaude, épicées voire alcool, mais ils peuvent manquer. Le nez est rouge, plus ou moins volumineux, de surface irrégulière, avec des pores franchement dilatés. Le traitement, au stade débutant, est celui de la rosacée : limitation des facteurs favorisants, soins locaux, antibiothérapie orale. Au stade de déformation sévère, le laser CO2 permettra de resculpter les contours du nez, avec des résultats en général très bons. La suite de la prise ne charge de la rosacée au décours est bien sûr nécessaire. Avant d’en arriver là, cependant, la plupart des patients consultent leur dermatologue. Pour les autres, des solutions existent, quel que soit le stade de déformation.

Source photo : http://nidv.vn/

lundi, 14 décembre 2009

UNE NOUVELLE TECHNIQUE DE POINTE POUR LA REGENERATION FACIALE

Utilisés depuis de nombreuses années dans la prise en charge des brulés, les fibroblastes autologues sont arrivés timidement il y a quelques années en esthétique. Les fibroblastes sont les cellules constitutives du derme, celles qui fabriquent de quoi charpenter la peau (collagène, élastine, acide hyaluronique…). Autologue signifie que le patient est son propre donneur de fibroblastes. En pratique, il s’agit de prélever sous anesthésie locale un petit fragment de peau (dans une zone non agressée par le soleil), de l’adresser à un laboratoire spécialisé qui en extraira les fibroblastes et les fera se multiplier en culture. Au bout de 8 à 10 semaines, le fruit de cette culture est adressé au médecin : il s’agit d’une solution contenant des millions de fibroblastes.

Régénération faciale

Il s’agit ensuite de napper l’ensemble de la zone à traiter en injections dermiques superficielles, comme de la mésothérapie. Le résultat attendu est différé dans le temps, et variable selon les patients. Globalement, les patients notent une amélioration de la qualité de la peau, de sa tonicité, de son épaisseur, de sa texture…Le mode d’action de ces traitements est encore mal connu, mais les recherches avancent. Enfin, si tout cela paraît intéressant, un des freins majeurs au développement large de ces techniques est bien entendu leur coût, puisque le praticien devra débourser 4 500 euros au laboratoire pour l’expansion des cellules, et le patient en général le double...

lundi, 7 décembre 2009

LA THERAPIE PERCUTANEE D’INDUCTION DU COLLAGENE

Cette technique, présentée récemment dans la presse médicale spécialisée, consiste à piquer la zone à traiter afin d’induire une stimulation des fibroblastes, cellules de la peau qui fabriquent le collagène, l’élastine, l’acide hyaluronique qui charpentent le derme.

therapie percutanee d'induction du collagene

Le traitement se déroule sous anesthésie locale (au minimum en crème), et consiste à passer une roulette hérissée d’aiguilles sur toute la zone à travailler dans diverses indications : vieillissement cutané, ridules, cicatrices, vergetures, perte de tonicité… Si cette technique paraît agressive, il n’en reste pas moins que les résultats des études cliniques sont très convaincants.

therapie percutanee d'induction du collagene 2

Quant à essayer ce nouveau dispositif, le fabriquant n’ayant pas de distributeur en France, il nous faudra encore un peu patienter… Une alternative accessible à ce jour reste la mésothérapie qui consiste également à piquer la peau, mais pour injecter une solution de vitamines et acide hyaluronique (en général). Que ce soit au pistolet ou à la main, les multiples piqûres infligées ne sont pas des efforts vains pour le patient : là encore, les voies de la cicatrisation sont activées, et la peau est stimulée au fil des séances.

Source photos : www.vivida.co.za/

lundi, 19 octobre 2009

LE CADRE MEDICO-LEGAL EN DERMATOLOGIE ESTHETIQUE

En matière de Dermatologie Esthétique, le médecin est tenu aux mêmes exigences légales que dans les autres spécialités médicales, à savoir principalement :

  • Obligation d'information du patient sur l'acte envisagé (nature, déroulement, suites, effets indésirables connus…). Cette information doit être claire et loyale, et adaptée au niveau de compréhension du patient. Un document écrit (fiche d'information) peut être remis en complément à l'information orale.
  • Respect du secret médical (concerne la diagnostic et l'acte, mais également tout ce qui aura été dit, vu ou compris au cours des consultations).
  • Obligation d'une assurance en responsabilité civile professionnelle concernant les actes effectués par le médecin.
  • Obligation d'une formation médicale continue.
  • Obligation de moyens : le dermatologue pratiquant des actes esthétiques doit pratiquer des interventions conformes aux données actuelles de la science, et ne pas faire courir de risque injustifié à un patient qui n'est pas malade. Cependant, contrairement à l'idée répandue, il n'y pas d'obligation de résultats.

La possibilité d'un échec ou d'une insuffisance de résultats doit être mentionnée au patient lors du temps d'information.

  • Un délai de réflexion de 15 jours doit être laissé au patient pour les interventions esthétiques. Il peut être réduit à 7 jours sur demande expresse écrite.

S'ajoute dans la pratique esthétique l'obligation de remettre au patient un devis concernant l'acte envisagé (si la somme dépasse 304,9 euros).



Enfin, concernant les mineurs, le recueil du consentement des deux parents est exigé avant l'acte.

lundi, 28 septembre 2009

S'INFORMER EN DERMATOLOGIE ESTHETIQUE

La consultation en Dermatologie Esthétique, étape nécessaire précédant l'acte, donne lieu à de nombreuses – et légitimes – interrogations de la part des patients: quels sont les risques ? M'a-t-on tout expliqué ? Ai-je bien compris de quoi il s'agit ? Aurai-je mal ? Dois-je prévoir des jours de repos au décours ?...

Afin d'aider les patients à se documenter, et les médecins à standardiser les procédures, le Groupe de Dermatologie Esthétique et Correctrice ou gDEC de la Société Française de Dermatologie, met à la disposition de tous sur son site (gDEC) des fiches d'information validées par des experts nationaux sur les actes les plus couramment pratiqués en France. De même, le Groupe Laser édite les fiches concernant les actes Lasers (groupe Laser). Il ne s'agit pas de permettre de contrôler la qualité du discours du médecin, qui s'adapte à chaque patient et évolue selon son expérience professionnelle, mais plutôt de permettre aux patients de préparer leur consultation, en arrivant avec des connaissances valides, voire une liste de questions !

Vous trouverez également, sur le site du gDEC, le rappel de dispositions légales encadrant les actes esthétiques. Quant à la société mère, la SFD (Société Française de Dermatologie), son site (SFD) possède une riche partie grand public dans laquelle vous trouverez de nombreux documents et informations pour comprendre la peau saine, la peau malade, quel est le champ d'action des dermatologues, et comment préserver son "capital peau". Je vous souhaite une bonne lecture.

page 2 de 2 -