Dermatologie et Esthétique

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lundi, 18 août 2014

RETROUVER SA POITRINE APRES L’ACCOUCHEMENT

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C’est une angoisse bien légitime, partagée par toutes les femmes qui ont porté un bébé, et tout particulièrement pour celles qui l’ont allaité : comment améliorer l’aspect de sa poitrine ?

Durant la grossesse, ou pire durant l’allaitement, la peau des seins est mise à rude épreuve : imprégnation hormonale, mise en tension, variations de volume brutales lors de l’allaitement….Tout ceci contribue à la dislocation du tissu élastique, ce qui conduit à la perte de tonicité et aux vergetures.

Voici cependant quelques conseils qui peuvent aider à retrouver une belle poitrine après l'accouchement :

  • Perdre son excès de poids progressivement. Il faut en effet laisser le temps à la peau de s’adapter aux nouvelles contraintes mécaniques. De plus, les régimes très restrictifs ne permettent pas à l’organisme de puiser les nutriments nécessaires à la réparation cutanée.
  • En cas d’allaitement, éviter les situations d’engorgement qui infligent à la peau une tension supplémentaire. Il faut donc veiller à éviter ces variations de volume rapides des seins lors de l’allaitement.
  • Maintenir une alimentation équilibrée. Vous avez maintenant compris que les régimes très restrictifs génèrent aussi des vergetures. Donc on n’oublie pas les protéines dont la peau a besoin!
  • Utiliser des crèmes anti-vergetures ou carrément anti-âge, qui vont stimuler la synthèse de collagène, cela aidera à garder une certaine tonicité à la peau. Par exemple pour les femmes qui allaitent, Astriae. Pour celles qui n’allaitent pas, on peut citer le Dermatophix (Auriga) ou le Denséal (Avène).
  • Se faire offrir de la lingerie. Certes vous avez bien travaillé, et cela mérite une récompense de la part de Monsieur, mais d’un point de vue plus terre à terre, votre poitrine n’ayant plus le même volume ni la même forme, il faut racheter des sous-vêtements adaptés, permettent un bon maintien au quotidien, comme pour le sport.
  • Enfin, il va falloir reprendre la gym (pour les pectoraux), et travailler sur votre posture et votre statique. Votre dos a été malmené durant de longs mois, et vous avez maintenant un bébé dans les bras, ce qui amène beaucoup de femme à adopter à la longue des postures voutées. Or ceci accentue le caractère tombant de la poitrine. Donc pour un port altier, on se redresse, tout simplement…et vos seins suivront le mouvement de votre dos.

lundi, 18 mars 2013

LE SAMEDI, AUSSI !

Je sais que les patients se plaignent des délais de rendez-vous parfois déraisonnables des médecins, de leurs congés à répétition (un des avantages du métier en libéral, est de nous permettre de passer du temps avec nos enfants, et cela aussi est important), mais nous ne sommes pas sourds à vos réclamations.

Comme certains confrères, j'ai donc franchi le pas du remplacement: une jeune consoeur, plus disponible que moi le week-end, me remplace donc certains samedis, pour les consultations médicales, renouvellement d'ordonnances et suivi des pathologies chroniques notamment.
L'accès aux soins doit donc s'en trouver facilité pour tous .

lundi, 22 octobre 2012

LA PEAU EN CHIFFRES

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Sans sombrer dans un recueil digne du Livre des Records, il est intéressant de connaitre quelques données numériques sur la peau, car après tout, il s’agit d’un des plus gros organes du corps humain…

Lire la suite sur Mon Site Beauté.

lundi, 15 octobre 2012

A QUOI SERT LA PEAU ?

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Vous vous en doutez, la peau n’a pas qu’une fonction ornementale même s’il nous est agréable de l’entretenir et de l’embellir…La peau est un organe complexe dont les multiples fonctions répondent à des besoins complexes. Toute altération de la peau retentira donc sur une ou plusieurs fonctions. Voici donc à quoi nous sert notre enveloppe :

  • Maintien de la température corporelle. La sécrétion de la sueur apporte un refroidissement de surface (en séchant) lorsque la température interne s’élève.
  • Barrière physique de protection contre le milieu extérieur. Lorsque la peau est intacte (ce qui n’est pas le cas des peaux pathologiques), la peau évite la perte des fluides corporels ainsi que l’entrée des liquides extérieurs, des agents chimiques, des agents infectieux, les agressions par les UV (dans une certaines limite, fonction de la pigmentation naturelle de la peau). La peau assure aussi la protection des tendons et vaisseaux contre les traumatismes mécaniques.
  • Organe sensoriel : la peau est très riche en terminaisons nerveuses de différents types, nous permettant d’apprécier la température, la pression, la douleur (piqures, pincements, brulures pour des températures supérieures à 40° ou inférieures à 20°).
  • Organe immunitaire : la peau fourmille des cellules immunitaires, qui sont en première ligne pour nous défendre contre les microbes qui réussissent tout de même à pénétrer la couche supérieure de l’épiderme ou qui profitent d’une brèche cutanée.
  • Réservoir sanguin : le derme contient chez l’adulte 10% du sang du corps. Lors d’un exercice physique par exemple, ces vaisseaux se contractent de façon à libérer le sang dont les muscles ont besoin.
  • Organe de synthèse : la peau participe notamment à la synthèse de vitamine D sous l’effet des UVB. Elle élabore aussi sous l’action du soleil des endorphines qui contribuent à la sensation de bien-être.
  • Enfin, la peau est un organe social, ayant un rôle au même titre que les yeux, dans la communication entre les individus.


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lundi, 25 juin 2012

LES CANONS ACTUELS DE LA BEAUTE SONT-ILS A PRENDRE COMME REFERENCE ?

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Trop souvent nous voyons en consultation, que ce soient les dermatologues ou les chirurgiens, des patients, majoritairement des femmes, qui cherchent à atteindre un idéal de beauté dicté par les médias. Peau veloutée, absence de relief cutané, disparition des taches et rougeurs, augmentation du volume de lèvres, anéantissement des poils…sont les demandes les plus fréquentes en dermatologie. Les chirurgiens quant à eux sont voués à lisser les visages, augmenter le volume des seins, et gommer les rondeurs des hanches…Et encore, heureux est le praticien chez lequel la patiente n’arrive pas en ayant déchiré une page de magasine (de préférence dans la salle d’attente) qu’elle brandit en exigeant « la même chose » !

Même si toutes les patientes ne sont heureusement pas aussi caricaturales, il faut bien reconnaitre que nous sommes toutes et tous influencés par les images censées représenter la « perfection » et véhiculées par les publicités, l’industrie du cinéma ou de la musique, les médias en général. Et si tout le monde a entendu parler des logiciels de retouche des photos, peu de patientes se rendent compte qu’elles idéalisent des visages et corps retouchés au quotidien, des humains virtuels donc. Un des exemples les plus parlants est celui des campagnes publicitaires H&M, pour lesquelles les informaticiens mixent des photos de mannequins de différentes origines ethniques afin d’obtenir un idéal universel de la beauté. Si l’intention de mixité peut paraitre louable (quoi que : la richesse du genre humain ne réside-t-elle pas dans la diversité ? La beauté ne peut-elle pas s’exprimer de différente façon sur différents continents ?), elle transforme les consommatrices en victimes, incapables d’atteindre ces canon-là, et inconscientes bien souvent de la manipulation. Se créent donc la frustration, la rancœur, la perte de l’estime de soi lorsqu’on est confronté à ces images dans la rue ou les médias.

Vient ensuite le temps de consultation avec le dermatologue ou le chirurgien, au cours duquel nous nous acharnons à réexpliquer ce qu’est une peau normale (pas une peau virtuelle), comment se distribue la graisse de façon physiologique chez la femme etc…Bien sûr, la plupart des patientes sont réalistes mais ayons l’honnêteté de reconnaitre que nous sommes tous sous l’influence de ce que nous enregistrons, même inconsciemment, tous les jours.

La vraie beauté humaine est donc difficile à saisir et représenter, de part la multiplicité de ses expressions, et du fait également qu’elle n’est pas figée : un beau visage est un visage mobile et expressif, ouvert aux autres. Une belle ligne est une affaire de proportions, mais aussi de grâce et de maintien…Et cela, l’ordinateur ne sait pas le restituer…


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lundi, 5 mars 2012

L’AUTOGREFFE DE GRAISSE ASSOCIEE AU PLASMA RICHE EN PLAQUETTES POUR LES SEINS: UNE VOIE D’AVENIR ?

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Le lipofilling est une technique validée qui consiste à transférer de la graisse autologue (le patient est son propre donneur) d’un endroit du corps à l’autre afin d’en restaurer les volumes.
Si cette interventions est aujourd’hui bien maitrisée, les chirurgiens cherchent d’une part à améliorer son rendement pour le patient (car une partie de cette greffe peut ne pas prendre, ou mal tenir dans le temps), d’autre part à étendre ses indications.

Depuis quelques années, la recherche s’intéresse à l’adjonction de plasma riche en plaquettes, le fameux PRP, car les facteurs de croissance qu’il contient pourraient favoriser la prise et la tenue de la greffe.

D’autre part, les chercheurs s’orientent vers des alternatives plus biocompatibles que les prothèses mammaires pour l’augmentation du volume des seins. Le transfert de graisse pourrait donc représenter une solution en association au PRP, mais il y a peu d’études cliniques sur le sujet.

Une équipe italienne a récemment publié ses résultats dans ce domaine. 42 femmes ont subi un lipofilling dans le but d’augmenter le volume mammaire, parmi lesquelles : 17 avec de la graisse enrichie en PRP à 10%, et 25 de la graisse seule selon la technique classique de Coleman.
Le suivi par échographie sur deux ans a évalué la satisfaction clinique du patient et du médecin, le taux de nécrose du tissu graisseux après greffe, et la nécessité de recourir à une greffe supplémentaire pour atteindre l’objectif volumétrique.
A l’issu des investigations, sur cette petite série de patientes, il semble que l’adjonction de PRP à10% ne modifie pas les paramètres évalués, autrement dit, il n’y a pas dans cette série de bénéfice à compliquer la technique et à prendre un risque infectieux supplémentaire. Là encore, la technique du PRP peine à démontrer son intérêt sur le moyen et le long terme, dans le cadre d’une stimulation de tissus sains.

La référence en matière d’augmentation de volume des seins reste donc encore à ce jour la pose de prothèses.

Référence : Salgarello M. Breast Fat Grafting with Platelet-Rich Plasma: A Comparative Clinical Study and Current State of the Art. Plastic & Reconstructive Surgery.2011;127 ( 6) :2176-2185

lundi, 27 février 2012

SUIVI DES GREFFES DU VISAGE : QUAND LA SENSIBILITE REVIENT

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Vous vous souvenez tous de la première greffe partielle du visage fin 2005, puis de la première greffe totale du visage en 2010.
Toutes deux réalisées par des équipes françaises, ces prouesses techniques ont fait immédiatement beaucoup de bruit, mais on ne nous a que peu reparlé du suivi des greffés depuis.

Une étude américaine récente publiée dans le journal de référence de l’American Society of Plastic Surgeons, Plastic and Reconstructive Surgery®, fait état des améliorations progressives des patients greffés du visage.
Les chercheurs ont comparé la réapparition de la sensibilité cutanée chez 4 patients, par rapport aux améliorations notées après diverses techniques de réparation des nerfs. Parmi les 4 patients greffés, seul un a pu bénéficier d’une réparation directe des nerfs sensitifs, mais cela s’est avéré techniquement impossible chez les 3 autres.

Le suivi de ces patients montre que tous les 4 ont commencé, 2 semaines après la chirurgie, à voir réapparaitre des sensations sur la zone greffée, et que la sensibilité était redevenue quasi-normale à un an. Or ceci ne se voit pas autant lorsque le greffon est pris sur une autre partie du corps (car autant que possible, on « colmate » les pertes de substances avec la propre peau du patient, ce qui a l’avantage de la totale compatibilité des tissus).
L’hypothèse avancée pour ces surprenantes améliorations après greffe de visage est que le tissu greffé (la peau du visage d’un donneur donc) est au départ plus riche en nerfs que les autres parties du corps. Il est possible également que certains médicaments anti-rejet améliorent l’innervation, que l’absence de cicatrice pathologique permette la croissance correcte des nerfs, et le rôle de la rééducation n’est pas à négliger non plus.

Les scientifiques attendent évidemment les résultats du suivi sur de plus larges populations lorsqu’on en aura, sans oublier les études sur la qualité de vie à moyen terme de ces patients, mais ces résultats font tout de même partie des bonnes nouvelles de cette année.

Référence : Siemionow M. Pathways of sensory recovery after face transplantation Plast Reconstr Surg. 2011 ;127(5):1875-89.

lundi, 6 février 2012

UN NOUVEAU POLYMERE POUR AMELIORER LA CICATRISATION ?

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Ce sont les résultats préliminaires d’une étude publiée l'année dernière dans une revue de chirurgie.
Des chercheurs et chirurgiens américains de l’université de Stanford ont en effet mis au point une sorte de feuille de silicone destinée à améliorer l’aspect des plaies chirurgicales récentes, en particulier lorsqu’existent des forces de tension localement qui interfèrent avec la cicatrisation. Si le silicone et la compression des cicatrices ne sont pas nouveaux (chéloïdes et cicatrices hypertrophiques), ce dispositif semble ouvrir des pistes intéressantes.

Normalement, après le retrait des sutures, la peau cicatricielle est soumise à des tensions dans différentes directions, causant l’élargissement de la cicatrice, mais aussi son épaississement (la peau forme du tissu cicatriciel pour s’adapter à ces tensions).
Avec ce dispositif, il s’agit en fait de modifier l’environnement de la cicatrice par des manipulations mécaniques à l’aide d’un dispositif fin de silicone élastique dans le but de réduire la formation de la cicatrice, après l’ablation des fils. Il y a donc des forces de compression réparties de façon uniforme sur la cicatrice.

Ceci est donc particulièrement intéressant pour les plaies soumises à des tensions importantes (typiquement le dos). Pour l’instant , les résultats chez le porc et chez une poignée de volontaires humains sont intéressants, tant sur l’aspect visuel que sur lors de l’analyse microscopique.
Il faut bien sûr attendre la suite des études, à plus grande échelle, avant de pouvoir conclure, mais l’on peut déjà se réjouir que les universitaires s’intéressent aux cicatrices, dont l’aspect esthétique ne fait pas toujours partie des préoccupations des chirurgiens.

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lundi, 23 janvier 2012

L’ADDICTION AU BRONZAGE EN CABINE : UNE PATHOLOGIE PSYCHIATRIQUE ?

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On en connait tous des accros au soleil, qui s’éteignent l’hiver et ne sont bien que l’été, ou des gens à la peau brunie d’un bout à l’autre de l’année, mais saviez-vous que l’addiction au bronzage était une pathologie reconnue ?

En effet, au même titre que l’addiction au tabac ou à d’autres drogues, l’addiction au bronzage en cabine (indoor tanning) existe. Identifiée par différentes équipes psychiatriques depuis 2005, cette pathologie regroupe bien les critères qui définissent l’addiction selon le manuel de diagnostic des désordres mentaux, le DSM-IV-TR (notamment syndrome de manque, angoisse et malaise en cas d’arrêt des séances, poursuite du comportement malgré la connaissance des risques encourus…).
De plus, des études ont mis en évidence la corrélation existant entre l’usage régulier des cabines de bronzage et d’autres comportement addictifs, comme la consommation de tabac, d’alcool ou de substances illégales. Certains experts pensent donc même que le bronzage régulier en cabine pourrait être un facteur prédictif d’autres comportements addictifs.

Les cliniciens ont donc aujourd’hui un regard nouveau sur ces amateurs de bronzage (sous les UV naturels ou non) qui peuvent donc potentiellement entrer dans l’addiction, avec les conséquences destructrices que l’on connait.

Références :

  • Warthan MM, Uchida T, Wagner RF Jr. UV tanning as a type of substance-related disorder. Arch Dermatol. 2005;141:963-966
  • Heckman CJ, Egleston BL, Wilson DB, Ingersoll SK. A preliminary investigation of the predictors of tanning dependence. Am J Health Behav. 2008;32:451-464.


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lundi, 9 janvier 2012

LA LIPOSUCCION : UNE FACON DE REDISTRIBUER SA GRAISSE ?

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Les temps sont rudes pour les spécialistes de la graisse. Après le décret du 12 avril 2011 interdisant toute forme de destruction des adipocytes (en dehors de leur retrait par lipo-aspiration), un article publié dans la revue Obesity vient perturber les chirurgiens pratiquant la liposuccion et leurs patientes.

Les auteurs ont suivi et comparé des patientes non obèses ayant subi une lipo des cuisses avec des patientes témoins n’ayant pas été opérées.
Le suivi sur un an de ces patientes met en évidence que les patientes opérées récupèrent leur graisse, non pas dans les zones opérées mais sur la moitié supérieure du corps :

  • le haut de l’abdomen
  • les épaules
  • et la partie postérieure des bras.


Ces résultats ont surpris les chirurgiens les premiers : alors que la liposuccion se pratique largement depuis 1974, peu de données ont en fait été accumulées sur le suivi des patientes. De plus les études précises nécessitent des moyens d’investigations importants : financiers, humains et matériels (appareils de mesure spécifiques de la graisse notamment)…ce qui limite les études.

En revanche, les spécialistes de l’obésité sont moins surpris : ils s’accordent pour dire que la nature s’arrange pour « regagner sa graisse », de même que le poids après régime est généralement repris après un an en cas d’arrêt des restrictions alimentaires.

Voilà de quoi philosopher, et surtout de quoi réfléchir avant de s’engager vers la chirurgie…

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lundi, 19 décembre 2011

LES STATISTIQUES AMERICAINES DES PROCEDURES ESTHETIQUES DE FIN D’ANNEE

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Comme chaque fin d’année, nous attendions tous les chiffres publiés par l’American Society of Plastic Surgeons sur les procédures esthétiques de l’année précédente. Voici donc le cru 2011, se rapportant aux actes médicaux et chirurgicaux réalisés aux Etats-Unis en 2010.

Les faits marquants ont été les suivants :

  • Par rapport à 2009, année de crise, les procédures médicales et chirurgicales sont en augmentation de 6 et 2% respectivement. Le total des procédures s’élève à 13,1 millions.
  • Les patients sont encore majoritairement des patientes (91%).
  • La région la plus concernée par les actes esthétiques est la côte ouest (ce qui va encore alimenter la phobie du « look californien » chez les Françaises… ).
  • Près de la moitié des actes sont réalisés chez les 40-54 ans.
  • Le top 5 des actes dermatologiques regroupe toujours les actes suivants : injection de toxine botulique acide hyaluronique…, peelings chimiques, épilation laser, puis microdermabrasion (en chute de 9%).
  • Le top 5 des actes chirurgicaux à visée esthétique regroupe : l’augmentation mammaire, la chirurgie du nez ou des paupières, la liposuccion, et l’abdominoplastie (« tummy tuck »), pourtant connue pour la taille de ses cicatrices.


Par ailleurs, parmi les procédures qui sont en recul et qui pourraient faire pressentir les tendances des années à venir (que ce soit en Europe ou aux USA), on notera : le traitement médical de la cellulite (pas de miracle, on le sait), l’utilisation des lasers fractionnés non ablatif (type Fraxel®), la microdermabrasion (certainement délaissée au profit des dermabrasions lasers ), et bien sûr les injections de collagène dont l’origine animale ou bovine pose le problème de la sécurité sanitaire.

Enfin, pour celles ou ceux qui aiment les chiffres, voici le lien vers le rapport complet, intégralement et gratuitement téléchargeable.

lundi, 30 mai 2011

LES COSMETOTEXTILES : DES VETEMENTS SURDOUES ?

cosmetotextile

Dans la série des vêtements dits « intelligents », après les textiles anti-UV et les culottes drainantes, les cosmétotextiles fleurissent en vente par correspondance et dans les magasins de sport. Mais de quoi s’agit-il ?

Selon la définition officielle du Bureau de Normalisation des Industries Textiles et de l’Habillement ( le BNITH), « un cosmétotextile est un textile (…) contenant une substance ou une préparation destinée à être libérée durablement sur les différentes parties superficielles du corps humain, notamment sur l’épiderme, la chevelure et les organes génitaux externes, dans le but exclusif ou principal de nettoyer, parfumer, modifier l’aspect, protéger, aider à maintenir en bon état ou corriger les odeurs corporelles ».

Le procédé consiste à emprisonner de micro-capsules de « principe actif » (c'est-à-dire un produit ayant un effet particulier lors de l’application sur la peau) dans les fibres du textile. Celles-ci libéreront leurs agents au contact de la peau. Les principales difficultés dans l’élaboration de ces textiles sont multiples :

  • l’encapsulation des substances nécessitent une maitrise technique particulière.
  • le maintien dans le temps des propriétés du tissu est un problème majeur car généralement après 30 lavages il n’y a plus de principe actif.
  • enfin, le rechargement du principe actif n’est pas toujours possible.


Dès lors, on comprend mieux quelles sont les limites actuelles de ces vêtements, auxquelles s’ajoutent les limites de ce qu’on peut attendre d’un traitement délivré à travers la peau.

Source photo : www.go-sport.com

lundi, 25 avril 2011

PETITE HISTOIRE DE LA CULOTTE DE CHEVAL

culotte de cheval

Ou comment l’histoire de la médecine et les femmes sont source d’inspiration pour les chercheurs… Honnêtement, combien d’entre vous connaissent l’origine du terme « culotte de cheval ». Cette anecdote, entendue il y a peu en congrès, devrait intéresser certaines d’entre vous.

Au XIXème siècle, à l’époque où l’émancipation des femmes débutait, un des symboles de ce progrès fut que ces dames commencèrent à monter à cheval comme les hommes, à califourchon donc. Oui mais voilà, les femmes possèdent à la partie supéro-externe des cuisses un bien beau pannicule adipeux, destiné à fournir une ultime réserve de nutriments pour l’allaitement des nouveau-nés en cas de famine. Et en hiver, le froid peut entrainer la nécrose des beaux pannicules adipeux – on parle de panniculite au froid – et ces malheureuses créatures émancipées commencèrent à souffrir sur leur monture.
Douleurs, rougeurs, puis dépressions localisées avec perte définitive d’une partie de cette graisse. Pour les protéger du froid, fut alors inventé un vêtement adapté, bouffant, isolant la peau des cuisses du froid : la fameuse culotte de cheval, qui donna son nom aux réserves graisseuses qu’elle protégeait.

Pour les férus d’histoire, c’est vers 1810-1815 qu’apparaissent les premiers pantalons destinés aux femmes, en France. Ayant eu vent de cette drôle d’histoire il y a quelques années, des chercheurs américains en lasers médicaux eurent l’idée d’utiliser le froid pour tenter de détruire une partie des amas graisseux localisés, que ce soit chez l’homme ou la femme. Et voilà, la cryolipolyse naissait. Quelques essais sur les porcs yucatans et une poignée de volontaires humains plus tard, et le Zeltiq faisait son apparition aux USA puis en Europe, concurrencé depuis peu par d’autres fabricants.

La cryolipolyse, destinée au traitement des petits bourrelets localisés, a de beaux jours devant elle, croyez-moi.

Tableau : Louis-Auguste Brun, dit Brun de Versoix, Portrait équestre de la reine Marie-Antoinette (en costume de chasse, montant un cheval portant le harnachement des Gardes-Nobles Hongrois à la Cour d'Autriche) 1783

lundi, 21 mars 2011

L’ABLATION DES VEINES VARIQUEUSES PAR RADIOFREQUENCE CAUSE MOINS DE DOULEURS POST-OPERATOIRES QUE LE LASER

L’ablation par radiofréquence des varices cause moins de douleurs postopératoires que le laser, pour une efficacité comparable, selon une étude anglaise publiée en juin.
veine variqueuse

Cette étude a inclus 131 patients : 64 ont été traités par laser endoveineux, et 67 par radiofréquence. La douleur post-opératoire après 3 jours était le principal point étudié. Les critères d’évaluation secondaires étaient la qualité de vie à 6 semaines et l’amélioration clinique.

Sur 3 jours, les scores moyens de douleur et la consommation d’antalgiques étaient plus faibles dans le groupe traité par radiofréquence. Les scores de sévérité clinique étaient comparables à 6 semaines ainsi que les scores de qualité de vie.

Ainsi, lorsque le choix est possible, le patient pourra discuter avec son phlébologue les options purement chirurgicales, le laser ou la radiofréquence pour le traitement des veines variqueuses. L’expérience de l’opérateur pour chaque technique reste un critère décisif, garant du bon déroulement du geste et des suites.

Référence:

Shepherd AC. Randomized clinical trial of VNUS ClosureFAST radiofrequency ablation versus laser for varicose veins. Br J Surg. 2010;97(6):810-8.

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lundi, 27 décembre 2010

POURQUOI NOUS NE DEVRIONS PAS ACHETER DES CREMES DE JOUR OU MAQUILLAGE AVEC FILTRE SOLAIRE INTEGRE

creme filtre solaire

« Ma crème de jour est parfaite, elle contient un filtre solaire, alors je suis bien protégée ».
Voilà ce que j’entends souvent en consultation. Et voilà pourquoi je passe du temps et ré-insiste alors sur le problème de ces filtres solaires intégrés aux crèmes de jour ou maquillage. Même nos grands labos de cosmétique dermatologique français ont cédé à la pression.

Voilà pourquoi, en quelques mots, je préfère les crèmes sans écran solaire :

  • Car la durée d’action optimale de ces filtres est de 2 heures.
  • Car si vous appliquez la crème le matin vers 8h, la protection solaire sera efficace jusqu’à 11h.
  • Car c’est de 11h à 16h que le soleil est le plus agressif de fin avril à mi-septembre en métropole, y compris dans le nord de la France et en ville.
  • Car de toute façon, sur les peaux claires, ce n’est pas un indice 15 qui est nécessaire, mais un SPF 50
  • Car sur les peaux sombres, il n’y a pas besoin d’une protection solaire, sauf en cas de problèmes de taches. Et alors, il faut une protection plus haute (50).
  • Certaines peaux ne supportent pas les filtres chimiques.

Alors au vu de tout cela, on se demande bien quel est l’intérêt réel d’inclure une produit chimique supplémentaire dans nos crèmes…

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lundi, 22 novembre 2010

LES LENTILLES PERMANENTES: UNE ALTERNATIVE AU LASIK DANS LA CHIRURGIE DES MYOPIES MODEREES

Le LASIK (LAser In-Situ Keratomileusis) est cette fameuse opération de l’œil qui consiste à découper au laser une partie de la cornée afin de corriger un défaut de vision, principalement la myopie.

lentilles

C’est ce à quoi on fait référence lorsqu’on parle de « traiter la myopie au laser ». Si cette technique, ancienne, est largement répandue et globalement satisfaisante, elle pourrait être concurrencée par une technique plus récente : la pose de lentilles permanentes.

Les lentilles intraoculaires (dans le cristallin) ont l’approbation de la FDA depuis 2004. La publication récente (mai 2010) d’une synthèse des résultats comparatifs du LASIK et des lentilles intraoculaires a reçu beaucoup d’échos dans la population non scientifique. Les auteurs de cette publication concluent en effet que, si la correction obtenue à 1 an est la même qu’avec le LASIK, la meilleur perception des contrastes obtenue avec les lentilles fait que cette technique est préférée par les patients.

Non dénuée de risques, la pose de lentilles intra-oculaires devra rester une option thérapeutique considérée par les ophtalmologues au cas par cas, en comparaison aux bénéfices et risques mieux connus du LASIK, avec lequel nous avons plus de recul.

Lien : http://www.fda.gov/MedicalDevices/ProductsandMedicalProcedures/ImplantsandProsthetics/PhakicIntraocularLenses/default.htm

lundi, 15 novembre 2010

UN SPRAY POUR CHANGER LA COULEUR DES YEUX

Bientôt dépassées les lentilles colorés ? Peut-être…

couleur yeux

Un fabriquant suisse a mis au point un spray destiné à modifier temporairement la couleur des yeux . L’Isee spray lens est une lentille en spray : on vaporise le liquide sur l’iris, et cela forme une lentille durant 24h. En vente en Suisse, en Italie et au japon, ce produit n’a pas pour l’instant l’agrément de la FDA aux USA, et n’est pas disponible en France.
Il faut préciser qu’au départ ce procédé a été développé pour la correction de la myopie et de l’astigmatisme, sans qu’on en entende beaucoup parler. Dans les prochains mois, le fabriquant promet également une lentille qui améliorera la vision nocturne.

Malheureusement la presse scientifique contient peu (pour ne pas dire pas) de données à ce sujet ; le site du fabriquant est en italien, sans données scientifiques, ni résultats d’étude sur la tolérance. Il faudra donc attendre encore avant de pouvoir se pulvériser en toute sécurité.

Lien: http://www.futureperfect.it/isee/index.html

lundi, 25 octobre 2010

SELPHYL ™: DANS LA LIGNEE DES PLASMAS RICHES EN PLAQUETTES

Selphyl

Le système SELPHYL a l’agrément de la FDA. Il s’agit d’un kit permettant, à partir d’un échantillon de sang prélevé sur le patient, de récolter des plaquettes et autres éléments du sang sous forme de liquide, gel ou membrane pour stimuler localement la croissance et la réparation des tissus. Ce système est utilisé en chirurgie plastique, orthopédique et maxillo-faciale.

Concrètement, on prélève un échantillon de sang (comme lors d’une prise de sang) dont on extrait après centrifugation les plaquettes, qui seront mélangées à un produit permettant d’en faire un gel visqueux. Cette architecture permet de maintenir au site d’injection des plaquettes intactes durant plusieurs jours, ce qui leur permet de libérer localement des facteurs de croissance stimulant la réparation. L’avantage par rapport à une simple réinjection de plaquettes est de prolonger localement la durée de vie de ces précieuses cellules. Il faudra déterminer aussi dans l’avenir si l’apport local de facteurs de croissance concentrés ne risque pas de favoriser la croissance de certaines tumeurs, surtout sur les peaux très marquées par le soleil.

Lien : Selphyl

lundi, 13 septembre 2010

LE « TOOTH CONTOURING » : NOUVELLE CIBLE DES SOINS ESTHETIQUES DENTAIRES

tooth contouring

Vous ne pensiez tout de même pas qu’on allait s’arrêter au blanchiment/repositionnement des dents en matière d’esthétique ? La nouvelle tendance américaine concerne le « contouring » des dents, autrement dit, le traitement des contours. Si ce traitement s’adresse initialement aux dents cassées ou se chevauchant, son utilisation à visée esthétique se répand de plus en plus afin de modifier la longueur, la forme ou la position des dents.

Après avoir radiographié vos dents pour en délimiter la pulpe (qui contient les vaisseaux et les nerfs), le dentiste effectue un marquage des zones à traiter. Une anesthésie locale peut être nécessaire. Puis, les dents sont polies et façonnées à la roulette ou au laser, et au papier abrasif sur les côtés. Plusieurs séances sont prévues afin de traiter toute la bouche.

Enfin, un des risques – à connaître - de cette procédure est de retirer trop d’émail, ce qui peut casser ou abimer prématurément les dents, surtout en cas de bruxisme (grincement des dents).

Source photo : www.brooksidedental.com/blog/

lundi, 2 août 2010

LE MAQUILLAGE MINERAL : LA NOUVELLE TENDANCE

maquillage mineral

Directement dans la lignée des tendances naturelles, et déjà fort répandu aux USA, le maquillage minéral conquiert de plus en plus de Françaises. Voici quelques explications pour comprendre de quoi il s’agit.

Le maquillage minéral est fabriqué à partir de particules minérales inorganiques, trouvées dans la nature. Ces minéraux sont ensuite finement broyés pour obtenir de la poudre, puis purifiés. Il s’agit donc cristaux qui laissent respirer la peau. Des pigments sont ensuite ajoutés pour donner la couleur, principalement du mica ou de l’ultramarine.

On trouve classiquement les minéraux suivants : dioxyde de titane, oxyde de zinc ou de fer, mica, oxychloride de bismuth, mais aussi du talc, de la silice, du kaolin (argile blanche) , de la poudre de riz ou de soie, de l’ultramarine…

Bien connus en dermatologie, puisqu’on les recommande sur les peaux agressées, les maquillages minéraux sortent de leur sphère confidentielle pour toucher un public plus large, sans forcément de problèmes de peau. En effet, les minéraux des maquillages en poudre ne font pas occlusion, autrement dit, ils laissent la peau respirer et sont non comédogènes, ce qui n’est pas toujours le cas des fonds de teint. Ils sont dépourvus de conservateurs, et sont considérés comme hypoallergéniques. Ils permettent aussi d’avoir le confort d’avoir la sensation d’une peau nue. Certains de ces minéraux sont également apaisants pour les peaux sensibles. Enfin, les propriétés optiques de certains minéraux confèrent un effet bonne mine appréciable.

Évidemment, vous n’aurez pas, avec le maquillage minéral, le pouvoir couvrant d’un fond de teint. mais pour les adeptes du naturel, cela devrait être suffisant.

Source photo : http://www.plurielles.fr/beaute/maquillage/maquillage-mineral-notre-selection-3635844-402.html

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